Carré Sainte-Anne

Le Carré Sainte-Anne est un espace d'art contemporain ouvert gratuitement au public. Les grands noms qui y exposent ont comme défi de construire leurs expositions autour de la monumentalité et de la charge symbolique de cet écrin.

Présentation

Vue d'expositionVoir l'image en grand Vue d'exposition © PSÉglise néogothique désacralisée à la fin des années 1980, le Carré Sainte-Anne s’est métamorphosé au fil du temps pour devenir depuis 2011 un espace d’exposition d’art contemporain.

 

Exigence et excellence sont les valeurs qui animent le directeur artistique du Carré Sainte-Anne, Numa Hambursin, dont la ligne empreinte d’une véritable subjectivité le conduit à des propositions hors des sentiers battus.

 

Depuis 2011, des artistes de la qualité de Desgrandchamps, Garouste, Pagès, Di Rosa, Ocampo, ou encore Combas, se sont attachés à entrer en résonance et à construire des expositions autour de la monumentalité et de la charge symbolique de cet écrin.

Pratique

Coordonnées Voir l'image en grand Agrandir le plan

2, rue Philippy — 34000 Montpellier
T +33 (0)4 67 60 82 11

Situer sur une carte

Horaires d'ouverture

Du mardi au dimanche (sauf 25 décembre, 1er janvier et 1er mai)
Hiver : 10h - 13h et de 14h - 18h / Eté : 11h - 13h et 14h - 19h

Visites guidées hebdomadaires

Le dimanche 11h, 14h30 et 16h

Visites guidées en groupe

Réservations obligatoires par mail : visites@ville-montpellier.fr ou par tél. : 04 67 66 88 91

Entrée libre et gratuite pour tous les publics / Accessibilité aux personnes handicapées

Barthélémy Toguo

Voir l'image en grandDéluge

22 juin - 6 novembre 2016

Vernissage le mardi 21 juin 2016 à 18h

« L’artiste doit s’inspirer de son temps et travailler avec son temps pour être au cœur de l’Histoire. » Barthélémy Toguo

« Déluge » un témoignage historique
Des cercueils au sol, des aquarelles aux murs évoquant les guerres, les tremblements de terre, les attentats… L’exposition que Barthélémy Toguo a conçu pour le Carré Sainte-Anne aborde toutes les facettes du déluge : la destruction tout d’abord, puis la mort et enfin la résurrection.
Le déluge est un thème que l’artiste camerounais, véritable observateur de son époque, traite en toute logique. Même s’il sait prendre la distance nécessaire, la télévision, la radio, les journaux, nourrissent réellement son travail artistique. Pour lui, l’artiste a le devoir de retranscrire la mémoire de tous ces évènements pour les générations futures.

Le Carré Sainte-Anne entièrement investit
Du sol, aux cimaises, en passant par les voûtes historique du Carré Sainte-Anne, l’ensemble de l’espace d’art contemporain sera occupé. Une manière d’accentuer l’effet pesant et dramatique dans lequel Barthélémy Toguo souhaite inscrire l’exposition « Déluge ».
Cinquante-quatre cercueils de différentes tailles, en bois clair, seront disposés au sol en hommage aux victimes des désastres actuels. Sur les murs, douze aquarelles réalisées sur papier marouflés abordant les thèmes dramatiques liés au déluge. Deux œuvres de plus grand format seront réalisées sur place.
Les œuvres seront agencées de façon symbolique créant ainsi un théâtre ouvert à tous.

Barthélémy Toguo un artiste polyvalent engagé
Né en 1967 au Cameroun, Barthélémy Toguo vit et travaille à Paris et à Bandjoun. Artiste pluridisciplinaire, il exprime à travers différents medium - peinture, aquarelle, photographie, sculpture, estampe, installations, performances - ce que lui inspire la société contemporaine au travers de thèmes universels. Il aborde notamment dans ses travaux des thématiques telles que la place de l’homme dans la société contemporaine et plus largement dans l’univers, les flux migratoires, l’échec des leaders africains ou encore le devoir de mémoire consécutif aux crimes contre l’humanité.
Tantôt ouvertement provocatrices, tantôt subtilement subversives, ses œuvres ne laissent en tout cas pas indifférents.
Barthélémy Toguo est par ailleurs en compétition pour le Prix d’arts plastiques Marcel Duchamp dont le lauréat sera révélé le 18 octobre prochain.

Commissariat : Les amis du musée Fabre

Carole Benzaken

 
 
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YOD
 

27 janvier - 22 mai 2016

 

« La splendeur qui était tout autour était semblable à celle de l'arc-en-ciel, lorsqu'il se forme dans la nuée un jour de pluie » (Ezéchiel 1, verset 28)

Le livre d'Ezéchiel est un texte d'une richesse poétique et d'une puissance symbolique inégalées. Les visions mystérieuses de ce prophète hébreu en exil à Babylone, qui apparaît également dans le Coran sous le nom de Dhul Kifl, ont donné naissance à des mots et des images dont le souffle a nourri l'histoire des hommes et de l'art. La tradition chrétienne interprète la vision du chariot de Dieu, le tétramorphe, quatre animaux qui « avaient la ressemblance d'un homme » et qui étaient « comme des charbons de feu ardent », comme la représentation allégorique des Evangélistes Luc, Marc, Mathieu et Jean. Elle apparaît dans d'innombrables peintures et sculptures, La Vision d’Ezéchiel de Raphaël au Palazzo Pitti de Florence, le tympan préservé de la Cathédrale de Maguelone. Les paraboles du livre d’Ezéchiel, le bois de vigne, le grand aigle et la cime d'un cèdre, la lionne et ses lionceaux, illustrent le courroux de Dieu, ses reproches et menaces contre l'idolâtrie, des prophéties contre les nations, mais aussi la promesse des temps messianiques et de l'Alliance de paix, l'espérance et la fin de l'exil. Ainsi la vallée désertique des ossements, la vision des os desséchés qui reprirent vie, cette résurrection que Michel-Ange a peinte dans la fresque du Jugement dernier : « Mon peuple, voici, je vais ouvrir vos sépulcres et je vous tirerai hors de vos sépulcres » (Ezéchiel 37, verset 12).

« Je vis donc, et voilà un tourbillon de vent qui venait de l'Aquilon, une grosse nuée ; et un feu qui l'environnait, et une splendeur tout autour, au milieu de laquelle on voyait comme un métal qui sort du  feu » (Ezéchiel 1, verset 4)

De même que les grands textes fondateurs de l'Ancien Testament, les mystères de la lumière et de l'apparition, les questions de vibration, de métamorphose et de perception sont au cœur de l'œuvre et de la réflexion de Carole Benzaken. Le récit que je lui fis de l'église qui précédait Sainte-Anne en son emplacement, dont les voûtes regorgeaient d'ossements humains retirés des anciens charniers, devait la convaincre du lien avec son travail récurrent sur Ezéchiel 37, un entrelacs de symboles tant personnels qu'étrangers qui convergeaient. Les cuves Saviv saviv, du dessèchement à la résurrection par le tamis de la lumière, étaient un premier pas. Il fut suivi de la conception de la structure YOD qui allait héberger ces dernières, véritable sculpture éphémère en soi et pilier de l'exposition. Yod est la dixième lettre de l'alphabet hébreu et l'initiale du prénom du prophète Yechezq'l , « Dieu fortifiera ». Elle représente la main qui féconde, qui sème, qui transmet, le germe, la graine qui si petite qu'elle soit contient l'Arbre. De forme semblable à la lettre, cette structure a deux faces distinctes, celle de l'extinction et celle de l'éblouissement, celle de « l'airain très luisant », du « métal qui sort du feu ». Faut-il y voir une chapelle dans l'église, un tombeau, un mausolée, un tumulus, le souvenir d'un temple oublié, d'une tente de pèlerinage, ou bien la seule chimère d'une artiste conquise par la beauté d'un texte qui célèbre la musique des vivants contre le vacarme des morts ?

« Southern trees bear strange fruit / Blood on the leaves and blood on the root / Black bodies swinging in the southern breeze / Strange fruit hanging from poplar trees »

« Les arbres du Sud portent un fruit étrange / Du sang sur les feuilles et du sang sur les racines / Des corps noirs qui se balancent dans la brise du Sud / Un fruit étrange suspendu au peuplier »

Ces vers sont extraits d'une chanson composée en 1946 par Abel Meeropol et interprétée par Billie Holiday. La force imagée des mots donne à un épisode sinistre de l'histoire, les Necktie Party, la pendaison des noirs dans le Sud des États-Unis érigée en spectacle, une portée allégorique et universelle. Tel un arbre nu en hiver, noyé dans les vapeurs de la brume, dans la fumée d'un crépuscule sur une terre chaude, Strange Fruit, tout de verre feuilleté, lance un dernier écho ombrageux aux vitraux sans nuances de Sainte-Anne. Le cycle, encore, de la naissance, de la mort et de la résurrection. L'exposition conçue par Carole Benzaken pour Sainte-Anne est sans doute la plus littéraire, ou mieux textuelle, que ce lieu ait connue. Les mots, les lettres donc, y tiennent autant leur place, qu'ils soient visibles ou enfouis, que les œuvres mêmes. Les visions nées de nos songes ont toujours l'évanescence d'une parole diluée et d'une image engendrée, l'une et l'autre à jamais confondues.

 

Commissariat : Numa Hambursin

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