Carré Sainte-Anne

Le Carré Sainte-Anne est un espace d'art contemporain ouvert gratuitement au public. Les grands noms qui y exposent ont comme défi de construire leurs expositions autour de la monumentalité et de la charge symbolique de cet écrin.

Présentation

Vue d'expositionVoir l'image en grand Vue d'exposition © PSÉglise néogothique désacralisée à la fin des années 1980, le Carré Sainte-Anne s’est métamorphosé au fil du temps pour devenir depuis 2011 un espace d’exposition d’art contemporain.

 

Exigence et excellence sont les valeurs qui animent le directeur artistique du Carré Sainte-Anne, Numa Hambursin, dont la ligne empreinte d’une véritable subjectivité le conduit à des propositions hors des sentiers battus.

 

Depuis 2011, des artistes de la qualité de Desgrandchamps, Garouste, Pagès, Di Rosa, Ocampo, ou encore Combas, se sont attachés à entrer en résonnance et à construire des expositions autour de la monumentalité et de la charge symbolique de cet écrin.

Pratique

Coordonnées Voir l'image en grand Agrandir le plan

2, rue Philippy — 34000 Montpellier
T +33 (0)4 67 60 82 11

Horaires d'ouverture

Du mardi au dimanche (sauf 25 décembre, 1er janvier et 1er mai)

Hiver : 10h - 13h et de 14h - 18h / Eté : 11h - 13h et 14h - 19h

 

Visites guidées hebdomadaires
Le dimanche 11h, 14h30 et 16h
Visites guidées en groupe
Réservations obligatoires par mail : visites@ville-montpellier.fr ou par tél. : 04 67 66 88 91

 

Entrée libre et gratuite pour tous les publics / Accessibilité aux personnes handicapées

JonOne

 
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Above and below


24 juin - 1er novembre 2015

 

Vernissage le mardi 23 juin 2015 à 18h30


JonOne est un personnage de roman. Né de parents dominicains ayant fui le régime de Trujillo, John Andrew Perello est né en 1963 dans le quartier de Harlem, à New-York. « La force de la rue emportait tout. La rue m'excitait. » Adolescent, il est marqué par l'image fulgurante du métro tagué roulant à pleine vitesse, une traînée étincelante de lumière et de couleurs vives, un appel à la fuite et à la liberté, l'intuition, déjà, d'une beauté inattendue du monde qui peut surgir en tout lieu et en chaque instant. Le jeune graffeur, qui couvre la ville sans limites de son nom, se distingue vite des autres artistes urbains new-yorkais. La figure, comme moyen d'expression, de révolte ou d'ironie, est balayée par l'exploration des possibilités de la couleur, son mouvement, sa générosité sensuelle, sa fraîcheur, l'éblouissement qu'elle peut provoquer entre hallucination et plaisir charnel. Quelques décennies plus tard, ces obsessions premières n'ont pas quitté le travail de JonOne et définissent encore sa singularité. Et puis, en 1987, le choix de la France qui devrait nous emplir de fierté. Les expositions dans les galeries qui s'enchainent, dans notre pays, dans le monde entier. Succès auprès du public, le plus jeune notamment, celui qui peine à pousser la porte de nos musées, succès auprès des médias, la Fondation Abbé Pierre, le Thalys, la bouteille de Perrier, bientôt un timbre, une toile intitulée «Liberté, Egalité, Fraternité» qui entre à l'Assemblée Nationale dans le Salon des Mariannes, la Légion d'Honneur, bref l'american dream en version française.

Mais pourquoi diable JonOne, malgré son incontestable popularité, n'est-il pas plus présent dans les institutions publiques de notre pays ? L'incompréhension, pour ne pas dire la surdité, du milieu de l'art contemporain pour tout ce qui touche de près ou de loin au street art, concept fourre-tout et repoussoir qui réunit le meilleur comme le pire faute d'être étudié et défini, est malheureusement plus qu'un conservatisme. Elle prend racine dans ce qu'il convient bien de définir comme une défiance vis-à-vis des goûts du grand public et d'artistes qui ne partagent pas les codes de l'art contemporain établi. Je confesse sans détours avoir pris part à ce dédain. Incontestablement, je me suis trompé. L'incroyable engouement de jeunes gens qui n'ont pas trente ans nous oblige à revoir notre logiciel. Et puis il y a JonOne. Considérons un instant son travail en oubliant le terme urbain. Regardons les toiles qu'il a réalisées spécifiquement pour Sainte-Anne sous l'angle de son admiration pour Miró et Matisse, à travers une filiation avec les grands maîtres américains de l'expressionnisme abstrait, de Kooning et surtout Pollock. Discutons de son appétit pour les couleurs les plus vives, de la manière dont il a cherché à occuper l'espace de Sainte-Anne de haut en bas, « Above and below ». En toute objectivité, est-il plus juste de parler d'un street artiste ou bien d'un artiste issu du street ? Par son parcours, sa personnalité enjouée et son talent, JonOne est considéré par les nouvelles générations d'artistes urbains comme un pionnier, comme l'un des seuls susceptibles de forcer le verrou du monde de l'art contemporain. Le positionnement atypique du Carré Sainte-Anne dans le paysage institutionnel français, entre exigence et souci de tous les publics, nous fixe pour objectif naturel de favoriser cette lame de fond et ce basculement idéologique.

 

Commissariat : Numa Hambursin

Léopold Rabus

 

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27 février - 3 mai 2015


Les fesses blanches et nues d'une jeune femme tenant entre ses doigts fripés un canari, des poules de toutes espèces attirées par un halo de lumière divin dans un décor à la Friedrich, des granges de bois sombre habitées par des moineaux dessinant dans l'air par leur posture improbable des figures impossibles, cette lumière verdâtre et faible qui accentue les contrastes pour créer des atmosphères inquiétantes que l'on imagine extraites d'une nouvelle de Lovecraft, la campagne suisse interdite et sublimée, des personnages hors du temps, hors de leur époque, saisis dans leur silence et dans le mystère de leur vie, quelques êtres chimériques qui apparaissent au gré de perspectives déformées, hallucinées, et pourtant savamment construites. Au-delà de son admiration exprimée pour les grands maîtres du clair-obscur, Georges de La Tour et Caravage, pour Goya et Courbet, la peinture de Léopold Rabus fait preuve d'une virtuosité au service de l'invention d'un monde singulier et étrange, pénible à décrire et exprimer. Elle soulève immanquablement l'une des questions obsédantes de la peinture contemporaine confrontée aux flux de photographies et de vidéos : vivre de chair ou d’images ?

 

Léopold Rabus est né en 1977 en Suisse, à Neuchâtel, où il vit toujours. Il est un artiste emblématique de sa génération en Europe, notamment par sa volonté d'accompagner la peinture, le cœur de son travail, d''installations et de sculptures capables d'investir un lieu comme le Carré Sainte-Anne et de plonger le spectateur dans une ambiance propre à modifier son regard sur les toiles et à interférer sur ses perceptions sensorielles. L'odorat et le toucher, avec l'Arc en foin, mais également l'ouïe avec ce bruit de goutte-à-goutte familier des campagnes, sont ainsi convoqués. Nous avons tenu, pour cette carte blanche au Carré Sainte-Anne, à ce que Léopold Rabus puisse exprimer son univers mental sans restriction, à travers toute l'étendue de sa palette artistique. Les volumes côtoient ainsi les toiles, les plus petits formats les plus grands, les tableaux anciens ceux réalisés spécifiquement pour l'exposition, dans une mise en scène agencée par l'artiste. Les œuvres de Léopold Rabus sont présentes dans certaines des plus grandes collections suisses et internationales, qu'elles soient publiques (Museum zu Allerheiligen Schaffhausen, Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel, Gemeentemuseum de La Haye, MUDAM de Luxembourg, MONA de Tasmanie en Australie...) ou privées (Collection Anna et Michel Haas à Berlin, Collection Olbricht à Essen...).    

 

Commissariat : Numa Hambursin

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