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Mediterranean France Season

La Saison méditerranée 2026 à Montpellier du 8 septembre au 24 octobre
Temps de lecture : 38 minutes
Au cœur de la Méditerranée, Montpellier porte depuis des siècles une histoire façonnée par les rencontres, les échanges, les savoirs et les circulations humaines. Ville d'accueil, de création et de dialogue, elle a construit son identité dans l'ouverture à l'autre et dans la conviction profonde que la culture est l'un des fondements les plus solides de la paix, de la compréhension mutuelle et du progrès collectif.

C'est dans cet esprit que Montpellier s'engage pleinement dans la Saison Méditerranée 2026, initiative portée par l'Institut français, le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Culture. Cette manifestation invite à considérer la Méditerranée non comme une frontière, mais comme un espace vivant de circulation des idées, des imaginaires et des solidarités.

À l'heure où cette région du monde est traversée par de profondes tensions géopolitiques, climatiques et sociales, il est plus que jamais nécessaire de faire entendre la voix des créateurs, des intellectuels, des chercheurs et des citoyens qui inventent chaque jour des chemins de dialogue et de coopération. La culture ne résout pas à elle seule les crises, mais elle permet de penser le monde, de le partager et d'en imaginer collectivement l'avenir.

Les liens de Montpellier avec les rives méditerranéennes sont anciens et vivants. Ils s'expriment à travers nos coopérations internationales, la richesse des diasporas présentes sur notre territoire et l'engagement remarquable de nos acteurs culturels, qui font dialoguer les cultures méditerranéennes tout au long de l'année.

De septembre à octobre 2026, plus de vingt rendez-vous réuniront artistes, auteurs, penseurs et publics autour du spectacle vivant, du cinéma, de la littérature, des arts visuels et des musiques. Cette programmation mettra à l'honneur la diversité des expressions méditerranéennes et les conditions de création des artistes méditerranéens.

Je salue l'engagement des structures culturelles, des artistes, partenaires et institutions associées à cette programmation exceptionnelle, qui contribuent à faire de Montpellier un carrefour culturel reconnu comme un lieu de création, d'hospitalité et de coopération à l'échelle méditerranéenne. Ensemble, affirmons la force du dialogue culturel pour rapprocher les peuples et construire un avenir fondé sur l'humanisme, l'espoir et la coopération.
Michaël DELAFOSSE
Maire de Montpellier
Président de Montpellier Méditerranée Métropole

Présentation

Concerts, théâtre, danse, cinéma, expositions, lectures en plein air : la Saison Méditerranée se déploie à Montpellier à travers un temps fort entre septembre et octobre 2026. 

Les acteurs culturels labellisés « Saison Méditerranée » proposeront un programme de création et de rencontres professionnelles, dans une dynamique de coopération qui structure la forte dimension méditerranéenne de la ville : le Festival Arabesques, le Festival Cinemed, le Théâtre des 13 vents CDN Montpellier, L’Atelline, le Frac Occitanie Montpellier (Fonds régional d’art contemporain), l’Agora Cité internationale de la danse, la Halle Tropisme, la compagnie l’Opératrice, Les Nouvelles Ecritures.

A travers l’engagement et le travail mené de manière pérenne par ces structures, Montpellier s’affirme depuis longtemps comme une terre d’accueil et de résistance, un territoire d’hospitalité et de mise en réseaux, notamment pour les artistes méditerranéens vivant et travaillant dans des conditions d’adversité économique et politique fortes. 

Fruits d’une attention et d’une pratique qui s’inscrit dans la durée, les rendez-vous de la Saison Méditerranée convergeront vers les questions de création contemporaine et de conditions de soutien à la production, pour accueillir les artistes, leur permettre de se rencontrer et de s’exprimer, de continuer à créer et à partager leurs œuvres avec le public.

À ne pas manquer

  • Festival Arabesques, du 8 au 20 septembre : rencontres des arts du monde arabe, au Domaine d'O, à l'Opéra Comédie et Tropisme.
  • Arabesques Music Forum du 18 au 20 septembre au Domaine d’O dans le cadre du festival Arabesques : des concerts, débats et temps d’échanges avec une cinquantaine de professionnels et 10 groupes venus de l’ensemble du bassin méditerranéen.
  • Exposition "En déséquilibre / اختلال في التوازن" de Mohamed Lekleti, à partir du 25 septembre : une fresque monumentale au Frac (Fonds régional d’art contemporain), signée par un artiste marocain installé à Montpellier.
  • Bibliothèques vivantes par l’Opératrice & sun/sun du 23 septembre au 5 décembre : soirée poésie, affichage, ateliers d'écriture et de traduction, lectures en arabe, français et grec dont le mardi 13 octobre autour de l'exposition "En déséquilibre / اختلال في التوازن" de Mohamed Lekleti au Frac.
  • Territoires communs du 23 septembre au 15 octobre : 3 spectacles venus de Palestine et du Liban, au Théâtre des 13 vents et ailleurs en ville.
  • Re-Lighthouse, du 15 au 25 octobre : une sculpture monumentale et lumineuse pour l’espace public, proposée par l’artiste palestinien Shareef Sarhan. Programmé par L’Atelline. Esplanade Charles de Gaulle (devant le Corum).
  • Festival Cinemed, du 16 au 24 octobre : la 48ᵉ édition met à l'honneur le jeune cinéma égyptien et le cinéma fantastique arabe.
  • Une journée entière consacrée à la Méditerranée mercredi 21 octobre : spectacle de danse à l’Agora Cité internationale de la danse, film-concert Tuqus au Théâtre de l'Agora, puis soirée festive au Rockstore, gratuite et ouverte à tous.

Le programme complet, jour par jour, est à retrouver ci-dessous.

Lieux et évènements labellisés Saison Méditerranée

21e Rencontres des arts du monde arabe

Du 8 au 20 septembre, Domaine d’O, Opéra Comédie et Halle Tropisme

Depuis plus de 20 ans, le festival Arabesques s’est imposé comme le principal rendez-vous en Europe dédié aux arts du monde arabe. Il fait vibrer les imaginaires en portant une vision contemporaine de la Méditerranée, traversée par les jeunesses, les diasporas et des héritages en mouvement.

Entre traditions revisitées et créations actuelles, Arabesques met en lumière une scène artistique plurielle, révélant des artistes émergents comme des figures majeures internationales. Au fil des années, Arabesques a accueilli des figures majeures de la scène internationale : Marcel Khalifé, Trio Joubran, Najat Aâtabou, Souad Massi, Hindi Zahra ou encore Dhafer Youssef, Redouane Bougheraba, Fellag, Hervé Koubi, le groupe acrobatique de Tanger, Nasser Djemaï. 

Dans les écrins de l’Opéra Comédie et du Domaine d’O à Montpellier, le festival accueille chaque année une centaine d’artistes pendant dix jours et rassemble plus de 35 000 spectateurs et plus de 150 000 visiteurs autour d’une programmation exigeante, qui valorise la richesse et la diversité des expressions artistiques du monde arabe.

Espace de dialogue et d’ouverture, Arabesques construit son festival dans un réseau de coopérations internationales, en lien avec des institutions et partenaires de référence tels que l’Institut du Monde Arabe à Paris, l’ALECSO et le CMAM à Tunis, Casa Árabe à Madrid, Moussem en Belgique, ainsi que de nombreux festivals et acteurs culturels en France et dans les pays arabes : le festival Beirut & Beyond au Liban, Visa For Music et Timitar au Maroc, Palest’In & Out ou Palestine Music Xpo. À travers ces collaborations, il agit comme une véritable plateforme de circulation des artistes et des œuvres entre les rives de la Méditerranée et à l’échelle européenne.

Infos pratiques

Arabesques Music Forum - 1ère édition

Du 18 au 20 septembre, Domaine d’O

Le Festival Arabesques lance la première édition du Arabesques Music Forum. Pensé comme un espace de rencontres et de connexions autour de la nouvelle scène musicale de la rive sud de la Méditerranée et de ses diasporas, le Forum est un événement ouvert à la fois aux acteurs du secteur et au grand public. Articulant concerts, débats et temps d’échanges professionnels, l’événement réunira une cinquantaine de professionnels et dix groupes venus de l’ensemble du bassin méditerranéen. Le Forum sera également l’occasion de mettre en lumière une vingtaine d’artistes émergents, d’interroger les enjeux de développement de la musique méditerranéenne, et de récompenser les jeunes créateurs à l’occasion de la remise du Arabesques Music Awards.

Programme du Forum

Vendredi 18 septembre : Journée professionnelle
  • 14h30 — Inauguration du 1er Arabesques Music Forum, en présence de Julie Kretzschmar, commissaire générale de la Saison Méditerranée de l’Institut français
  • 15h30 — Présentation du Forum et des artistes sélectionnés
  • 16h — Conférence-débat : La nouvelle scène musicale méditerranéenne
    avec Julie Kretzschmar (Institut français), Nathalie Roy (SACEM), Brahim El Mazned (Visa For Music – Maroc), Imed Alibi (Journées Musicales de Carthage – Tunisie), Samer Jaradat (Jafra Productions – Palestine), Kamel Dafri (Villes des Musiques du Monde), et Amani Semaan (Beirut & Beyond – Liban).

À l’issue de la rencontre : Moment convivial professionnel

  • 18h30 — Showcase : Azal (Tunisie)
  • 20h30 — Showcase : Too Fuse (Egypte)
  • 23h — Showcase : Al Kalsaat (Palestine)
Samedi 19 septembre
  • 14h30 - 15h15 : Rencontre avec Too Fuse, Azal et Al Kalsaat
  • 16h : Showcase  Maalem Youssef Smarraï (Maroc)
  • 18h30 : Showcase Tilt (Liban)
  • 20h30 : Showcase Ahmed Eid duo (Palestine)
  • 22h45 : Rencontre avec Tiwiza (France) et Bader Hakeem + Band No. 2 (Arabie Saoudite)
Dimanche 20 septembre
  • 16h : Showcase : Bader Hakeem + Band No. 2 (Arabie Saoudite)
  • 17h15 : Rencontre avec Maalem Youssef Smarraï (Maroc), Tilt (Liban) et Ahmed Eid (Palestine).
  • 18h30 : Showcase: TIWIZA (France)
  • 20h30 : ARABESQUES MUSIC AWARD : Remise du Prix du Talent Émergent (vote des professionnels invités).

Infos pratiques

  • Ouvert aux professionnels et au grand public
  • Partenaires : festival Villes des musiques du monde (France), Visa For Music (Maroc), Journées musicales de Carthage (Tunisie), Jafra Productions (Palestine et Jordanie), Beirut & Beyond (Liban)
  • www.festivalarabesques.fr
  • www.domainedo.fr 

Soirée de clôture - Spectacle Tuqus

Mercredi 21 octobre à 19h30, Théâtre de l’Agora

Partenariat avec l’Atelline sur l’organisation du spectacle Tuqus

Tuqus – Les rituels méditerranéens est un film-concert immersif dédié aux musiques de transe qui jalonnent les peuples et les rivages du bassin méditerranéen. Le projet traversera plusieurs pays – Tunisie, Maroc, Égypte, Italie, Grèce, Liban – pour capter la force vivante de la transe : des moments de guérison, de passage, de célébration, de résistance, où la musique devient langage universel, mémoire collective, outil de transformation.

Infos pratiques

  • Durée : 1h10
  • Programmé par L’Atelline dans le cadre de la Saison Méditerranée, avec le soutien de Montpellier Méditerranée Métropole et de l’Institut français
  • En complicité avec la Caravane Arabesques, Cinemed et la MRI
  • L’Atelline : https://www.latelline.org 

Programme détaillé plus bas, rubrique "L'Atelline".

Territoires communs en partenariat avec le collectif Zoukak

Du 23 septembre au 15 octobre

Dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, le Théâtre des 13 vents propose « Territoires communs », un programme qui invite à Montpellier 3 équipes artistiques de Palestine et du Liban. L’un des enjeux de cette invitation croisée est de rappeler la capacité de l’art et de la culture à produire du dialogue, des récits communs, le partage d’une histoire, des traces et des expériences qui la fondent, au-delà même des empêchements politiques et contextuels.

« Territoires communs » présente les pièces : 

  • Al-Sirah Al-Hilaliyyah de Bashar Murkus et Khulood Basel (Khashabi Theatre / Palestine), 
  • Stop Calling Beirut du collectif libanais Zoukak, 
  • Silence, ça tourne de Chrystèle Khodr et Nadim Deaibes. 

Dans ce programme également, des stages animés par les artistes, des rencontres avec le public et une soirée Poésie ! (en partenariat avec le projet « Bibliothèques Vivantes »).

Site : www.13vents.fr

"POÉSIE !" avec Soukaina Habiballah et Widad Mjama

Mercredi 23 septembre à 20h, Jardin du MO.CO., Montpellier

Une lecture à deux voix, en arabe et en français, dans le cadre du projet « Bibliothèques Vivantes », suivie d’une scène ouverte.

Infos pratiques

  • En partenariat avec la cie L’Opératrice et la maison d’édition sun/sun, projet « Bibliothèques Vivantes » et avec le MO.CO. (Montpellier Contemporain)
  • MO.CO. : https://www.moco.art

"Le corps et ses géographies" de Chrystèle Khodr & Cie La Bulle Bleue

Mardi 6 octobre à 19h, La Bulle Bleue

Théâtre | Sortie de laboratoire. Ouverture publique du laboratoire mené avec les acteur·ice·s de La Bulle Bleue par Chrystèle Khodr, actrice, autrice, metteuse en scène basée à Beyrouth.

Infos pratiques

"Al-Sirah Al-Hilaliyyah (L’Épopée des Banu Hilal)" de Bashar Murkus et Khulood Basel, Khashabi Theatre / Palestine

Jeudi 8 octobre à 19h et vendredi 9 octobre à 20h, Théâtre des 13 vents

Al-Sirah Al-Hilaliyyah (L’Épopée des Banu Hilal) est une célébration visuelle, musicale et théâtrale. Cette légendaire épopée orale arabe du XIVᵉ siècle a été chantée et célébrée par des poètes populaires à travers les générations. Découvrez le voyage remarquable de la tribu des Banu Hilal, de Najd dans la péninsule arabique jusqu’à la Tunisie. Suivez la vie extraordinaire d’Abū Zayd al-Hilālī, un garçon exilé durant son enfance en raison de la couleur de sa peau, qui s’élève du statut de réfugié démuni à celui de l’une des plus grandes légendes arabes.

Infos pratiques

  • Spectacle en arabe surtitré en français
  • Texte, conception scénique et mise en scène : Bashar Murkus — Dramaturgie : Khulood Basel
  • Avec : Abed Zoabi, Adan Rabos, Atallah Tannous, Misan Miso Samara, Maya Omaya Keesh, Rami Nakhleh, Rana Baransi
  • Théâtre des 13 vents : https://www.13vents.fr

"Stop calling Beirut" du collectif Zoukak, mise en scène Lamia Abi Azar et Omar Abi Azar

Mardi 13 octobre et mercredi 14 octobre 2026 à 20h, Théâtre Jean Vilar

Beyrouth est une mosaïque de blessures, de visages disparus, de souvenirs qui s’effacent. C’est une ville de feu et de papier. À travers cette pièce, 3 amis sur scène tentent de saisir ses fragments avant qu’ils ne disparaissent : avant que l’enfant ne brûle la ville, avant que le frère ne s’évanouisse, avant que Beyrouth ne devienne plus qu’un mot que nous avons un jour connu.

Infos pratiques

  • Spectacle en arabe surtitré en français
  • Mise en scène : Lamia Abi Azar, Omar Abi Azar
  • Conception : Collectif Zoukak
  • Avec : Lamia Abi Azar, Junaid Sarieddeen, Maya Zbib
  • Au (et en co-accueil avec) Théâtre Jean Vilar : https://theatrejeanvilar.montpellier.fr 

Jeudi 15 octobre 2026 à19h, Hangar Théâtre, Montpellier

"SILENCE, ÇA TOURNE" de Chrystèle Khodr et Nadim Deaibes

À partir de l’histoire vraie d’Eva Ståhl, infirmière suédoise et survivante du massacre du camp palestinien de Tel Al Zaatar, Silence, ça tourne retrace les évènements tragiques du siège du camp qui ont eu lieu en 1976. Le spectacle est une réflexion autour des traces laissées par les témoins des grands schismes de l’Histoire.

Infos pratiques

  • Spectacle en arabe surtitré en français
  • Écriture et jeu : Chrystèle Khodr
  • Mise en scène : Nadim Deaibes et Chrystèle Khodr
  • Hangar Théâtre : https://hangartheatre.fr 

"Re-Lighthouse" de Shareef Sarhan

Du 15 au 25 octobre - Esplanade Charles de Gaulle (devant le Corum)

Sculpture monumentale construite entre 2015 et 2016 par l’artiste palestinien Shareef Sarhan sur le rond-point du Port de Gaza, Lighthouse, œuvre lumineuse construite sur une base de recyclage de débris de guerre de Gaza, a été réalisée in situ, impliquant la participation d’ingénieurs et de jeunes artistes gazaouis. Après avoir illuminé cet espace public durant quelques années, elle est subitement détruite par un char de l’armée israélienne en 2023.

Dans le cadre de sa résidence à la Cité des arts de la rue et accompagné des structures Lieux Publics, L’Échelle et les Ateliers Sud Side, Shareef Sarhan s’est fixé comme objectif de reconstruire Lighthouse.

Re-Lighthouse, donc, est une installation artistique visuelle qui transcende les villes et les frontières. Cela commence au port de Gaza, voyage jusqu’à Marseille puis Bordeaux et Montpellier, avant de parcourir la France et l’Europe, emportant avec elle la mémoire collective d’une ville assiégée et son imaginaire esthétique de résistance.

Selon l’artiste : « le Phare redéfinit la beauté dans une ville en lutte pour sa survie, transformant les outils de destruction en un langage visuel transmettant un message d’espoir et de résilience, la représentation d’une lumière intérieure dans une obscurité prolongée. »

Pensé comme une œuvre à défendre, Re-Lighthouse devient un dispositif indestructible qui ne cessera de renaître de villes en villes. Si cette sculpture parle de la situation palestinienne, plus largement, elle témoigne d’une réflexion sur les enjeux démocratiques et territoriaux qui sont des sujets universels de nos sociétés contemporaines.

Infos pratiques

  • Inauguration : jeudi 15 octobre 2026 à 18h30, Esplanade Charles de Gaulle (devant le Corum)
  • Rencontre avec Shareef Sarhan au Frac : vendredi 16 octobre 2026 à 18h30
  • Visites guidées et rencontres avec l’artiste : du 15 au 21 octobre 2026
  • Programmée par L’Atelline dans le cadre de la Saison Méditerranée, avec le soutien de la Ville de Montpellier
  • Soutien en production : Across Borders, pôle international de production et de diffusion, porté par Lieux Publics, L’Atelline, Le Cratère et la FAI AR
  • L’Atelline : https://www.latelline.org

"TUQUS" de Khalil Epi

Mercredi 21 octobre à 19h30, Théâtre de l’Agora

Le mot « Tuqus » est le pluriel de « Taqs », et signifie en arabe « rituel », « cérémonie » ou « pratique sacrée ». Ce mot tire sa racine de son homonyme « Taqs », qui désigne plutôt l’atmosphère, le climat, la météo, c’est-à-dire « la chose qui enveloppe et qui change l’air et la lumière ».
Ce rapprochement entre la notion de rituel et celle du temps, dans la langue arabe, est très significatif. Il nous emmène vers une compréhension profonde de ce qu’est finalement un rituel : ce qui enveloppe et transforme les âmes, à travers des gestes, des rythmes, des chants, le sacré, la répétition, pour aller au-delà de l’invisible.

Un rituel, ou un taqs, est finalement un cycle, un temps de passage, un cheminement : de l’état neutre vers le chaos, et du chaos vers un nouvel ordre. Un rituel, ou un taqs, n’est pas seulement un acte religieux. C’est une manière d’habiter le temps autrement. De lui donner une autre forme. Pour s’expulser vers les mondes d’ailleurs, les mondes parallèles, le spirituel, le divin et le beau…

Tuqus – Les rituels méditerranéens est un film-concert immersif dédié aux musiques de transe qui jalonnent les peuples et les rivages du bassin méditerranéen. Le projet traversera plusieurs pays – Tunisie, Maroc, Égypte, Italie, Grèce, Liban – pour capter la force vivante de la transe : des moments de guérison, de passage, de célébration, de résistance, où la musique devient langage universel, mémoire collective, outil de transformation.

Infos pratiques

  • Durée : 1h10
  • Programmé par L’Atelline dans le cadre de la Saison Méditerranée, avec le soutien de Montpellier Méditerranée Métropole et de l’Institut français
  • En complicité avec la Caravane Arabesques, Cinemed et la MRI
  • L’Atelline : https://www.latelline.org 

Les lectures électriques - Vers la Palestine, Laurie Bellanca (Cie L’Opératrice) et Soukaina Habiballah

Dimanche 25 octobre à 11h et 14h30, au pied de Re-Lighthouse - Esplanade Charles de Gaulle (devant le Corum)

Les Lectures électriques – Vers la Palestine est né de la rencontre entre Laurie Bellanca et Soukaina Habiballah, toutes deux engagées dans une recherche littéraire précise (l’une par la lecture et l’autre par l’écriture) au sein de laquelle les mots et leurs formes vivantes donnent lieu à une approche sensible. À l’heure où les bibliothèques et les lieux d’archives partent en fumée ou s’écroulent sous la violence à Gaza et ailleurs, quelle est encore notre capacité à faire des livres des objets de liens, de complexités, de mémoire ou de combat ?

Ce qui se trame sur le papier prend, entre les voix, la forme d’un dialogue parfois lacunaire ou désaxé, qui fait apparaître les limites attendues des territoires – que ces derniers soient de sol, de langue, de genre ou de style – plus poreuses qu’elles n’y paraissent. Lorsque les frontières rendent toute forme de vie impossible, que pouvons-nous faire des démarcations meurtrières, de leurs sillons tristes si ce n’est, en signe de résistance, des lignes, précisément, sur lesquelles lire, écrire, particulièrement aujourd’hui et plus que jamais, les mots d’un monde qui appelle notre attention.

Des multiples formes de traduction possible entre l’arabe et le français, des subtilités du langage écrit ou oral en passant par les similarités, les complémentarités ou les héritages induits comme imposés de ces deux langues, cette édition bilingue des Lectures fait la part belle à la musicalité possible d’une forme de lutte par la poésie.

Infos pratiques

  • Lecture bilingue arabe / français
  • Textes de Maya Abu Al Hayyat, Aliyeh Ataei, Adania Shibli, Abdellatif Laâbi, Dalia Taha, Asmaa Azaizeh, Benjamin Colin, Etel Adnan et Soukaina Habiballah
  • En dialogue avec l’installation Re-Lighthouse de Shareef Sarhan
  • L’Atelline : https://www.latelline.org
  • Cie L’Opératrice : https://lectureselectriques.net 

En déséquilibre / اختلال في التوازن - Exposition de Mohamed Lekleti

Du 25 septembre au 23 décembre, Frac Occitanie Montpellier

L’exposition, la première de cette importance monographique en France pour cet artiste marocain vivant à Montpellier, est constituée d’une grande fresque murale produite sur place et de plusieurs dessins sur papier qui l’agrémentent afin de constituer un ensemble. Ce dernier est relié par des fils dessinés ou réels, plus ou moins visibles. On y retrouve tout le vocabulaire graphique et iconographique de l’artiste : cibles et machines circulaires, micros, chiffres et formules mathématiques, nuages tempétueux, souffles, images de guerre, jeux d’enfants, mains, corps hybrides (notamment humains/animaux), corps jumeaux ou en tension, dédoublements de visages (figures de Janus), migrants ou hommes de pouvoir.

Son œuvre se construit principalement à partir du noir et blanc, même si certaines de ses compositions intègrent parfois des touches colorées, des matières ou des collages. Il utilise des techniques variées : fusain, graphite, encre, acrylique, pastel, photographie, impression numérique, couture ou encore éléments textiles. Il sait également occuper l’espace, notamment par son usage de l’objet : sculptures en résine, oiseaux empaillés (en référence au Cantique des oiseaux de Farîd-ud-Dîn ’Attâr), titres de propriété ancestraux du Maroc gravés dans le bois, perruques, masques africains ou tapis de prière.

Alors que l’artiste utilise uniquement les murs de la galerie pour support, l’installation donne l’illusion de flotter, comme si chaque image ou objet se tenait en apesanteur, dans un équilibre/déséquilibre fragile et précaire, où ni hommes ni femmes, ni animaux ni objets ne touchent le sol. C’est pour cette raison que l’exposition a pour titre En déséquilibre / اختلال في التوازن. 

Pour Mohamed Lekleti, le monde céleste épouse le monde terrestre, l’éternel et le factuel se touchent, l’intemporel et l’instant, le passé et le présent ne font qu’un.

Infos pratiques

  • Vernissage : jeudi 24 septembre 2026 à 18h
  • Texte et commissariat : Éric Mangion
  • En partenariat avec la Fondation nationale des Musées du Maroc
  • Dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026 et de la Saison du Dessin 2026, initiée par Paréidolie et le Château de Servières à Marseille
  • Avec le soutien principal de la galerie Le Réservoir à Sète, de la Métropole de Montpellier et de nombreux mécènes : Marc Amzallag (société POLYCITÉS), Evelyne Deret (société art [ ] collector), Agnès Blouin (société ARK), Emmanuelle & Joseph Scalzi (société COR-VIGILAT), Salvador Pavia (société PAVIFRUITS), Pierre Montagne, Serge Zaluski, Marie-Pierre & Michel Lacombe, François Fauchon, Francine & Francis Carrere, Deloinda & Dominique Rivière.
  • Site internet Frac

Bibliothèques vivantes "En déséquilibre" - Lecture trilingue

Mardi 13 octobre à 18h30, Frac Occitanie Montpellier

En dialogue avec l’exposition, Soukaina Habiballah et Laurie Bellanca proposent un dialogue avec l’œuvre de Mohamed Lekleti. « Le corpus réalisé en écho aux inspirations de l’artiste sera l’occasion de relier nos lectures à celles du monde présent. »

Infos pratiques

Rencontre avec l'artiste et designer palestinien Shareef Sarhan

Vendredi 16 octobre 2026 à 18h30, FRAC Occitanie Montpellier

Une rencontre proposée par L’Atelline donnera la parole à l'artiste et designer palestinien Shareef Sarhan : il évoquera son oeuvre qui fait de la fragilité une force et de l’image un espace de résistance. Il nous parlera de son installation RE-LIGHTHOUSE – proposée à Montpellier dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026 – qui transcende les villes et les frontières, et qui est une « réplique » de l’installation LIGHTHOUSE récemment détruite par l’armée israélienne sur le port de Gaza. 

À travers son parcours, il sera question de ce que l’art peut encore accomplir face aux ruptures du réel : transmettre une mémoire, maintenir une présence, ouvrir un passage là où tout semble se refermer. Discussion trilingue (anglais, arabe, français).

Site internet Frac

Bibliothèques vivantes est un projet porté par L'Opératrice (Laurie Bellanca) et sun/sun éditions (Céline Pévrier), dédié aux écritures contemporaines, la traduction et le partage des langues par la voix, les sons et les images. Ce projet rassemble des artistes, éditeur.ice.s, photographes, graphistes, musicien.ne.s, auteur.ice.s et lecteur.ice.s à s’emparer d’une notion inspirante : Les intraduisibles. 

Lectures, théâtre sonore, performance in situ, création éditoriale et ateliers ponctueront ce geste au long cours entre Montpellier, Athènes, Casablanca, Tunis et Zagreb. Pour cette première séquence 2026, soutenue par la saison Méditerranée de l’IF, une attention particulière sera donnée aux langues du bassin méditerranéen; le grec, l’arabe et le français et sera poursuivi en décembre 2026 à Casablanca (Dérives Casablancaise) ainsi qu’à Athènes (Misc et Athens Photo Research Center).

Site internet des Lectures électriques

« POÉSIE ! » avec Soukaina Habiballah et Widad Mjama

Mercredi 23 septembre à 20h, jardin du MO.CO.

Soirée poésie du CDN Théâtre des 13 vents dans le jardin du MO.CO. : une lecture à deux voix suivie d’une scène ouverte. Soukaina Habiballah est une romancière, poétesse et artiste de performance marocaine. Elle a publié plusieurs ouvrages, dont cinq recueils de poésie, un roman, un recueil de nouvelles et un livre de jeunesse. 

Ces œuvres ont été soutenues par le Fonds arabe pour les arts et la culture (AFAC) et son travail a été récompensé par plusieurs prix, dont le Prix Bouland Al-Haidari, le Floating Voices Prize d’Italie et le Prix Nadine Shams pour le scénario en Égypte, ou encore le grand prix de la poésie arabe Al-Muʿallaqa. Sa pièce Nini ya Momo a été accueillie au Festival d’Avignon IN en 2022. Lauréate de la bourse « Livres des deux rives » de l’Institut français de Paris pour son prochain texte, son écriture, traduite en plusieurs langues, est marquée par le corps, le rythme, le silence et l’histoire personnelle et collective. Elle a participé à des événements culturels en Suisse, en France, en Norvège, aux États-Unis, en Tunisie, au Rwanda, en Égypte, en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unis et au Maroc.

Widad Mjama, première femme rappeuse marocaine, s’impose sur la scène hip-hop underground, aux côtés des figures emblématiques du mouvement. Son parcours artistique, enrichi par le verbe et l’engagement, puise ses racines tant dans la culture urbaine que dans les traditions orales. Lors de ses études supérieures en France, elle explore les percussions africaines et l’univers des griots d’Afrique de l’Ouest, approfondissant ainsi son lien avec l’oralité. Elle cofonde N3rdistan avec Walid Ben Selim, avec qui elle se produit à l’international, alliant poésie, musiques contemporaines et héritages culturels. Sa présence dans divers espaces littéraires et universitaires, tels que l’Université de Cambridge et l’Université libre de Bruxelles, témoigne de son engagement pour une parole actuelle et militante. Sa création récente, Aïta Mon Amour, développée en collaboration avec Khalil Hentati, réinvente l’aïta marocaine en une forme scénique puissante et moderne. 

À travers ce projet, elle affirme la scène comme un espace de transformation et d’émancipation, dans un environnement encore largement dominé par les hommes.

Infos pratiques

  • Lecture en arabe et en français, suivie d’une scène ouverte
  • En partenariat avec le Théâtre des 13 vents CDN Montpellier
  • Soukaina Habiballah et Widad Mjama sont artistes associées au projet Bibliothèques Vivantes, porté par la cie L’Opératrice (Laurie Bellanca) et la maison d’édition sun/sun (Céline Pévrier) // Label Saison Méditerranée IF
  • Site internet MO.CO.

« حائط murτ είχος » / la Fabrique des futurs - M28, quartier Montpellier Sud 

Dimanche 27 septembre à 11h, 515 avenue de l’industrie Montpellier

Présentation de la maquette du projet d’affiches réalisées en dialogue avec Walid Bouchouchi (Studio Akakir) et les auteurs associé.e.s au projet : Soukaina Habiballah, Thomas Tsalapatis, Emilienne Malfatto…

Bibliothèques vivantes - طئاح murτείχος amorce une collection d’affiches en trois langues (français, arabe et grec) composées d’extraits de littérature apposées sur les murs de la ville, faisant le pari d’un quartier en forme de livre ouvert. Ces citations adressées aux habitants constituent des « portes » pour poser un terreau commun et inviter à la rencontre et l’échange. 

« حائ ط murτ είχος » sera déplié en 2027 en dialogue avec le centre d’art mille Formes Montpellier. La présentation publique de cette maquette sera suivie d’une rencontre avec l’équipe de BIBLIOTHÈQUES VIVANTES, Soukaina Habiballah, Widad Mjama, Kostadis MIzaras, Benjamin Chaval, Céline Pévrier, Laurie Bellanca et Walid Bouchouchi.

Ecouter le podcast

« En déséquilibre » - Lecture trilingue

Mardi 13 octobre à 18h, FRAC Occitanie Montpellier

Soukaina Habiballah et Laurie Bellanca proposent un dialogue avec l'œuvre de l'artiste marocain En déséquilibre / اختلال في التوازن de Mohamed Lekleti. Relié par des fils dessinés ou réels, plus ou moins visibles ce grand dessin mural qui fait apparaître le vocabulaire graphique et iconographique de l’artiste - mains, nuages tempétueux, souffles, corps hybrides, corps jumeaux, en tension ou en déséquilibre, dédoublements de visages, cibles, images de guerre floutées, machines circulaires, chiffres, formules mathématiques énigmatiques, enfances, jeux, figures de migration ou de pouvoir - accueillera les auditeurs pour une immersion sonore dans la littérature qui en émane. Le corpus réalisé en écho aux inspirations de l'artiste sera l'occasion de relier nos lectures à celle du monde présent.

Infos pratiques

  • Lecture en arabe, français et grec
  • Dans le cadre de l’exposition de Mohamed Lekleti
  • Site internet FRAC

« Vers la Palestine » - Lecture bilingue avec L’Atelline

Dimanche 25 octobre 2026 à 11h et 13h, au pied de Re-Lighthouse - Esplanade Charles de Gaulle (devant le Corum)

« Lectures électriques - Vers la Palestine » avec L’Atelline. Cette performance sonore est née de la rencontre entre Laurie Bellanca et Soukaina Habiballah, toutes deux engagées dans une recherche littéraire précise (l’une par la lecture et l’autre par l’écriture). 

En dialogue avec la pièce Re-Lighthouse de l’artiste palestinien Shareef Sarhan, oeuvre lumineuse construite sur une base de recyclage de débris de guerre de Gaza, cette lecture bilingue sera l’occasion de mettre en partage la littérature et sa puissance conflictuelle. Un dialogue qui fait apparaître les limites attendues des territoires – que ces derniers soient de sol, de langue, de genre ou de style– plus poreuses qu’elles n’y paraissent. 

A l’heure où les bibliothèques et les lieux d’archives partent en fumée ou s’écroulent sous la violence, quelle est encore notre capacité à faire des livres des objets de liens, de complexités, de mémoire ou de combat? Lorsque les frontières rendent toute forme de vie impossible, que pouvons-nous faire des démarcations meurtrières, de leurs sillons tristes si ce n’est, en signe de résistance, des lignes, précisément, sur lesquelles lire, écrire, particulièrement aujourd’hui et plus que jamais, les mots d’un monde qui appelle notre attention. 

Des multiples formes de traduction possible entre l’arabe et le français, leurs similarités, complémentarités ou héritages imposés, cette édition bilingue des Lectures ouvre vers la musicalité possible d’une forme de lutte par la poésie auprès des mots de Maya ABU ALHAYYAT, Aliyeh ATAEI, Adania SHIBLI, Abdelatif LAABI, Dalia TAHA , Asmaa AZAIZEH, Etel ADNAN et bien sur ceux de Soukaina Habiballah.

Infos pratiques

  • Lecture bilingue arabe / français, au pied de Re-Lighthouse
  • Textes de Maya Abu Al Hayyat, Asmaa Azaizeh, Soukaina Habiballah, Etel Adnan, Adania Shibli…
  • En partenariat avec L’Atelline

Ateliers traduire / lire / écrire

Septembre-octobre 2026 à l'Espace Darja, Casablanca (Maroc)

Bibliothèques Vivantes propose un atelier de traduction mené par Soukaina Habiballah, Meryem Jazouli et Laurie Bellanca. Ces temps sont l’occasion de questionner les multiples liens entre le darija, l’arabe littéraire, le français et d’autres langues, et œuvreront au dessin d’un Atlas partagé, traçant les contours d’une cartographie d’intraduisibles. Entre pratiques d’écriture, traduction orale, chant et partage des récits, ces ateliers donneront lieu à une restitution publique.

Infos pratiques

  • Ateliers menés auprès de jeunes amateur·ice·s avec l’espace Darja, Casablanca
  • Restitution : Dérive Casablancaise, du 2 au 5 décembre 2026

« Nari Chtaht » de Moad Haddadi, danse contemporaine

Mercredi 21 octobre à 18h et 21h, Studio Cunningham, Agora

Nari Chtaht est un solo autobiographique de Moad Haddadi, marocain ayant établi sa compagnie à Montpellier. Ce solo est un hommage aux jeunes qui veulent danser malgré les pressions sociales, familiales et culturelles dans son pays et plus largement au Maghreb. La pièce explore le ventre comme origine de la vie, du désir et de la lutte. Moad est danseur chez Taoufiq Izeddiou et au CCN Belfort.

Infos pratiques

  • Durée : 30 min — Entrée payante
  • Nari Chtaht est programmé au Festival On Marche à Marrakech en mars 2027
  • Site internet Agora

48e Cinemed — Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier

Du 16 au 24 octobre 2026

Dans le cadre de la Saison Méditerranée, le Festival Cinemed – Festival International du Cinéma Méditerranéen de Montpellier présente un projet en 3 volets :

  • 1er volet : cycle de rencontres

L’association libanaise Aflamuna, dédiée à la promotion et à la diffusion du cinéma indépendant arabe, propose de co-organiser un cycle de rencontres professionnelles et publiques à Montpellier, à l’occasion de la 48e édition du Festival Cinemed en 2026.

  • 2e volet : à la découverte du jeune cinéma égyptien. 

Le deuxième volet entend valoriser les expressions artistiques en proposant un focus sur le jeune cinéma égyptien, à la fois comme reflet d’une vitalité artistique contemporaine et comme vecteur de dialogue interculturel.

Alors que les célébrations autour du centenaire de la naissance de Youssef Chahine, cinéaste égyptien mondialement connu, se succèdent, un mouvement sensible de nouveaux talents en Égypte émerge. Cinemed a donc choisi de mettre en lumière pour sa prochaine édition cette génération montante. Malgré une censure plus ou moins officielle, plus ou moins contraignante et décourageante, le jeune cinéma égyptien s’avère particulièrement créatif. Les cinéastes seront à Montpellier pour présenter leurs films - une sélection de courts métrages, de documentaires et de fictions des 5 dernières années - et seront réunis pour évoquer leurs réalités et aspirations.

  • 3e volet : se faire peur avec le cinéma fantastique des pays arabes de la Méditerranée 

Le troisième en partenariat avec le festival Maskoon, premier festival du film fantastique du monde arabe basé à Beyrouth, en proposant une rétrospective inédite dédiée au cinéma fantastique issu des pays arabes du bassin méditerranéen. Ce projet vise à mettre en lumière une production souvent méconnue du grand public, tout en soulignant la richesse esthétique, thématique et politique que recèle le cinéma de genre dans cette aire géographique.

Les récents succès en salle d’Obsession et Backrooms révèlent qu’on aime toujours autant jouer à se faire peur au cinéma. Les spectateurs auront aussi l’occasion de frissonner lors du prochain Cinemed avec une programmation inédite de films fantastiques arabes. En effet, on aurait tort de croire que seuls les cinéastes anglo-saxons ou asiatiques sont les maîtres en la
matière. Les cinéastes arabes ont pu s’emparer de récits fantastiques peuplés de djinns, shaitan et autres goules pour réaliser des films de genre étonnants et originaux. En bonus, deux raretés à ne pas manquer ! Baba Amin (1950) le premier film de Youssef Chahine, un réalisateur peu attendu dans ce registre, et un remake égyptien très libre du Rocky Horror Picture Show, Fangs de Mohammed Shebl (1981).

Ce programme de projections et de rencontres ambitionne de faire découvrir au public français un pan méconnu de la production cinématographique méditerranéenne, mais aussi de stimuler une réflexion critique et constructive sur les conditions de développement, de production et de collaboration dans le secteur cinématographique des pays arabes méditerranéens, en s’intéressant tant à la fiction qu’au cinéma documentaire. Il s’inscrit dans une volonté partagée d’accompagner les mutations à l’œuvre dans les pratiques cinématographiques régionales, tout en renforçant les réseaux de coopération Sud-Sud et Sud-Nord.

Présentation des projets de séries méditerranéennes

Cinemed accueillera la restitution de l’Arab-African Series Lab, une résidence de formation à l’écriture sérielle organisée par L’Institut français de Tunisie avec l’école Nouvelles Écritures.

Infos pratiques

Lieux et événements associés (non labellisés)

Résidence Euro-Africa 2026 - Dialogue créatif entre l'Europe et l'Afrique

La Résidence Euro-Africa de Montpellier, portée par la Halle Tropisme en partenariat avec l’Institut français, la Ville et la Métropole de Montpellier, est un programme de résidences artistiques. Il s’adresse aux artistes, entrepreneurs et acteurs culturels africains, afro-descendants et montpelliérains, souhaitant explorer un dialogue interculturel à travers les arts visuels, la musique, les arts de la scène et la mode.

Un espace de créations et de rencontres

 Depuis quatre ans, Montpellier s’affirme comme un carrefour privilégié entre l’Europe et l’Afrique, en favorisant les échanges artistiques et culturels. La Résidence Euro-Africa offre un espace de création et de rencontre pour des projets innovants, au cœur d’un bâtiment accueillant une cinquantaine d’artistes de tous horizons. Cette résidence est conçue pour encourager des dynamiques de co-création et de rencontres. Les artistes sont invités à développer leurs propres projets tout en explorant des collaborations avec des artistes invités, issus ou non des Ateliers Tropisme. Les résultats des résidences pourront nourrir la programmation culturelle montpelliéraine ou les Biennales Euro-Africa de Casablanca ou de Montpellier.

2026 : un dialogue Maroc <> France

 À l’occasion de l’organisation de la première Biennale Euro-Africa sur le continent africain, à Casablanca en octobre 2026, Tropisme oriente ses résidences sur le dialogue entre le Maroc et la France.

Une résidence collective du collectif +212 : La Halqa

Une création qui réactive une forme ancestrale marocaine de performance circulaire dans l’espace public. À partir de cette tradition, la résidence propose une relecture contemporaine de la halqa comme espace de narration collective, en y intégrant musique live, DJ sets, conte, arts visuels et performances. Le cercle devient un dispositif ouvert, capable d’accueillir des pratiques diverses et de créer un espace de rencontre entre artistes et publics. Le collectif +212, dont le nom renvoie à l’indicatif téléphonique du Maroc, rassemble des artistes basés entre le Maroc et la diaspora. Le projet affirme une approche vivante de l’héritage : non pas comme une forme figée, mais comme un langage en transformation, porté par des pratiques contemporaines.

La première étape d’un long dialogue méditerranéen : Bibliothèques Vivantes

Projet initié par Laurie Bellanca (L’Opératrice), en collaboration avec la maison d’édition sun/sun, qui explore les formes contemporaines de la lecture, de la traduction et de la transmission à partir de matériaux littéraires multilingues. La résidence réunit auteur·ices, musicien·nes et artistes visuel·les autour d’un travail collectif en arabe, français et grec, à partir notamment de l’ouvrage Vestiges du futur. Elle s’appuie sur la notion d’« intraduisibles » pour interroger les écarts, les glissements et les zones de friction entre les langues. À travers des formats performatifs mêlant texte, son et image, le projet développe une « bibliothèque » vivante et évolutive, pensée comme un espace de circulation des récits.

Les prochaines résidences Euro-Africa

Un dialogue de photographes entre Lomé et Montpellier, des créations en musique électronique entre les collectifs All My Cousins et Pinata Radio, une création entre danse contemporaine et breakdance avec les danseurs ghanéens de l’Africa Breaking Academy, un vaste programme de résidences croisées avec le Up & High Lab, tiers-lieu créatif basé à Douala au Cameroun…

Infos pratiques

  • Rendez-vous à l’occasion des sorties de résidence à la Halle Tropisme, ainsi qu’à la Biennale Euro-Africa de Casablanca en octobre 2026
  • Appels à candidature lancés chaque année à destination des artistes du territoire, notamment issus des diasporas
  • Site internet Halle tropisme

En savoir plus

La Halle tropisme est un tiers-lieu culturel indépendant, un village de 10 000 m², habité par plus de 200 entrepreneur·ses des Industries Culturelles et Créatives et plus de 60 artistes. Elle accueille également au quotidien des professionnel·le·s, des familles, des curieux·ses, des étudiant·e·s, des voisin·ne·s… 

Tropisme propose une programmation artistique et culturelle pour tous·tes qui mêle sans complexe musique et expérimentations culinaires, art contemporain et clubbing, débats d’idées et afterworks… Avec plus de 600 événements par an, elle est un lieu incontournable de la vie culturelle montpelliéraine. La Halle tropisme est un projet de la coopérative culturelle et créative illusion & macadam, qui accompagne depuis près de 20 ans le développement et la structuration du secteur culturel.

Située à une trentaine de mètres de la Halle Tropisme, l’ancienne caserne Picardie a été utilisée successivement par l’armée comme logements et espaces de travail. Depuis décembre 2021, ses 1 800 m² abritent les Ateliers tropisme : une vingtaine d’espaces individuels ou partagés, au charme brut et baignés de lumière naturelle. 

Les Ateliers Tropisme et la Halle Tropisme ne forment désormais plus qu’un, afin de toujours créer plus de liens, de projets et de créations : formats hybrides, démonstrations, performances, ateliers, boutiques éphémères…

Arab-African Series Lab by Nouvelles écritures : séquence de pitchs des 9 lauréats

Du 16 au 24 octobre 2026

L’Institut français de Tunisie a lancé, avec l’école Nouvelles Écritures, l’« Arab-African Series Lab by Nouvelles Écritures », une résidence de formation à l’écriture sérielle pour 9 auteurs émergents africains. Cette opération est soutenue par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et l’Institut français dans le cadre de la stratégie pour l’export des Industries Culturelles et Créatives.

La résidence, d’une durée de 11 mois, a démarré par un premier temps en présentiel à Tunis, du 7 au 13 décembre 2025, en amont du Festival de Carthage. Un appel à candidatures lancé en novembre 2025, ouvert aux candidats issus de tous les pays africains francophones, anglophones et arabophones (nationaux et résidents), a reçu 222 réponses de candidats venant de 28 pays différents et a permis de sélectionner 9 lauréats issus de 8 pays. Cette phase en présentiel était le premier volet d’accompagnement des auteurs lauréats. 

En 2026, la formation se poursuit sur plusieurs phases en distanciel afin d’aboutir à une séquence de pitchs lors des journées professionnelles du festival Cinemed, dans le cadre de la Saison Méditerranée.

Cette résidence vise à accompagner ces scénaristes émergents pour renforcer leurs compétences, développer leurs projets de séries et leur donner les clés de compréhension des réalités de production et de diffusion du continent africain. Elle a révélé la notoriété dont bénéficie Nouvelles Écritures sur le continent.

Infos pratiques

Zoom sur les lauréats

  • Boris KABRE, 23 ans, Burkina Faso
  • Soumeyia MAHTOUT, 34 ans, Algérie
  • Franck ONOUVIET, 45 ans, Gabon
  • Marcelline NIMBO, 38 ans, Côte d'Ivoire
  • Zakaria DINIA, 22 ans, Maroc
  • Ramatoulaye MOUSSA MAZOU, 38 ans, Niger
  • Salim JBELI, Tunisie
  • Estheline Sandrine FOMAT, 40 ans, Cameroun
  • Jean-Noël BOYOU, 48 ans, Côte d'Ivoire

L’école Nouvelles Écritures

Créée et présidée par Sophie Mougin, l’association Nouvelles Écritures existe depuis 2021. Organisme de formation certifié Qualiopi et organisme certificateur RNCP – « Scénariste de série » de niveau 6, l’école Nouvelles Écritures a pour objectif de former des jeunes talents dans le domaine de l’écriture et la fabrication de séries, et de les accompagner vers l’insertion professionnelle.

La raison d’être de Nouvelles Écritures repose sur 3 constats : 

  • la nécessité de restaurer le pacte d’égalité des chances ; 
  • la nécessité de promouvoir la diversité dans l’audiovisuel, dans les histoires qui nous sont racontées ; 
  • les possibilités réelles et solides d’insertion professionnelle pour les jeunes talents formés, avec l’évolution des formats et le rôle des plateformes.

Les bénéficiaires de ces formations sont des jeunes de 18 à 35 ans éloignés de l’emploi et du monde de l’audiovisuel, pour qui il est difficile d’envisager une carrière audiovisuelle et artistique.

Infos pratiques

  • Toutes les formations sont gratuites et sans requis de diplôme
  • Les déjeuners sont systématiquement pris en charge les jours de présence
  • Des bourses sont versées à certains élèves sur la base de critères sociaux et financiers
  • Des ordinateurs sont prêtés aux élèves qui n’en ont pas pendant le temps de formation et le temps de l’insertion
  • Chaque élève bénéficie d’un accompagnement socioprofessionnel, afin que les conditions matérielles ne soient pas un obstacle à l’apprentissage

Temps fort mercredi 21 octobre 2026

Après-midi à la Maison des Relations internationales (horaires à confirmer)

  • Rencontre Medcités — « Culture et résilience en Méditerranée »

Les maires de différents pays méditerranéens sont invités : Bethléem, Fès, Barcelone et Izmir. Ils participeront à une table ronde autour du sujet « la culture en Méditerranée, outil de résilience et de résistance » ainsi qu’un jury organisé par l’IRD avec des jeunes ayant porté des projets en lien avec la résilience climatique en Méditerranée, auquel participeraient les Maires. Organisé par le Service des Relations Internationales de la Métropole de Montpellier.

  • Projet IRD — Institut de Recherche pour le Développement

Un groupe de jeunes présentera devant les maires de Medcités un projet de pitch pour améliorer la résilience climatique. En lien avec la rencontre Medcités.

Film-concert « Tuqus » de Khalil Epi. ©Pierre-Gondard

Soirée au théâtre de l'Agora

  • 18h et 21h : Spectacle « Nari Chtaht » de Moad Haddadi

Solo autobiographique de danse contemporaine et hommage aux jeunes qui veulent danser malgré les pressions sociales, familiales et culturelles (descriptif complet plus haut, rubrique Agora). Programmé par l’Agora Cité internationale de la danse. 

Durée : 30 min. Entrée payante.

Site internet Agora

  • 19h30 : Spectacle « Tuqus » de Khalil Epi. 

Le mot « Tuqus » est le pluriel de « Taqs », et signifie en arabe « rituel », « cérémonie » ou « pratique sacrée ». Ce mot tire sa racine de son homonyme « Taqs », qui désigne plutôt l’atmosphère, le climat, la météo, c’est-à-dire « la chose qui enveloppe et qui change l’air et la lumière ».
Ce rapprochement entre la notion de rituel et celle du temps, dans la langue arabe, est très significatif. Il nous emmène vers une compréhension profonde de ce qu’est finalement un rituel : ce qui enveloppe et transforme les âmes, à travers des gestes, des rythmes, des chants, le sacré, la répétition, pour aller au-delà de l’invisible.

Un rituel, ou un taqs, est finalement un cycle, un temps de passage, un cheminement : de l’état neutre vers le chaos, et du chaos vers un nouvel ordre. Un rituel, ou un taqs, n’est pas seulement un acte religieux. C’est une manière d’habiter le temps autrement. De lui donner une autre forme. Pour s’expulser vers les mondes d’ailleurs, les mondes parallèles, le spirituel, le divin et le beau…

Tuqus – Les rituels méditerranéens est un film-concert immersif dédié aux musiques de transe qui jalonnent les peuples et les rivages du bassin méditerranéen. Le projet traversera plusieurs pays – Tunisie, Maroc, Égypte, Italie, Grèce, Liban – pour capter la force vivante de la transe : des moments de guérison, de passage, de célébration, de résistance, où la musique devient langage universel, mémoire collective, outil de transformation.

Infos pratiques

  • Durée : 1h10
  • Tout public 15€ / Yoot 5€
  • Sur réservation auprès de L'Atelline
  • Programmé par L’Atelline dans le cadre de la Saison Méditerranée, avec le soutien de Montpellier Méditerranée Métropole et de l’Institut français
  • En complicité avec la Caravane Arabesques, Cinemed et la MRI
  • Distribution : Wideworld Sound System 

Fin de soirée au Rockstore

22h30 : Soirée Cinemed avec DJ. Soirée de clôture festive de la journée point d’orgue, proposée par le Festival Cinemed.

Entrée gratuite

Site internet Rockstore