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Itinerario pedagógico: descubrir el río Lez

Temps de lecture : 13 minutes

Descubre un sendero didáctico compuesto por 10 paneles instalados en la ribera del Lez, creado con motivo del Día Nacional "Todos resilientes ante el riesgo":

  • Distancia: 1,2 km
  • Duración: 20 minutos

1. Un peu d'histoire

L’occupation du bassin versant du Lez remonte à l’époque du Néolithique avec les premières sédentarisations de population. C’est avec le rayonnement de la ville romaine de Nîmes que débutent les aménagements du Lez. Ils commencent avec le développement des échanges maritimes et la mise en place du port de Lattes. Déjà, la création de chenaux ou d’endiguements sur la partie aval a pour but de réduire les caprices des crues soudaines et violentes typiquement méditerranéennes.

Sur la partie amont, les aménagements sont dus, pour la plupart, au développement des activités qui utilisent la puissance hydraulique comme les moulins et les usines. On a dénombré 18 seuils, jusqu’au pont Juvénal, dont certains sont encore en activité. Leur suppression sans accompagnement a influé sur les niveaux de la nappe souterraine et entraîné des désordres sur les cours d’eau ainsi que sur leurs berges (érosion, enfoncement du lit…).

L’occupation et la pratique des sols ont largement évolué depuis le début du XXe siècle. Le bassin versant a d’abord subi une importante déforestation avec l’activité pastorale qui a favorisé l’érosion. Plus tard, l'imperméabilisation des sols a aggravé le phénomène d'érosion des berges, dû au manque de sédiments et de matières organiques. 

Depuis, le territoire s’est revégétalisé entraînant une fixation des sédiments sur les versants qui n’ont plus alimenté les cours d’eau. Ces derniers manquent de matière et ont tendance à éroder plus encore leurs berges et le fond du lit.

Dans les années 1980, le Lez a été aménagé pour contenir les crues et permettre l’extension de Montpellier vers la mer. Montpellier Méditerranée Métropole a poursuivi l’aménagement du Lez plus au Sud dans les années 2010 pour protéger Lattes. Aujourd’hui, l’action de Montpellier Méditerranée Métropole, en lien étroit avec le syndicat du bassin versant du Lez, l'EPTB Lez, vise à améliorer la prise en compte du fonctionnement naturel des cours d’eau (maintien de la biodiversité, des zones humides…) tout en s’attachant à réduire les phénomènes d’inondation.

Le saviez-vous ?

Il existe deux autres cours d’eau en France nommés Lez : l’un dans la Drôme/Vaucluse et l’autre dans l’Ariège. Seul le Lez héraultais est un fleuve.

2. S'adapter au changement climatique

Le lien entre dérèglement climatique et épisode méditerranéen pouvant intensifier les phénomènes d'inondation est désormais établi.

Selon le réseau d'expertise sur les changements climatiques en Occitanie, sur les changements climatiques, « Les cumuls annuels de précipitations ont légèrement diminué, mais les pluies extrêmes tendent à devenir plus intenses. Les tensions sur la ressource en eau vont augmenter, avec des cumuls annuels de précipitations en baisse, des changements de répartition des précipitations sur l’année, des pluies extrêmes plus fortes et des sécheresses, notamment des sols, plus fréquentes et plus intenses. »

Au-delà, les rapports du GIEC, Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat, insistent sur l’augmentation de la fréquence et de l’intensité de plusieurs types d’événements météorologiques extrêmes : fortes précipitations, inondations, mais aussi canicules, sécheresses et feux de forêt. Le pourtour méditerranéen est aujourd'hui qualifié comme un des hots spots mondiaux du réchauffement climatique.

Le défi à relever consiste donc aujourd’hui à atténuer l’ampleur du dérèglement climatique et la gravité de ses impacts autant qu’à s’adapter aux modifications attendues.

Le saviez-vous ?

À ce jour, il tombe à Montpellier une moyenne de précipitations annuelles comprise entre 600 et 800 mm avec des minimales de l’ordre de 300 mm et des maximales de l’ordre de 1 400 mm. Le débit centennal qui a 1 chance sur 100 de se produire chaque année est de 900 m3/s à Montpellier.

3. Gérer le ruissellement urbain

L’imperméabilisation des sols et l’intensité des pluies sont responsables du ruissellement urbain. Les épisodes méditerranéens, parfois difficilement prévisibles et particulièrement violents, se caractérisent par de fortes pluies en très peu de temps, engendrant du ruissellement pluvial en milieu urbain et des « crues éclairs ».

Depuis plusieurs années, la stratégie de gestion des eaux pluviales sur le territoire de Montpellier Méditerranée Métropole vise à gérer ces eaux de ruissellement pour en réduire les conséquences. Les actions engagées favorisent l'infiltration de l'eau dans les sols. 

En agissant à la source, ces actions permettent de recharger les nappes d'accompagnement des cours d'eau, améliorent la qualité de l'eau et des milieux aquatiques et contribuent à réduire les inondations. Ces solutions sont intégrées dans les documents de planification : le Plan Local d'Urbanisme Intercommunal (PLUi) et le Plan de Prévention des Risques d'Inondation de Montpellier (PPRI), en intégrant le volet ruissellement urbain.

Le saviez-vous ?

Une noue est une sorte de petit fossé végétalisé avec des pentes douces. Elle recueille l'eau de pluie et de ruissellement pour la laisser s'infiltrer afin de reconstituer les nappes souterraines et éviter l'assèchement des sols.

4. Etre acteur de sa sécurité

Inondations, vents violents, canicules, feux de forêt… Montpellier est un territoire à risques. La sécurité est l’affaire de tous : autorités et citoyens.

S'informer

Se préparer

Réduire sa vulnérabilité

  • Un diagnostic gratuit et des aides publiques existent pour financer des travaux de protection (ex. : batardeaux contre les inondations).
  • En zone de feu de forêt, débroussaillez votre terrain pour protéger votre habitation, vos voisins et faciliter l’intervention des pompiers.

S'engager

Engagez-vous et soyez solidaire. Plusieurs dispositifs citoyens permettent à des volontaires de s'investir au service de l'intérêt général : sapeur-pompier volontaire, associations agrées de sécurité civile, réserves...

Le saviez-vous ?

La réserve citoyenne de Montpellier, créée en 2021, réunit des bénévoles qui contribuent a sensibiliser les populations aux risques et a intervenir en appui des services en cas de crise exceptionnelle. Un engagement ouvert a tous les habitants !

5. Le seuil du pont Juvénal

Au XIIe siècle, le port Juvénal permet à Montpellier de développer ses activités commerciales avec les autres villes de la méditerranée. Le Lez était aménagé pour permettre la circulation des navires marchands entre Montpellier et la mer. Bois, tonneau, nourriture, laine et autres marchandises, transportés par des barges, y ont transité jusqu’au milieu du XIXe siècle. 

Aujourd’hui, le pont Juvénal fait partie intégrante du quartier Antigone. À proximité, un seuil vise à réguler le plan d’eau en amont pour conserver un plan d’eau stable et esthétique devant l’hôtel de région. 

Ce seuil est régulé mécaniquement par des flotteurs logés dans les chambres de régulation de part et d’autre du Lez. Il s'abaisse au fur et à mesure de la crue pour ne pas perturber les écoulements. Il s'agit aussi de maintenir un tirant d’air sous les deux passerelles piétonnes qui enjambent le fleuve.

Le saviez-vous ?

L'amont ("vers la montagne") est la direction de lieu de "naissance" d'un cours d'eau quand l'aval ("vers la vallée") est la direction de la fin du cours d'eau.

6. La mémoire des inondations

Les repères de crues témoignent des inondations passées, qu’elles soient issues des cours d’eau, du ruissellement ou de la submersion marine.

Onze grandes crues ont été recensées depuis un siècle sur le Lez : octobre 1891, octobre 1907, septembre 1933, décembre 1955, septembre 1963 et septembre 1976. À cette liste, s’ajoutent les dernières crues de décembre 2002, décembre 2003, septembre 2005, septembre et octobre 2014 et août 2015.

En 2014, l’inondation d’octobre, précédée d’événements pluvieux importants en septembre, a particulièrement touché les quartiers nord-ouest de Montpellier, sans faire de victime. La crue du Lez, la plus forte depuis 1976, a permis de confirmer la fiabilité des aménagements de protection contre les inondations réalisés à Montpellier et Lattes. 

En 2015, l’événement du 23 août a entraîné une montée très rapide des cours d’eau du bassin versant jusqu’en limite de débordement ainsi que des phénomènes de ruissellement pluvial très marqués.

Le saviez-vous ?

On appelle crue une augmentation de débit d’un cours d’eau. La plus importante observée sur le Lez est celle de 1933. Chaque année, plusieurs vigilances météorologiques "Orages" et "Pluie-inondation" sont émises sur le département de l'Hérault.

Une centaine de repères de crues est apposée sur l'ensemble du bassin versant du Lez et de la Mosson

7. Le Lez dans les quartiers Antigone et Richter

Au début des années 1990, l’extension de montpellier se poursuit vers la mer. La construction allie urbanisation, aménagements hydrauliques et végétalisation autour des cours d’eau avec, pour objectif, de contenir les crues dans les quartiers Antigone et Richter. 

L’architecte du quartier Antigone, Ricardo Bofill, a intégré la présence du Lez dans ses plans permettant ainsi aux habitants d’accéder facilement aux rives du fleuve. Il a aussi imaginé un espace privilégié d’expansion du fleuve en cas de crue. 

Ainsi, les quais du Pirée autorisent le Lez à déborder sur la voirie de même sur les passerelles piétonnes. Aujourd’hui, le projet urbain se poursuit toujours à proximité du Lez. 

D’autres grands noms de l’architecture ont rejoint les bords du fleuve environnés de plusieurs constructions remarquables comme, par exemple, l'arbre blanc imaginé par Sou Fujimoto, la bibliothèque universitaire de Richter par René Dottelonde ou encore l’Hôtel de Ville par jean nouvel et François Fontès.

Le saviez-vous ?

Le Lez est un fleuve héraultais qui prend sa source à Saint-Clément-de-Rivière et débouche dans la méditerranée à Palavas-les-Flots après avoir traversé les communes des Matelles, Prades-le-Lez, Montferrier-sur-Lez, clapiers, Montpellier, Castelnau-le-Lez et lattes. La surface du bassin versant du Lez est de 194 km2. 

Son débit moyen est de 2,5 m3/s. Son débit d’étia­ge est de 0,18m3/s en amont et 0.65m3/s dans la traversée de Montpellier. Son débit pour une crue centennale est de 900m3/s.

8. Se protéger des inondations

En période à risque, une veille continue est réalisée par la ville et Montpellier Méditerranée Métropole. Croisée avec les outils de surveillance, elle permet d’engager des actions préventives et de répondre aux situations imprévues.

Le plan communal de sauvegarde de Montpellier (PCS) est déclenché par la ville en cas d’événement à risque en articulation avec le dispositif orsec (organisation de la réponse de sécurité civile) et le plan intercommunal de sauvegarde (PICS). Il organise, avec l'appui d'un ensemble de services et dispositifs citoyens, la protection et le soutien des populations, notamment à l’aide des moyens suivants :

Les capteurs de crues

50 capteurs sont positionnés sur des points stratégiques et sensibles du territoire pour surveiller à distance les crues des cours d’eau en temps réel.

Les échelles limnométriques

Elles mesurent sur le terrain le niveau des cours d’eau et sont utilisées en cas de défaillance ou de panne des capteurs de crue.

Les cameras de vidéoprotection

Elles renforcent la capacité de surveillance du territoire et aident à la décision pour l’engagement de moyens.

La signalétique de l’espace public

Elle informe des zones pouvant être submergées par les eaux de débordement et de ruissellement. En période d'inondation, des barrières peuvent également être installées pour interdire toute circulation ou stationnement, en complément des feux unicolores. Les forces de police sont mobilisées au niveau des points bas les plus à risque jusqu’au moment de la décrue. Selon les sites, des véhicules sont évacués préventivement pour des raisons de sécurité (à l'image des quais du Pirée).

Le saviez-vous ?

Une part importante des victimes liées aux inondations aurait pu être évitée (1/3 sont liés aux déplacements en voiture, 75% ont lieu en vigilance orange, prédominance en zone rurale et pour des locaux). Ils seraient du a des comportements inappropriés ou des imprudences.

9. Pour un Lez préservé

Le Lez abrite un patrimoine naturel aquatique remarquable : l'entretien de ses berges, la collecte des déchets, le maintien de son débit d'étiage par des apports d'eau participent à sa préservation.

Entretenir les cours d’eau toute l’année

L’entretien de la végétation des berges, l’enlèvement des embâcles et des macrosdéchets sont assurés sur le Lez et ses affluents. Cet entretien contribue à la réduction des risques d’inondation en ville et au bon état écologique du cours d'eau.

Collecter les déchets

Des entreprises spécialisées mandatées par Montpellier Méditerranée Métropole, (dont une entreprise d'insertion professionnelle) assurent régulièrement le ramassage des déchets dans le fleuve. Un barrage flottant installé sous le pont Jean Zuccarelli permet aussi d’arrêter une partie des déchets transportés par le fleuve.

Maintenir un débit d’étiage sur le Lez

En période d’étiage (période de basse eau), le Lez a besoin d’un soutien de débit par un apport d’eau important. Montpellier Méditerranée Métropole a aménagé plusieurs points d’injection d’eau brute issue du réseau de la compagnie du Bas-Rhône Languedoc (BRL) pour garantir un débit d’étiage minimum de 650 l/s afin de préserver la faune et la flore. La plus importante restitution se situe à Lavalette. Sans ces apports, le Lez pourrait s’arrêter de couler durant l’été.

Préserver la biodiversité

Depuis plusieurs années, Montpellier Méditerranée Métropole installe des passes à anguilles sur les seuils pour faciliter la continuité écologique ; une contribution à la préservation de la biodiversité du fleuve, de Montpellier à la mer.

Le saviez-vous ?

Le Lez court sur 28 km. Ses affluents principaux sont la Mosson, le Lirou, la Lironde et le Verdanson.

Un bassin versant, c’est l'ensemble du territoire drainé par un cours d'eau principal et ses affluents, lesquels s'écoulent et convergent vers un même point de sortie. L’étiage, c’est le débit minimal d’un cours d’eau.

10. Les clapets du Moulin L’Évêque

Initialement, le Lez possédait une zone d’expansion des crues plus importante principalement en rive droite. Pour abaisser le niveau d’eau et réguler la dynamique des crues, des clapets ont été installés en 1995 au niveau du Moulin L’Évêque.

En période normale, ces clapets maintiennent un plan d’eau profond, utile pour la plaisance et les loisirs. En période de crues du Lez, les clapets s’abaissent pour laisser s’écouler l’eau et éviter les débordements vers les secteurs habités en amont. Ces clapets sont régulés automatiquement à l’aide d’une sonde de mesure de la hauteur d’eau, et d’un automate qui actionne des vérins hydrauliques pour les abaisser. 

Afin de permettre le passage des poissons, cet ouvrage est également équipé d'une passe à anguilles en rive gauche et d'une descente pour les embarcations de type canoé et kayak en rive droite.

Le saviez-vous ?

On distingue la rive droite de la rive gauche d'un cours d'eau, en se plaçant dans le sens du courant d'un cours d'eau - de l'amont vers l'aval - la rive droite est à droite et réciproquement pour la rive gauche.

Sur le Lez et jusqu’à la méditerranée, il existe 8 passes à anguilles.