La Politique de la Ville relève d’une compétence exercée par Montpellier Méditerranée Métropole. Elle constitue une politique de solidarité métropolitaine à destination des quartiers populaires, parmi les plus défavorisés. Sur notre territoire, les 10 Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville (QPV) identifiés par les services de l’État sont tous situés sur la ville centre de Montpellier :
- Aiguelongue
- Celleneuve
- Cévennes
- Gély – Figuerolles
- Lemasson – Croix d'Argent
- Mosson (La Paillade-Hauts de Massane)
- Paul Valéry – Pas du Loup – Val de Croze
- Petit Bard – Pergola
- Pompignane
- Tournezy – Saint-Martin

Engagements Quartiers 2030

Le service Politique de la Ville met en œuvre les objectifs opérationnels du Contrat de Ville « Engagements Quartiers 2030 », signé pour la période 2024-2030. Ce contrat traduit une volonté de renouvellement des pratiques, en s’appuyant sur des enjeux locaux identifiés avec les habitants et adaptés aux spécificités de chaque quartier.
Cette approche rompt avec les anciennes logiques fondées sur des piliers uniformes, pour privilégier une territorialisation renforcée des actions, promesse d’une efficacité renforcée et de modes d’intervention innovants.
Le service et sa gouvernance
Pour couvrir la nouvelle géographie prioritaire, délimitant 10 QPV tous situés sur la ville centre de Montpellier, le service Politique de la Ville s’appuie sur 5 chefs de projets territoriaux, interlocuteurs directs des acteurs locaux, des associations et des habitants. Ils sont chargés de piloter et d’animer cette politique publique, en étroite collaboration avec l’État et les autres partenaires du Contrat de Ville (Région, Département, CAF et les bailleurs sociaux), ainsi qu’avec l’ensemble des services municipaux et métropolitains.
Ils contribuent à rendre plus lisibles les politiques publiques mises en œuvre sur les territoires et interviennent sur l’ensemble des thématiques du Contrat de Ville à travers les différentes instances de concertation, de programmation et de décision. Ils assurent également un travail d’ingénierie de projet, ainsi qu’une fonction de veille, d’alerte et de proposition.
Appel à projets annuel
Important : l’appel à projet Contrat de Ville 2026 est clôturé. L’appel à projet Contrat de Ville 2027 sera prochainement ouvert.
L’année 2027 sera marquée par l’évaluation à mi-parcours de la nouvelle génération des contrats de ville « Engagements Quartiers 2030 ». Dans cette perspective, et afin de maintenir les interventions au sein des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), nous vous informons du lancement de l’appel à projets 2027 destiné à soutenir et renforcer les actions menées en direction des habitants des quartiers prioritaires de Montpellier Méditerranée Métropole.
Cet appel à projets s’adresse aux associations régies par la loi de 1901, aux établissements publics locaux d’enseignement (EPLE) ainsi qu’à tout organisme à but non lucratif. Les structures sont éligibles dès lors qu’elles sont régulièrement déclarées, à jour de leurs obligations fiscales et sociales, et qu’elles s’engagent à respecter les valeurs de la République par la signature du contrat d’engagement républicain.
Les demandes de subventions doivent être déposées sur la plateforme nationale Dauphin :
Retrouvez les différents documents nécessaires pour le dépôt de votre projet dans la section "Documents à télécharger".
Les porteurs de projets n’ont qu’une seule saisie à effectuer sur Dauphin pour solliciter des subventions, aussi bien auprès de l’État (pour les crédits spécifiques de la politique de la ville) que de la Ville de Montpellier, de Montpellier Méditerranée Métropole et de la CAF.
Concernant l’État (pour les crédits autres que ceux de la politique de la ville – BOP 147), le Département et la Région, il est nécessaire de déposer des demandes de subvention selon les modalités propres à chacune de ces institutions, présentées dans les annexes ci-contre.
Le bilan intermédiaire de l’année 2025 devra obligatoirement être déposé sur Dauphin lors de la demande.
À défaut, votre dossier ne pourra pas être étudié et sera déclaré irrecevable.
Pour toute question ou accompagnement dans l’élaboration de votre dossier, l’équipe projet du contrat de ville reste à votre disposition.
Évaluation du Contrat de Ville
L’évaluation est une étape essentielle du Contrat de Ville. La loi LAMY du 21 février 2014 rappelle que « les contrats de villes fixent (…) les moyens d’ingénierie pour l’élaboration, la conduite et l’évaluation du contrat de ville, les indicateurs permettant de mesurer les résultats obtenus, (…) des indicateurs et éléments d’appréciation qualitative issus de l’observation locales.»
Avant l’évaluation finale des nouveaux Contrats de Ville « Engagements Quartiers 2030 », l’évaluation à mi-parcours permet de vérifier, à mi-chemin du programme, que les actions menées dans les quartiers prioritaires répondent bien aux besoins des habitants et produisent les effets attendus. Entre fin 2026 et mi 2027, les partenaires doivent analyser ce qui fonctionne, ce qui progresse et ce qui doit être ajusté. C’est un moment clé pour faire le point, ajuster la stratégie et préparer la suite.
L’évaluation à mi-parcours poursuit 3 objectifs majeurs :
- Mesurer les résultats obtenus : identifier les avancées concrètes, les actions qui fonctionnent et celles qui doivent être renforcées.
- Réajuster les priorités : adapter les programmes d’action si les besoins des habitants évoluent ou si certaines interventions doivent être réorientées.
- Préparer l’évaluation finale : poser les bases de l’analyse globale qui sera menée en fin de contrat.
Cette démarche, prévue par la loi, constitue une condition indispensable pour garantir l’efficacité des politiques publiques dans les quartiers prioritaires.
L’évaluation ne vise pas à examiner l’ensemble du contrat de ville. Elle se concentre sur quelques focales évaluatives, choisies pour leur impact direct sur la vie des habitants. Ce choix permet une analyse plus fine, plus utile et plus opérationnelle.
La démarche associe l’ensemble des partenaires du contrat de ville : État, Métropole, Ville, CAF, Département, Région, bailleurs, associations, acteurs de terrain et habitants.
Elle repose sur plusieurs étapes :
- Analyse des actions financées et des résultats obtenus.
- Étude des données locales (emploi, accès aux droits, services, jeunesse…).
- Entretiens avec les institutions et les acteurs associatifs.
- Ateliers de travail pour partager les constats et proposer des améliorations.
- Synthèse des conclusions et formulation de recommandations.
Cette méthode garantit une évaluation collective, transparente et ancrée dans la réalité des quartiers.
En prenant le temps d’évaluer, la collectivité s’assure que le Contrat de Ville reste un outil efficace, cohérent et utile. Cette étape permet de construire une politique de la ville plus juste, plus adaptée et plus proche du terrain, au bénéfice des habitants.
Rapport annuel sur la politique de la Ville
Le décret n° 2015 1118 du 3 septembre 2015 fixe les modalités de présentation du rapport annuel sur la situation des collectivités au regard de la politique de la ville. Il rappelle que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) signataires d’un contrat de ville doivent présenter chaque année à leur assemblée délibérante un rapport détaillant les actions menées sur leur territoire ainsi que les orientations et programmes destinés à améliorer la situation des quartiers prioritaires.
Les conseils citoyens présents sur les territoires concernés sont consultés en amont sur le projet de rapport, qui doit ensuite être débattu au sein du conseil municipal et du conseil communautaire.
Afin de renforcer la cohérence du suivi annuel, il a été proposé aux partenaires du Contrat de Ville de s’appuyer sur ce rapport pour présenter le bilan de la mise en œuvre du contrat sur les 12 quartiers prioritaires, puis sur les 10 quartiers concernés à partir de 2024.
Ce rapport doit exposer les principales orientations du contrat de ville, notamment en matière de gouvernance et de modalités de mise en œuvre. Il doit également présenter :
- le bilan des actions menées au bénéfice des habitants au cours de l’année écoulée ;
- l’évolution de la situation des quartiers prioritaires au regard des objectifs de la politique de la ville ;
- les perspectives d’amélioration fondées sur les résultats obtenus et les moyens mobilisés ;
- les ajustements nécessaires pour poursuivre les objectifs du contrat, y compris en matière de mobilisation du droit commun.