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Pavillon Populaire

Temps de lecture : 4 minutes

Après 10 mois de rénovation, le Pavillon Populaire a rouvert ses portes et vous accueille avec l'exposition événement « EXTREME HOTEL » de Raymond Depardon jusqu'au 12 avril 2026 sous le commissariat de Marie Perennès et Simon Depardon.

Site internet du Pavillon Populaire

Exposition en cours

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03
décembre 2025
Au 12 avril 2026
Exposition

Exposition de réouverture du Pavillon Populaire "EXTREME HOTEL" de Raymond Depardon

EXTREME HOTEL est le nom d’un hôtel d’Addis-Abeba, un lieu simple où Raymond Depardon aime séjourner lors de ses voyages en Éthiopie. Un point de chute sobre, un endroit calme d’où regarder le monde. L’exposition suit cette idée : prendre le temps d’observer ce qui nous entoure. Elle réunit près de 150 photographies couleur, des années 1960 à nos jours, et s’organise en plusieurs séries, parmi elles La Terre des Paysans, La Datar, USA, Carthagène, Tokyo. Ces images révèlent une double histoire : celle du photojournaliste, à la grande période des agences de presse et des « Unes » percutantes des magazines ; et celle d’un homme, fils d’agriculteur, dont le regard s’est déplacé peu à peu vers une observation du monde plus libre et plus intime. Pour cette « carte blanche » Raymond Depardon a ainsi souhaité ouvrir ses archives couleur au Pavillon Populaire. Il nous présente ses parutions publiées dans la presse lors de sa carrière de photo-reporter : de la Reine Elizabeth à la guerre du Liban, des Jeux Olympiques à l’affaire Françoise Claustre. Au fil de l’exposition, on découvre également d’autres séries plus solitaires où Raymond Depardon photographie spontanément des lieux sans évènements, des scènes de vie ordinaires, attentif avant tout aux couleurs et à la lumière. Cette exploration se poursuit encore aujourd’hui avec USA, une série inédite réalisée à la chambre photographique au Texas, au Nouveau Mexique et au Dakota du Sud. Chaque série est un voyage, une façon d’être au monde. Raymond Depardon nous livre une exploration en couleur des pays qu’il a traversés et des sentiments qui l’ont accompagné lors de ses nombreux séjours aux quatre coins de la planète. En nous emmenant dans ses bagages, il nous enseigne une photographie simple et humaniste qui touche profondément le voyageur en chacun d’entre nous. Parcours de l’exposition 1\. La Terre des Paysans Réalisée dans les années 2000, La Terre des Paysans est un hommage de Raymond Depardon à ses origines, un monde rural qu’il a longtemps laissé de côté, pris par le rythme de l’actualité. La couleur accompagne ce retour à la terre, à l’enfance, à ce qui l’a formé. Né en 1942 dans une exploitation agricole de la vallée de la Saône, Raymond Depardon garde en lui les gestes de ses parents et les scènes du quotidien dans la cour de la ferme, où il réalisa ses premières photographies en couleur au Rolleiflex. L’une des images de la série La Terre des Paysans, le portrait de Marcel Privat, est devenue aujourd’hui un timbre-poste, symbole discret d’une France rurale qui disparaît peu à peu. 2\. Press Color Le noir et blanc a longtemps dominé le photojournalisme, perçu comme le langage du sérieux et de la vérité. Seules les couvertures des grands hebdomadaires comme Paris Match ou Life font exception : la couleur y devient un outil de séduction pour frapper les esprits et capter les regards en kiosque. Les photographes travaillent alors avec deux boîtiers : l’un chargé en noir et blanc pour le reportage, l’autre en couleur pour tenter d’accrocher la couverture, véritable Graal du photo-reporter. Présentant des coupures de presse issues des archives personnelles de Raymond Depardon, la section « Press Color » retrace son parcours de photojournaliste : de l’Algérie au Vietnam, des Jeux Olympiques à l’affaire Claustre. D’abord au service de la presse, la couleur devient chez lui le point de départ d’une photographie plus libre, plus personnelle et plus intime. 3\. La Datar En 1984, la DATAR (Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale) confie à plusieurs photographes, dont Raymond Depardon, une mission visant à documenter le paysage français. Inspiré par des photographes comme Walker Evans, Paul Strand ou Robert Frank, Raymond Depardon prend conscience de l’importance de photographier son propre territoire et choisit de revenir sur les terres de son enfance, dans la ferme familiale. Réalisée en couleur et à la chambre photographique, la série capte avec précision les moindres détails, anodins en apparence : une lumière, une toile cirée sur une table, un motif de papier peint. Cette approche plus intime de son sujet amorce un changement dans sa pratique. Débute alors un travail exigeant à la chambre photographique, qui donnera naissance 20 ans plus tard à des séries majeures comme La France, ou plus récemment, USA. Marie Perennès et Simon Depardon, commissaires de l’exposition Informations pratiques Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h (fermé entre 12h et 14h) Entrée libre. Dernière entrée 15 minutes avant la fermeture. Accessible aux personnes en situation de handicap. Visites guidées Visites hebdomadaires : Vendredi à 16h Samedi et dimanche à 11h et 16h Visites familles : Mercredi et dimanche à 11h et 15h Réservation obligatoire pour toutes les visites de groupes (guidées ou non) : [visites@montpellier.fr](mailto:visites@montpellier.fr)
Esplanade Charles-de-Gaulle 34000 Montpellier
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Accès

  • Entrée libre. Dernière entrée 15 minutes avant la fermeture.
  • Accessible aux personnes en situation de handicap.

Visites guidées

Visites hebdomadaires :

  • Vendredi à 16h 
  • Samedi et dimanche à 11h et 16h

Visites familles :

  • Mercredi et dimanche à 11h et 15h

Réservation obligatoire pour toutes les visites de groupes (guidées ou non) : visites@montpellier.fr

Le Pavillon Populaire en pleine rénovation

Sous la supervision de Jean-Denis Schauer, architecte du patrimoine, d’importants travaux ont actuellement lieu sur le bâtiment du Pavillon Populaire, situé sur l’esplanade Charles-de-Gaulle à Montpellier. Ces travaux, qui devraient durer 10 mois, ont pour but de moderniser et d'embellir cet espace dédié à la photographie. 

Ces rénovations concernent principalement l’accessibilité, avec une refonte complète du perron d’entrée ouest, pour répondre aux normes actuelles. L’efficacité énergétique de l’édifice sera aussi augmentée, et l’installation de nouveaux équipements utilisant des énergies renouvelables permettront de mieux conserver les œuvres exposées. Pour finir, les façades seront sublimées par un nouvel éclairage architectural.

Une réouverture haute en couleurs avec « EXTREME HOTEL » de Raymond Depardon

Pour sa réouverture le 2 décembre 2025, le Pavillon Populaire accueille l'exposition « EXTREME HOTEL » dédiée au travail couleur du photographe Raymond Depardon. Ce projet s'inscrit dans la continuité de la récente donation du photographe au Musée Fabre.

L’exposition sous le commissariat de Marie Perennes et Simon Depardon sera composée d’une centaine de clichés, couvrant la période 1978-2019, qui dévoilera des séries emblématiques comme Carthagène, Japan Express, Vertical Sud ou encore Beyrouth. 

Elle met en lumière des villes animées, des territoires en crise, mais aussi des instants plus personnels et contemplatifs. Ainsi que la présentation exclusive de sa toute dernière série en couleur, réalisée en 2019 aux États-Unis, entre Texas et Nouveau-Mexique.

Nouvelle direction artistique en 2026

L'année 2026 marquera un tournant avec l’arrivée d’une nouvelle direction artistique, actuellement en cours de recrutement. Ce projet s’inscrira dans la continuité du travail de Gilles Mora, aujourd’hui à la retraite. Cela en poursuivant une ambitieuse programmation avec des expositions inédites, un rayonnement international renforcé et une attention particulière à la médiation culturelle et à l’éducation à l’image.

Avec cette période de rénovation et de renouveau, la Ville et la Métropole de Montpellier affirment leur engagement à offrir un espace d'exposition toujours plus moderne, accessible et innovant, au service de la photographie et du grand public.

Histoire

Construit en 1891, le Pavillon Populaire, élégant bâtiment au style néo-renaissance, fut d’abord destiné à accueillir les étudiants de la ville, avant de devenir maison associative puis annexe du Musée Fabre. 

Depuis 1993, cet équipement municipal de l’Esplanade Charles-de-Gaulle accueille de grandes expositions consacrées à l’art photographique. En trois décennies, les visiteurs ont pu découvrir les travaux des plus grands artistes : Robert Doisneau, Brassaï, Aaron Siskind, Raymond Depardon, Bernard Plossu, Patrick Tosani ou encore Jakob Tuggener.

Ouvert gratuitement au public, c’est l’un des lieux de référence de la photographie contemporaine, offrant des événements souvent inédits en France, voire dans le monde. 

Il présente au public 3 expositions par an d’envergure nationale et internationale, dont l'exposition principale du festival "Les Boutographies" en mai.

Historique des expositions

2024

  • Dr Paul Wolff. L’homme au Leica.
  • Gabriele Münter et Eudora Welty. Au début la photographie.
  • Gisèle Freund, une écriture du regard.

2023

  • Antoni Campañà - Icônes cachées - Les images méconnues de la guerre d’Espagne (1936 – 1939)
  • La surface et la chair, Madame d'Ora, Vienne-Paris, 1907-1957

2022

  • Métamorphose, la photographie en France 1968-1989
  • Devenir. Peter Lindbergh
  • Raymond Depardon. Communes

2021

  • Andreas Müller-Pohle. Mers et rivières
  • Edward Burtynsky. Eaux troublées

2020

  • The New York School Show. Les photographes de l’École de New York, 1935-1965
  • Jean-Philippe Charbonnier. Raconter l'autre et l'ailleurs (1944-1983)

2019

  • VALIE EXPORT – Expanded arts
  • Lynne Cohen. Double aveugle, 1970-2012
  • Andy Summers, Une certaine étrangeté, Photographies 1979-2018

2018

  • I Am A Man. Photographies et luttes pour les droits civiques dans le Sud des États-Unis, 1960-1970
  • Un dictateur en images, photographies de Heinrich Hoffmann et Regards sur les ghettos
  • Aurès 1935, photographies de Germaine Tillion et Thérèse Rivière

2017

  • Ralph Gibson. La Trilogie, 1970-1974
  • William Gedney. Only the lonely, 1955-1984
  • Notes sur l’asphalte, une Amérique mobile et précaire, 1950-1990

2016

  • Louise Dahl-Wolfe, l’élégance en continu
  • Elina Brotherus, la lumière venue du Nord (1997-2015)
  • Hélène Hoppenot. Le monde d’hier (1933-1956)

2015

  • Denis Roche. Photolalies, 1964-2010
  • Jakob Tuggener. Fabrik: une épopée industrielle, 1933-1953
  • La Vie en Kodak. Colorama publicitaires de 1950 à 1970

2014

  • Aaron Siskind : Une autre réalité photographique
  • Patrick Tosani, Changements d’état. 1983-2014
  • Linda McCartney. Rétrospective 1965-1997

2013

  • Couleurs Plossu. Séquences photographiques, 1956-2013
  • La volonté de bonheur. Témoignages photographiques du Front Populaire, 1934-1938

2012

  • Adieu la Suisse ! Construction et déconstruction d’un mythe photographique
  • Au bonheur des fleurs
  • William Eugene Smith, Pittsburgh 1955-1958

2011

  • Apocalypse, la disparition des Villes
  • Brassaï en Amérique, 1957
  • Aire de Jeux, champs de tensions : figures de la photographie urbaine en Europe depuis 1970

2010-2011

  • Les Suds profonds de l’Amérique : “Rétrospective Ralph Eugene Meatyard, l’opticien du Kentucky” et “New Orleans : Mythes, Ruines et Chaos”