Pavillon Populaire

En raison du confinement, le Pavillon Populaire est fermé jusqu'au 1er décembre minimum.
Le Pavillon Populaire est un espace d'art photographique ouvert gratuitement au public. Il affiche une programmation de haut niveau, en présentant les œuvres d’artistes de notoriété nationale et internationale. Trois expositions en moyenne s'y déroulent chaque année.

Informations COVID-19

En raison du confinement, le Pavillon Populaire est fermé jusqu'au 1er décembre minimum.

THE NEW YORK SCHOOL SHOW. Les photographes de l’École de New York, 1935-1965

Du 7 octobre 2020 au 10 janvier 2021

Cet automne, le Pavillon Populaire consacre sa nouvelle exposition aux photographes de « L'École de New York ». Avec THE NEW YORK SCHOOL SHOW, il s'agit de présenter, pour la première fois en Europe, un projet spécifiquement consacré à ce mouvement considéré comme une véritable révolution visuelle.

S'il est une ville qui est associée consubstantiellement au développement de la photographie américaine, c'est bien New York. Entre les années 1930 et la fin des années 1960, vivent et travaillent dans la métropole américaine un groupe de photographes affiliés à ce que l'on a appelé l'École de New York, mouvement artistique pluridisciplinaire qui correspond au renouveau de la vie artistique américaine après la Seconde Guerre mondiale.
De Bruce Davidson à Louis Faurer, en passant par Robert Frank ou Saul Leiter, Don Donaghy, David Vestal et quelques autres, ces photographes impulsent une liberté de prise de vue nouvelle et une stylistique de la photographie de rue qui viendront radicalement changer l'approche documentaire des faits sociaux, tablant sur une nouvelle vision subjective du décor urbain, à mille lieues de l'École humaniste européenne.

« La New York School habite mon âme. J'ai grandi dans les rues de Brooklyn, dans l'abondance des années cinquante, et j'étais adolescent lorsque Kennedy a été assassiné. Ce qui comptait, ce n'était pas de quelle partie de New York on venait, que ce soit du Bronx, de Brooklyn ou de Manhattan. Ce qui comptait, c'était votre expérience, vécue à travers le prisme de vos origines, de votre quartier... Et tous les points communs que nous partagions si facilement à l'époque. C'était une époque plus simple et compréhensive que ce qui nous attendait dans les années soixante. Devenir photographe en 1970 m'a donné l'opportunité de revisiter ma jeunesse à bien des égards.

Retrouvez les commissaires de l’exposition pour une visite privée en vidéo :

Des sous-titres sont disponibles sur cette vidéo, vous pouvez les activer en cliquant sur le bouton "sous-titres".

Voir l'image en grand Photo de l'exposition © Mathilde BOZIER pour l’AGENCE OUT OF FRAME

Et je suis donc devenu photographe de rue, du moins dans la forme.
Il n'y avait pas de New York School, mais des photographes, Frank, Klein, Faurer, Levinstein, Grossman et Davidson pour ne nommer qu'eux, dont les images m'ont montré ce qu'on pouvait faire avec un appareil photo, de la pellicule et une chambre noire. Et, alors que je découvrais le formalisme impeccable des modernistes, chez Weston ou Adams par exemple, et les expérimentations avant-gardistes des Européens, Moholy et Man Ray notamment, j'intériorisais également le mordant, le musc, l'humanisme profond de ces jeunes immigrants qui surent s'adapter pour survivre, vivre et prospérer dans les rues de New York. C'était mon monde qu'ils habitaient. Je comprenais leurs préoccupations et leurs choix. Je comprenais le pourquoi de leurs images. Et puis j'ai compris comment une photographie pouvait donner du sens bien au-delà de son sujet, un sens à la fois émotionnel et visuel.
Ce qui nous amène à la série d'expositions conçues et préparées par Jane Livingston à la Corcoran School of Art de Washington. Je me souviens avoir pensé « Haha ! Quelqu'un comprend. » Voilà une personne qui se rend compte qu'il y a eu un lieu, une période et une communauté, qu'on ne pouvait qu'appeler la New York School. Et enfin une publication, une bible, en quelque sorte. L'ouvrage de Jane, qui explique les diverses influences à l'origine de ce type de photographie véridique, expressive et personnelle, fondamentalement humaine, et pratiquée par un groupe de photographes non alignés, aux préoccupations et aux origines étrangement similaires. Jane m'a contacté et m'a présenté Saul Leiter, m'a mené à Ted Croner, a partagé ma foi en Sid Grossman et m'a raconté mille anecdotes sur Donaghy, Faurer et les autres. Mes yeux découvraient soudain, comme pour la première fois, ce qui était en effet un mouvement. Rien de tout ça n'avait été conçu ou prévu comme tel. Comme tout mouvement, il est né de l'enchevêtrement complexe de différents facteurs : la Photo League, les cours d'Alexey Brodovitch, l'influence de Walker Evans et Ben Shahn, l'ouverture d'esprit d'Edward Steichen, prêt à afficher de jeunes photographes sur les murs du MoMA, les magazines et la liberté de créer dans un environnement sans guerre ou oppression.

Voir l'image en grand Photo de l'exposition © Mathilde BOZIER pour l’AGENCE OUT OF FRAME

L'impetus de la New York School découle aussi des progrès technologiques de Kodak et d'autres fabricants de pellicules et papiers photographiques. En photographie, l'esthétique et l'art ont toujours été le résultat du mariage de la technologie et de la créativité. Après la Seconde Guerre mondiale, les films Tri-X et ASA 400 arrivèrent sur le marché. Et concrètement, cela voulait dire qu'on pouvait prendre une photo dans la rue, de nuit ou dans une salle de cinéma sombre, même à la lumière d'une seule ampoule.
Il faudrait probablement pousser le développement et utiliser une vitesse d'obturation d'un quinzième de seconde. Ce qui signifiait également qu'il faudrait accepter et composer avec des images avec un certain grain et un manque de netteté. Ceux que nous rattachons à la New York School ont adopté ces nouvelles possibilités et les défauts qui les accompagnaient. Ils utilisaient simplement leurs outils afin de trouver de nouvelles façons de produire des images. Regardez ces photos. Vous y trouverez un langage particulièrement bien adapté à leurs explorations de la condition humaine. Vous pouvez voir comme ils ont repoussé les limites de la photographie pour mieux comprendre, mais aussi pour poser de nouvelles questions, chercher qui nous sommes et de quoi nous sommes faits.

Voir l'image en grand Photo de l'exposition © Mathilde BOZIER pour l’AGENCE OUT OF FRAME


Et je me suis donc rendu compte que ce que nous appelons la New York School, c'est quelque chose qui me fait me sentir chez moi. Cela fait partie de mon ADN, de mon âme. Et au fil des années, j'ai également réalisé que ce nouveau langage photographique, créé par ces photographes du milieu du siècle, est universel. C'est un langage que nous comprenons tous, lorsque nous trouvons et acceptons le sens de leur œuvre. Pourquoi et comment... ? Je crois que c'est l'élément humain. Les photographies et le style de leur réalisation expriment parfaitement une empathie et une compassion universelle pour ce qui se trouve devant l'objectif. Et cela sans verser dans le sentimentalisme ou le dogmatisme. Ils prenaient des risques, d'une façon très personnelle. Ils nous provoquent tout en nous accueillant. Ils posent des questions et offrent des réponses. Ils nous font ressentir leurs images et les personnes qui les habitent. Ils nous invitent à vivre le lieu, avec leur confrontation, leur réflexion, leurs exagérations et le poids de l'humanité. Ce sont de grandes âmes... »

Howard GREENBERG
Commissaire d'exposition
Directeur de la Galerie Howard Greenberg à New York

Téléchargez le livret de l'exposition :

En français

En Anglais

© Dan Weiner, Museum Purchase, International Fund for Concerned Photography, 1974

Présentation

Vue d'expositionVoir l'image en grand Vue d'exposition © NF

Le Pavillon Populaire est un équipement municipal d'expositions photographiques de la Ville de Montpellier, ouvert gratuitement au public. Il affiche une programmation de haut niveau en exposant des artistes de renom tels que Brassaï, Bernard Plossu, Patrick Tosani ou encore Tuggener.

Sous la direction artistique de Gilles Mora, avec pour principe l’invitation de commissaires et d’artistes nationaux et internationaux autour de thématiques établies, Montpellier se positionne ainsi parmi les tous premiers lieux d’exposition photographique contemporaine, en proposant des expositions entièrement créées pour le Pavillon Populaire. Ces rencontres sont pour la plupart des premières nationales voire internationales.

Depuis, avec trois expositions par an, le Pavillon Populaire a réussi à fidéliser un public nombreux, créant une forte attente.

Pratique

Coordonnées Voir l'image en grand Agrandir le plan
Esplanade Charles de Gaulle — 34000 Montpellier
T +33 (0)4 67 66 13 46

Horaires d'ouverture
Du mardi au dimanche (sauf 25 décembre, 1er janvier et 1er mai)
Hiver : 10h - 13h et de 14h - 18h

Eté : 11h - 13h et 14h - 19h


Visites guidées hebdomadaires :

  • Tous les mardis à 16h : visite découverte (45 minutes)
  • Tous les mercredis à 11h : visite en famille pour les enfants de 3 à 6 ans (35 minutes)
  • Tous les mercredis à 16h : visite en famille pour les enfants de 7 à 12 ans (40 minutes)
  • Tous les vendredis à 16h : visite découverte (45 minutes)
  • Tous les samedis à 11h, 14h et 16h : la visite qui prend son temps (1h30)
  • Tous les dimanches à 11h : la visite dominicale (1h)
  • Tous les dimanches à 11h : visite en famille pour les enfants de 3 à 6 ans (35 minutes)
  • Tous les dimanches à 16h : visite en famille pour les enfants de 7 à 12 ans (40 minutes)

L'ensemble de ces visites sont gratuites et sans réservation.

Vu le contexte sanitaire et afin de demeurer prudent, le port du masque est obligatoire dans le bâtiment et la friction des mains à l'entrée également.
De plus, une jauge stricte de 100 personnes simultanément dans le bâtiment sera imposée, il est donc possible si cette jauge est atteinte, que vous soyez contraints de patienter devant la porte (même si vous venez pour une visite).

Visites guidées ou libres en groupe

Réservations obligatoires par mail : visites@ville-montpellier.fr

Entrée libre et gratuite pour tous les publics / Accessibilité aux personnes handicapées

EXPOSITIONS PRÉCÉDENTES

Jean-Philippe Charbonnier. Raconter l'autre et l'ailleurs (1944-1983)

L’exposition est prolongée jusqu’au dimanche 30 août 2020.

Horaires : du mardi au dimanche : 11h-13h et 14h00-19h.

Le port du masque est obligatoire dans le bâtiment. 

 

Du 5 février au 19 avril, le Pavillon Populaire vous invite à la redécouverte d’un des plus grands photographes français du milieu du XXe siècle. Jean-Philippe Charbonnier fut certainement l’artiste le moins connu et représenté de l’École humaniste de Paris, courant photographique auquel ont participé Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et Édouard Boubat.
Photographe tout terrain aussi à l’aise chez les mineurs du Nord de la France que dans les coulisses des défi lés de Christian Dior, globe-trotteur insatiable, Jean-Philippe Charbonnier se rendit dans les endroits les plus isolés comme dans les plus grandes villes du monde, de l’Alaska à l’île de Sein, de New-York à Kyoto, du désert du Sahara aux supermarchés américains. Partout, son regard rencontre celui des gens qu’il photographie et ce, même au milieu d’une foule.

Pour la première fois les grands reportages et photographies couleur de l'artiste seront présentés au public
L'exposition s'articulera autour de quelques grands reportages réalisés en exclusivité pour la revue Réalités. Parmi eux, certains des plus fameux comme celui sur les hôpitaux psychiatriques seront exposés pour la première fois dans leur totalité.
D'autres seront présentés : une sélection de photographies couleur qui, jusqu'ici ont été éliminées des expositions car considérées comme indignes d'être exposées.
Parallèlement cette rétrospective permettra de découvrir des planches contacts qui révèlent les choix, les recadrages mais aussi les légendes détaillées choisies par l'auteur, tout comme son analyse fine parfois teintée d'humour.

VALIE EXPORT. Expanded arts

du 23/10/19 au 12/01/20
Vernissage public le 22/10/19 à 18h30

 VALIE EXPORT

 Après avoir donné à voir l'univers personnel d'Andy Summers, surréaliste et empreint de musicalité, puis la première rétrospective exhaustive en France de la photographe canadienne Lynne Cohen, le Pavillon Populaire propose à nouveau un projet d'envergure internationale portant sur une figure mondialement reconnue de la création contemporaine : l'Autrichienne VALIE EXPORT. Cette artiste a développé au cours des cinquante dernières années une approche originale de la photographie, qui lui vaut un véritable statut de pionnière et la présence de nombre de ses œuvres dans les collections des institutions muséales les plus importantes.

Grande figure du féminisme dans l'art, dont elle est une instigatrice dès les années 1960, héritière des actionnistes viennois initiateurs du body art, VALIE EXPORT met en avant son propre corps dans des photographies et des performances parfois volontairement outrageantes, et s'attelle à un véritable dynamitage de l'art bourgeois de son époque. Elle innove en Europe en reprenant et poursuivant le travail sur l'Expanded Art initié aux États-Unis, notamment par Robert Rauschenberg et Robert Heinecken : privilégiant une approche conceptuelle – l'exploration du statut et du devenir de l'image –, elle cherche à dépasser les formes plastiques traditionnelles en proposant des dispositifs complexes où le film photographique est utilisé en tant qu'objet de recherche et élément d'installations, sans oublier d'instiller à cet « art médiatique » et à la photographie conceptuelle un radicalisme et un sens de la provocation typiquement autrichien.

C'est une figure absolument majeure de l'art contemporain, renommée dans le monde entier, qui est aujourd'hui invitée au Pavillon Populaire, dont les espaces sont pour la première fois, et de manière tout à fait inédite, investis par des installations monumentales. Accompagnant l'inauguration du MoCo au début de l'été dernier, cette exposition ambitieuse contribue à faire de la ville de Montpellier un des centres de l'art contemporain en Europe.

LYNNE COHEN. DOUBLE AVEUGLE, 1970-2012

Du 27 juin au 22 septembre 2019

 

 Lynne Cohen

Lynne Cohen. Double aveugle 1970 – 2012 parcourt, pour la première fois en France, l’ensemble de l’oeuvre de Lynne Cohen (1944 – 2014), artiste canadienne, représentante majeure de la photographie contemporaine.

« En double aveugle » : tel est le nom, en recherche médicale, de la méthode expérimentale où le chercheur et le sujet testé ignorent si celui-ci reçoit le principe actif ou un placebo. Destiné à écarter tout biais de perception, ce procédé étonnant est nécessaire à tout protocole clinique. Par ce jeu d’équations à termes inconnus seulement, le chercheur peut espérer approcher la vérité la plus exacte des faits.

Cette démarche scientifique paradoxale, où sujet et observateur ne maîtrisent pas ce qui est en train d’avoir lieu, Lynne Cohen s’en est emparée pour l’appliquer à l’enquête photographique, afin de rendre compte, avec une constance remarquable au cours de ses quarante ans de carrière, des décors au milieu desquels vit l’espèce humaine dans le monde occidental contemporain.

Méticuleusement, avec l’optique comme procédé empirique et l’épreuve argentique comme document de recherche, Lynne Cohen fixe l’image d’espaces construits par l’homme mais désertés de toute présence, vacants mais impénétrables, destinés à un usage manifestement précis mais énigmatiques.
Ces vues d’un monde étrange, familier et mystérieux, net dans la forme et flou dans le fond, tout en faux-semblants et mises en abyme, interrogent plus qu’elles ne révèlent la nature des espaces qui nous entourent. Produites à la chambre photographique, par un procédé de double inversion d’image, elles tendent un miroir : quels sont ces lieux où nous vivons, mais dont le sens nous échappe ? Que signifie leur mise en scène ?

Face à ces photographies, démunis de tout indice permettant de les interpréter, nous restons ignorants de ce qui se joue devant nous comme dans un essai « à double insu ». Surgit alors une question vertigineuse : dans cette enquête artistique, et dans le monde que la photographe nous présente, sommes-nous sujet ou objet ?

Par son examen photographique des décors contemporains, Lynne Cohen propose une réflexion sur le statut de l’image doublée d’une critique de la place de l’individu dans la société d’aujourd’hui. À l’heure des « fake news » et des écrans tout puissants, son travail trouve une pertinence profonde, et démontre avec force le pouvoir de l’art photographique de témoigner de son époque.

 

Télécharger le dossier de presse

Boutographies #2019 - du 4 au 26 mai 2019

 Boutographies 2019« Destiné à la promotion de jeunes photographes européens, le festival des Boutographies a été initié il y a 18 ans par un groupe d'amoureux de la photographie. Depuis, la manifestation a acquis une véritable renommée en France comme à l'étranger.
À Montpellier, la culture bouillonne et une place de choix est laissée à la création et à l'audace. Elle mobilise des acteurs locaux et nationaux pour donner au territoire un rayonnement national et international fort.

Accompagner des talents émergents et promouvoir des photographes contemporains sont autant de priorités pour la Ville de Montpellier, c'est pourquoi nous sommes le partenaire historique des Boutographies depuis 2001.
Je souhaite à tous les visiteurs une belle découverte »

Philippe SAUREL
Maire de Montpellier
Président de Montpellier Méditerranée Métropole

Le Pavillon Populaire, la photographie accessible pour tous

Espace d'art photographique de la Ville de Montpellier situé au cœur du territoire urbain sur l'esplanade Charles-de-Gaulle, le Pavillon Populaire est ouvert gratuitement au public. Trois expositions s'y déroulent chaque année.

Accessible à tous les publics, le lieu invite à découvrir, au fil des sujets présentés, les différents aspects du médium photographique. Affichant une programmation de haut niveau, il a présenté récemment les œuvres d'artistes de notoriété nationale et internationale tels que Brassaï, Bernard Plossu, Patrick Tosani, Jakob Tuggener, Denis Roche, Ralph Gibson ou encore Elina Brotherus.

Cet établissement est placé sous la direction artistique de Gilles Mora, historien de la photographie,
fondateur des Cahiers de la Photographie et ancien directeur des Rencontres de la Photographie d'Arles. Sous sa direction, le Pavillon Populaire invite des commissaires et des artistes nationaux et internationaux autour de thématiques,établies, pour des expositions originales et entièrement créées pour le lieu. La pertinence et l'originalité des sujets présentés, la qualité des tirages et le soin apporté à leur mise en espace ont permis au Pavillon Populaire de gagner une reconnaissance internationale auprès du milieu de l'art photographique ainsi que des médias généralistes ou spécialisés, et de conquérir et fidéliser un public toujours plus nombreux.

Horaires d’ouverture de l’exposition :

  • Samedi 4 mai : inauguration de l’exposition à 11h, ouverture continue jusqu’à 19h
  • Du dimanche 5 au dimanche 26 mai, exposition ouverte en continu de 10h à 19h tous les jours sans exception

 

En savoir plus

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Andy Summers. Une certaine étrangeté, Photographies 1979-2018

Andy Summers à MontpellierDu 6 février au 14 avril 2019

Premier volet de la saison 2019, l'exposition "Andy Summers. Une certaine étrangeté, Photographies 1979-2018" est placée sous le commissariat conjoint de Gilles Mora et d'Andy Summers.
Comptant près de 400 clichés, elle se compose d'oeuvres photographiques personnelles, en majorité inédites, et d'images de la série "Let's Get Weird!" (Osons l'insolite!), prises lors des tournées avec "The Police". Tout au long de ce parcours, Andy Summers révèle une oeuvre dense, véritable journal intime en images.

Une performance musicale inédite : des places à gagner

À l'occasion de sa venue à Montpellier, le photographe et guitariste offre une performance musicale inédite, jeudi 7 février à 20 heures au Corum. Véritable improvisation musicale faite, en direct, à partir de la projection des photographies de l'exposition, cette performance musicale exceptionnelle viendra compléter l'exposition du Pavillon Populaire.

Pour gagner 2 places et assister à ce show, un jeu-concours sera mis en ligne sur cette page dès le lundi 28 janvier.

UNE EXPOSITION INEDITE, LA PREMIERE RETROSPECTIVE MONDIALE DE L'ARTISTE

Avec l'exposition « Andy Summers. Une certaine étrangeté, photographies 1979-2018 », réalisée en collaboration étroite avec l'artiste, le Pavillon Populaire de Montpellier propose pour la première fois au monde une rétrospective dédiée au musicien-photographe.
Autodidacte, Andy Summers propose une oeuvre photographique dense, issue de ses explorations diurnes et nocturnes dans les grandes capitales au fur et à mesure de ses pérégrinations musicales, et de ses souvenirs de coulisses du groupe « The Police ».

UNE EXPOSITION QUI VIENT TRADUIRE VISUELLEMENT LE RAPPORT DE L'ARTISTE A LA MUSIQUE, A SA NOTORIETE, A LA GUITARE ET AU CORPS

C'est en 1979 qu'Andy Summers découvre la photographie. L'artiste décrit lui-même ce moment : « Assis dans une chambre d'hôtel à New York, en septembre 1979, je regardais la télé tout en grattant ma vieille Telecaster cabossée, quand je me suis dit qu'il fallait que je m'achète un vrai appareil photo. Notre groupe – The Police – commençait à avoir un certain succès aux États-Unis. Soudain, nous nous retrouvions avec des dollars plein les poches et nous accaparions l'attention médiatique : nous étions le nouveau groupe à la mode. On le sentait dans cette ville, où nos noms retentissaient déjà dans la rue. C'était marrant, mais être assis dans une chambre d'hôtel à contempler les murs, c'était ennuyeux, et nous avions besoin de nous occuper. »
Au fil de l'exposition, on découvre comment la technique de l'artiste s'affine, ses clichés se faisant moins pressants au fur et à mesure qu'il acquiert de la précision, rationalise, et met à distance sa notoriété comme membre du groupe. Son engouement pour la photographie fait évoluer son rapport à la musique.
Ses clichés sont pour lui, en effet, une véritable traduction visuelle de sa musique : « Durant mes débuts, je cherchais un équivalent photographique à la création musicale, car c'était tout ce que je connaissais. C'était ce à quoi je me référais et, comme il a été dit, 'tout art aspire à la condition de la musique'. Comment fait-on de la musique avec un appareil photo ? Comment fait-on entrer de la musicalité dans une image ? C'est une question intéressante. Que mes clichés ressemblent à ceux des grands photographes ou qu'ils soient pris à la va-vite dans la rue, ce qui est sûr, c'est que ma pratique était guidée par toutes ces années durant lesquelles j'essayais de faire de la 'musique' ».
Face à ce constat, il choisit de s'inspirer de photographes de renom tels qu'Henri Cartier-Bresson, Brassaï, Ralph Gibson pour travailler l'équilibre, les angles, la qualité graphique et la profondeur du champ.

UN TEMPS D'ECHANGE DEDIE ENTRE L'ARTISTE ET LE GRAND PUBLIC AUTOUR D'UNE SEANCE DE DEDICACES

A l'occasion de sa venue à Montpellier, Andy Summers ira à la rencontre du grand public et de ses fans via une séance de dédicaces du catalogue de l'exposition, mercredi 6 février 2019, de 10h à 12h, à la Maison des Relations Internationales.

I AM A MAN - du 17 octobre 2018 au 6 janvier 2019

Voir l'image en grandPhotographies et luttes pour les droits civiques dans le Sud des États-Unis, 1960-1970

17 octobre 2018 - 6 janvier 2019

Dernier volet de la saison 2018 dédiée à la photographie documentaire, l'exposition « I Am A Man. Photographies et luttes pour les droits civiques dans le Sud des États-Unis, 1960-1970 » placée sous le commissariat de William Ferris et la direction artistique de Gilles Mora est à voir au Pavillon Populaire, l'espace d'art photographique de la Ville de Montpellier, du 17 octobre 2018 au 6 janvier 2019. 

Une exposition inédite

Elle propose un large éventail de photographies d'amateurs, de photojournalistes régionaux ou de photographes de renommée internationale. Ensemble, ils offrent un récit visuel saisissant de la manière avec laquelle le Mouvement des Droits Civiques a évolué dans le Sud des États-Unis pendant la décennie 1960-1970, traversant des périodes dramatiques et violentes. Leurs images éclairent par ailleurs l'intégration du mouvement dans la vie quotidienne du Sud.

De nombreux évènements clés ont été immortalisés : l'admission de James Meredith à l'Université du Mississippi, les rassemblements du Ku Klux Klan en Caroline du Nord, la marche pour Selma en Alabama, la grève des éboueurs de Memphis, les funérailles de Martin Luther King, le convoi de Mulets (convoi funéraire de Martin Luther King après son assassinat) et la marche pour les pauvres sur Washington...

Ces photographies, dont beaucoup présentées dans cette exposition sont totalement inédites, prises il y a cinquante ans s'avèrent toujours aussi pertinentes ; elles nous rappellent les sacrifices courageux pour garantir les droits civiques des Noirs Américains.

Commissariat : William Ferris

William Ferris, Commissaire d'exposition
William Reynold Ferris est né et a grandi dans l'État américain du Mississippi. Issu d'une famille antiségrégationniste, il s'intéresse dès son adolescence à la communauté afro-américaine et en recueille les témoignages par le biais d'enregistrements et de photographies. Il s'engage en 1964 dans le mouvement des droits civiques. Diplômé en littérature anglaise ainsi qu'en folklore, William Ferris suit un brillant parcours universitaire qui l'amène au poste de professeur d'étude de culture américaine et afro-américaine à l'université Yale. Il enseigne ensuite le folklore et l'anthropologie à l'université d'Oxford, Mississippi puis devient professeur d'histoire et senior associate director du Center for the Study of the American South à l'université de Caroline du Nord à Chapel Hill. En 1989, il dirige avec Charles Reagan Wilson, la rédaction de l'Encyclopedia of Southern Culture qui est nommée pour le Prix Pulitzer.
Le président américain Bill Clinton choisit William Ferris en 1997 pour diriger, à la Maison Blanche, le National Endowment for the Humanities (NEH), véritable ministère de la Culture américain, poste qu'il conservera jusqu'en 2001.

 Une exposition reprise à l'étranger

L'exposition sera reprise après sa création à Montpellier cet automne, dans des institutions prestigieuses américaines et sud-africaines :

  • Le NMAAHC, musée fédéral à Washington, en avril 2019
  • Museum Africa, à Johannesburg, en septembre 2019

2018 au Pavillon Populaire

Un dictateur en images et Regards sur les ghettos - 27 juin - 23 septembre 2018

Un dictateur en images. Photographies de Heinrich Hoffmann, et Regards sur les ghettos. Photographies de propagande allemande et des photographes juifs des ghettos d’Europe orientale (octobre 1939-août 1944)


27 juin - 23 septembre 2018

 

Le Pavillon présente un ambitieux projet cet été : Un dictateur en images. Photographies de Heinrich Hoffmann, et Regards sur les ghettos. Photographies de propagande allemande et des photographes juifs des ghettos d’Europe orientale (octobre 1939-août 1944). Placée sous le commissariat d’Alain Sayag et la direction artistique de Gilles Mora, avec la participation du Mémorial de la Shoah, cette exposition a un double objectif.

Le premier volet consacré aux photographies d’Heinrich Hoffmann, photographe officiel d’Adolf Hitler, déconstruit le dispositif de propagande par l’image mis en oeuvre par l’administration nazie en Allemagne entre 1933 et 1945. Démontrant comment la figure d’Hitler a pu être mise en scène pour s’imposer à tout un peuple, il rappelle que les photographies du dictateur, montrées comme documents d’archive dans les livres d’histoire, ont été conçues et doivent être appréhendées comme des outils de propagande.

Le second volet, proposé par le Mémorial de la Shoah, présente plusieurs séries de photographies des ghettos de Pologne. Prises par des inconnus – soldats, fonctionnaires ou captifs des ghettos – ces images sans « filtre » dressent un constat glacial de la réalité, illustrant de manière quasi-clinique un des résultats les plus sordides de la propagande dont l’exposition a, dans un premier lieu, démontré les ressorts.

Aurès, 1935. Thérèse Rivière et Germaine Tillion - 7 février - 15 avril 2018

Voir l'image en grand7 février - 15 avril 2018

 

Cette exposition du Pavillon Populaire présente, pour la première fois ensemble, une sélection de photographies prises par deux jeunes chercheuses, Thérèse Rivière et Germaine Tillion, lors d’une mission ethnographique conduite à partir de 1935 dans l’Aurès.

De même que la célèbre mission Dakar-Djibouti (1931-1933) conduite par Michel Leiris et Marcel Griaude en Afrique subsaharienne ou que l’expédition en Amazonie de Claude Lévi-Strauss (1934), leur longue enquête est menée au nom du musée d’Ethnographie du Trocadéro, qui deviendra en 1937 le musée de l’Homme.

Si Thérèse Rivière s’est plutôt concentrée sur l’étude des activités matérielles et à l’économie domestique, Germaine Tillion s’est quant à elle consacrée à celle des relations de parenté et de pouvoir dont traiteront par la suite ses ouvrages Le Harem et les cousins (1966) et Il était une fois l’ethnographie (2000).

Longtemps oubliée, la masse des images fixes et animées, des dessins, des enregistrements sonores, des notes de terrain réunies par les deux chercheuses et le millier d’objets versés par elles dans les collections du musée donnent la mesure de la tâche exceptionnelle d’observation accomplie par « ces formidables ethnographes de terrain » (Nancy Wood). Leur regard sur la société aurésienne d’alors peut être rapproché de la démarche qui, avec Walker Evans, Dorothea Lange et les autres membres du programme de la Farm Security Administration s’est, dans les mêmes années, attachée à documenter par l’image et par le texte la situation sociale de la paysannerie pauvre du Sud-américain frappée par la grande crise des années 1930.

Commissariat : Christian Phéline

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Mairie de Montpellier

1, place Georges Frêche
34267 MONTPELLIER cedex 2

Tramway 1 et 3 arrêt Moularès Hôtel de ville
Tramway 4 arrêt Georges Frêche - Hôtel de Ville
Coord. GPS : 43°35'52"N, 3°52'39"E

04 67 34 70 00

En raison de la crise sanitaire, l'horaire d'ouverture de l'Hôtel de Ville est le suivant :
Du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30

Horaires spécifiques des services accueillant du public