Histoire(s) du projet urbain

L'histoire du projet urbain montpellierain.

Projet urbainImnaginons notre ville de demain

 

Réfléchir et développer autrement la ville

Succédant à François Delmas, maire de Montpellier depuis 1959, Georges Frêche et Raymond Dugrand, adjoint à l'urbanisme de 1977 à 2001, vont élaborer un projet qui affiche la volonté de réfléchir et de développer la ville autrement .

Dans les années 70, la ville s'étendait vers le nord-ouest, avec les campus universitaires, les logements étudiants, mais aussi de grandes villas édifiées sur d'immenses terrains de l'avant arrière-pays, au nord de Montpellier. Avec  le géopraphe Raymond Dugrand, la quête mène vers la mer, pour se raccrocher à l'histoire, mais aussi pour rapprocher la ville de ses accès, autoroute et aéroport.

François Delmas avait construit le Polygone, aux limites de la Comédie. Georges Frêche réalise Antigone, dans la prolongation de ce centre commercial, donnant à Montpellier "une vue sur la mer". Il faut que la ville arrête de se développer en tache d'huile vers le nord-ouest, stopper les grands ensembles et les banlieues pavillonnaires. C'est la définition d'un projet de ville dont la cohérence apparaît grâce à l'urbanisme, qui va permettre de mener une nouvelle politique économique, sociale et culturelle.

La maîtrise du foncier

Le plan d'occupation des sols (POS) est modifié. L'urbanisation est bloquée vers le nord, ouverte vers le sud. Le centre peut se développer. C'est Antigone, premier nouveau quartier, suivi de bien d'autres (Consuls de Mer, Richter, Jacques Coeur, Port Marianne...). La Zone d'aménagement concerté (ZAC) devient l'outil de cette politique d'aménagement, avec, comme enjeu essentiel, la maîtrise du foncier. La Ville constitue alors d'importantes réserves foncières qui permettent aujourd'hui de poursuivre cette politique d'urbanisme.

La municipalité s'occupe de l'existant : elle crée dans les quartiers des espaces publics, des maisons pour tous, des jardins, des places. C'est "l'affinage urbain", cher à Raymond Dugrand. 

Les composantes d'une nouvelle donne urbaine

Pour poursuivre sa croissance, la ville se devait d'intégrer dans son projet urbain de lourdes contraintes environnementales liées aux inondations et à son alimentation en eau potable. Grâce à d'importants travaux, celle-ci est désormais pompée dans la garrigue, au nord de Montpellier, à 160 mètres de profondeur, dans des terrains karstiques. Le Lez, fleuve d'à peine 20 km de long, était connu pour ses violentes crues centennales. Sa canalisation, dès les années 80, a permis de maîtriser ses débordements en les emmenant vers la mer.

Dernier domaine d'action, lui aussi pensé dès le début : l'organisation des transports collectifs. Dès les années 80, il apparaît qu'une grande ville sans transport en commun n'est pas imaginable. Mais Montpellier est dépourvu d'un axe préexistant pour fonder un embryon de tracé. Il est donc décidé d'en inventer un, d'y localiser les équipements annoncés en y englobant les hôpitaux et certains quartiers.
En juin 2000, la première ligne de tramway est inaugurée. 
La deuxième ligne est mise en service en 2006.
Enfin, la 3e ligne verra le jour en 2012.

Opération Antigone

A la fin des années 70, le Polygone constitue une grande façade aveugle. Le bâtiment n'est pas traversant et le centre commercial semble interdire toute poursuite de l'urbanisation dans cette direction. C'est justement en prolongeant cet axe vers l'est, vers la mer, que le maire, Georges Frêche, veut étendre la ville.

En 1978, la Ville se porte acquéreur de 25 hectares appartenant à l'Armée. L'année suivante, elle demande à l'architecte catalan Ricardo Bofill d'engager une réflexion sur le site. En février 1980, l'étude préalable est présentée en mairie. Mais le projet est bloqué par l'Etat. En mai 81, le projet est débloqué et l'enquête publique débute... Quatre ans plus tard, le quartier reçoit ses premiers habitants.

L'atout culturel

Deux grands équipements situés en centre-ville, le Corum, vaisseau amarré au bout de l'Esplanade par l'architecte Claude Vasconi, et le Centre chorégraphique national, ancien couvent réhabilité par Lipsky et Rollet, illustrent la politique culturelle. Depuis 1997, le couvent des Ursulines héberge le Centre chorégraphique national, rejoint en 2001, pour ses vingt ans, par le festival Montpellier danse, l'un des plus important au monde.

Depuis 1989, le Corum accueille dans l'opéra Berlioz, grande salle de 2 000 places et dans deux salles annexes, le festival de Radio France et Montpellier. Mais cet équipement, également dévolu à l'accueil des congressistes, résonne également toute l'année au fil des saisons de l'Orchestre national et de l'Opéra national. 

Le Corum, navire amiral

Le Corum est ancré dans la ville depuis 1989. Dessiné par l'architecte Claude Vasconi, c'est aujourd'hui un atout majeur pour l'accueil des congrès et le dynamisme de tout l'Ecusson. Dès le départ, il a été conçu à la fois pour concourir au rayonnement culturel de la ville (en accueillant notamment le festival de Radio France et Montpellier et les concerts de l'orchestre et de l'opéra) mais également pour contribuer au développement d'un tourisme d'affaire. Il accueille chaque année entre 70 et 80 000 participants à des congrès de deux ou trois jours. Avec le Zénith sud, construit il y a 20 ans, et le parc des expositions, le Corum est géré par la société d'économie mixte Enjoy Montpellier, mise en place par la Ville et l'Agglomération.

Le tramway, un choix pertinent

La première ligne de tramway de Montpellier a été inaugurée en juin 2000. Depuis ce jour, des milliers d'habitants empruntent quotidiennement ce moyen de transport propre et sûr pour se rendre sur leur lieu de travail ou, tout simplement, pour rejoindre le centre-ville. Il est aujourd'hui plébiscité, les prévisions de fréquentation les plus optimistes ont été dépassées (on estime aujourd'hui à 115 000 le nombre de trajets effectués chaque jour sur la première ligne). Ce succès est la conséquence de la politique d'urbanisme. Le choix de l'urbanisation linéaire organisée le long d'une ligne de transport en site propre qui n'existait pas encore, avec la volonté de rattacher la Mosson à la ville et d'étendre celle-ci vers la mer, s'est ainsi révélé pertinent. Depuis 2006, la ligne 2, qui relie St Jean de Védas à Jacou, est mise en service. A l'horizon 2012, une 3e ligne verra également le jour.

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