Aller au contenu principal
Temps de lecture : 3 minutes

Insectes et arthropodes utiles au jardin

Les plantes et les insectes sont à la base du fonctionnement de nombreux écosystèmes. Sans plantes, pas de nourriture, pas d’oxygène, pas de fraicheur, pas de terre… Et sans insectes… pas de plantes ! Ces deux grands groupes représentent environ 90% des espèces présentes sur Terre. C’est pourquoi la diminution des populations d’insectes lance un signal d’alerte décisif pour le maintien des écosystèmes.

Dans un environnement complexe et fonctionnel, chaque espèce peut ainsi remplir sa fonction sans proliférer, étant naturellement régulée par son prédateur. Ainsi, les coccinelles régulent les pucerons et les araignées s’occupent des mouches, et s’inscrivent dans la liste des insectes utiles au jardin.

Un écosystème fonctionnel repose sur une diversité importante d’espèces, et donc de fonctions accomplies, ainsi qu’un équilibre entre chacune de ces espèces.

Les pollinisateurs

Les pollinisateurs sont aujourd’hui en fort déclin en raison des activités humaines et de l’agriculture intensive. La sauvegarde des pollinisateurs est un enjeu majeur, la sécurité alimentaire des sociétés humaines et la pérennité du monde végétal en dépendent.

La pollinisation est assurée par l’abeille domestique qui produit le miel, mais aussi et surtout par les pollinisateurs sauvages qui sont assez méconnus. Les pollinisateurs sauvages sont très diversifiés, on compte notamment plus de 900 espèces d’abeilles sauvages en France, il s’agit d’espèces solitaires qui ne nécessitent pas de ruches.

Les pollinisateurs sauvages : abeilles sauvages, syrphes, coléoptères et papillons sont indispensables à la pollinisation des espèces végétales sauvages mais aussi cultivées.

Comment protéger et favoriser les pollinisateurs ?

  • Préserver la flore spontanée (laisser se développer les plantes indigènes) et opter pour une gestion écologique des jardins 
  • Réaliser une fauche tardive des espaces enherbés qui permettent aux insectes de profiter de la floraison des différentes espèces.
  • Préserver des espaces non fauchés, espaces laissés en friche qui serviront de zones refuges. 
  • Planter des plantes locales fleuries. Des aromatiques : lavandes, romarins… Des espèces de prairie fleuries, des haies arbustives et arborées fleuries (aubépines, pruneliers, viornes, amandiers…). Diversifier les espèces plantées pour des floraisons étalées sur l’année.

Les détritivores

Ils permettent de décomposer et de recycler la matière organique dans le sol. Les collemboles, les cloportes, coléoptères, les larves de mouches ou les mille pattes font partie de ce groupe fonctionnel.

Favoriser les insectes et arthropodes utiles au jardin

Créer des habitats favorables pour les insectes dans votre jardin :

  • Dans les espaces verts et les jardins : conserver du bois mort (tronc, branches) et pratiquer le broyat de matière végétale pour pailler vos massifs ; conserver les coquilles d’escargots vides :  matières qui constituent autant d’habitats pour les insectes ; garder des zones enherbées non fauchées toute l’année, aménager des tas de sable et de terre, pierres, poser des hôtels à insectes…
  • Diversifier les types de milieux dans la conception des espaces : prairies, haies, boisements, quelques zones de terre nue ; autant de milieux qui seront favorables à différentes espèces

Découvrir aussi

Bons de végétalisation et dispositifs d'accueil de la faune

Montpellier, labellisée « Ville Nature », vous accompagne dans votre projet de végétalisation. Des « bons de végétalisation » sont mis en place gratuitement sur inscription par la ville afin de répondre à 5 objectifs précis : Embellir sa rue, et t...
Découvrir

Prendre soin des arbres

La Ville de Montpellier a rédigé une charte de l’arbre, afin d’indiquer les bonnes pratiques afin de redonner une place de choix à la nature en ville. Ce guide est à destination des décideurs, maîtres d’ouvrage, chefs de projets, paysagistes, urba...
Découvrir

Lutter contre les moustiques-tigres

Les œufs se développent principalement dans des récipients remplis d’eau, avant de devenir larves puis moustiques. Chaque individu se déplace dans un rayon de 50 à 200 m autour de son lieu de naissance, et pond à son tour. Pour prendre le problème...
Découvrir