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Chaleur fatale - Géothermie - Pompes à chaleur

Avec le solaire et le bois-chaleur, ces trois énergies renouvelables et de récupération complètent les ressources disponibles sur notre territoire pour atteindre les objectifs de production décarbonée et de neutralité carbone à l’horizon 2050.
Temps de lecture : 4 minutes

La récupération de chaleur fatale permet de valoriser les calories perdues liées par exemple aux datacenters, aux eaux usées du réseau, aux processus industriels ou encore aux incinérateurs de déchets ultimes.

La géothermie consiste à utiliser l’énergie thermique contenue dans le sol ou dans les nappes phréatiques souterraines pour chauffer ou refroidir un ou plusieurs bâtiments.

Une pompe à chaleur (PAC) fonctionne avec de l’électricité et permet de récupérer les calories d’une source extérieure à un bâtiment pour le chauffer. Cette source extérieure peut être de l’air, de l’eau ou le sol. Si elle fonctionne en mode inversée, la PAC peut alors également refroidir le bâtiment.

Objectifs

Afin d’atténuer les effets du dérèglement climatique, si le premier enjeu pour notre territoire est de réduire les consommations d’énergie des bâtiments et des transports, le deuxième est de consommer une énergie décarbonée. Cette dernière représente une part de 14,5% des consommations du territoire en 2019 dont seulement 3,4% produites localement (5,3% avec les pompes à chaleur).

Un scénario a été défini afin d’atteindre la neutralité carbone à horizon 2050 en augmentant le recours aux énergies renouvelables (EnR) produites.

Le Plan Climat Air Energie Territorial solidaire (PCAETs) affiche ainsi un objectif d’énergies renouvelables locales (produites sur le territoire de la Métropole) couvrant 44% de la consommation énergétique en 2050.

Exemple de réalisation

Le quartier Cambacérès alimenté par la plus grande centrale de géothermie sur nappe en France depuis 2024.

Foire aux questions

FAUX

Elle est issue d’un procédé dont la finalité n’est pas de produire de l’énergie. La chaleur serait perdue si elle n’était pas récupérée. Il ne faut donc pas lui attribuer l’éventuelle pollution du procédé industriel en question. La récupération de chaleur se fait au moyen d’échangeurs, associés ou non à des pompes à chaleur, et ne génère donc pas de pollution de l’air ou de l’eau.

VRAI

C’est l’un de ses usages principaux, notamment dans les quartiers denses où la demande est concentrée. Elle peut également alimenter une boucle d’eau tempérée pour permettre le chauffage ou le rafraichissement d’un ou plusieurs quartiers.

FAUX

Des « microséismes » peuvent être déclenchés par des travaux de forage pour des projets de géothermie profonde avec l’injection de fluides sous haute pression, comme cela a été le cas dans le Bas-Rhin en 2019 et 2020. Mais cela arrive lorsque les protocoles stricts ne sont pas respectés en termes de débits d’injection et de profondeurs de forage. Ce n’est pas l’installation géothermique qui est en cause mais le processus de travaux pour créer ces installations. Par ailleurs, la géothermie de surface n’est pas concernée par ces risques.

FAUX

La géothermie ne se concentre pas uniquement dans les zones volcaniques et thermales. Au contraire, la géothermie de surface inférieure à 200 mètres est exploitable sur la quasi-totalité du territoire français pour produire de la chaleur et du froid. Par contre, en zone volcanique, comme à Bouillante en Guadeloupe, il est possible de produire de l’électricité.

FAUX

Les pompes à chaleur géothermiques sur boucles ouvertes prélèvent de l’eau dans un aquifère et la rejettent dans la même nappe aquifère de manière à ne pas consommer ses réserves d’eau. Les installations sont, par ailleurs, soumises à plusieurs obligations comme une variation de température de l’eau dans la nappe obligatoirement inférieure à 4°C et des débits de pompes inférieurs à 80m3/h.

VRAI

Les unités extérieures des PAC aérothermiques qui fonctionnent en mode climatisation rejettent de la chaleur en été, ce qui fait augmenter les températures à l’échelle d’un bâtiment et d’un quartier.

VRAI

Selon son coefficient de performance énergétique (COP), elle restitue 3 à 5 fois plus d’énergie thermique que l’électricité consommée.

VRAI

Cela permet d’augmenter le taux d’autoconsommation du bâtiment et de réduire la facture énergétique. Cela est d’autant plus vrai en été si la PAC fournit également du froid au moment où les panneaux photovoltaïques produisent le plus d’électricité.

FAUX

Une PAC fonctionne à l’électricité. Même si l’électricité du réseau français est faiblement carboné, l’impact n’est pas nul. Mais surtout les PAC contiennent un fluide frigorigène qui est un puissant gaz à effet de serre. Selon l’ADEME, en 2022 les fuites de fluides frigorigènes des climatiseurs ont généré 6 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que le fonctionnement même des appareils.

FAUX

Une PAC air/air assèche l’air intérieur : un air trop sec peut créer divers problèmes de santé (comme des maux de gorge ou une sensation d’inconfort au niveau des voies respiratoires). Par ailleurs si une PAC n’est pas régulièrement et correctement entretenue elle peut devenir un nid à bactéries et autres agents pathogènes, facteurs d'allergies, qu'elle diffuse dans l'air dès qu'elle est en fonction.

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