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2019, un double anniversaire pour le football méridional

Actualité publiée le 10/05/2019

L’année 2019 marque un double anniversaire pour le football méridional. Le centenaire de la création des Sports Olympiques Montpelliérains (SOM) et les 90 ans de sa victoire en coupe de France contre le FC Sète, seule finale héraultaise dans l’histoire de la compétition.
Interview de Frédéric-Jacques Temple neveu du capitaine de l’équipe victorieuse du SOM en 1929.
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L’année 2019 marque un double anniversaire pour le football méridional. Le centenaire de la création des Sports Olympiques Montpelliérains (SOM) et les 90 ans de sa victoire en coupe de France contre le FC Sète, seule finale héraultaise dans l’histoire de la compétition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui âgé de 97 ans, l’écrivain montpelliérain Frédéric-Jacques Temple est le neveu du capitaine de l’équipe victorieuse du SOM en 1929.

Témoignage.

Dans les années 1920 et 1930, les Temple ont marqué de leur empreinte les premières et grandes heures du football montpelliérain. Quelle est l’origine de ce virus familial ?

C’est mon grand-père Jules Temple qui, bien avant la guerre de 14, a donné le coup d’envoi. Alors tenté par la politique, il œuvra, en tant que conseiller municipal de Montpellier, au développement de la pratique du football.

En mai 1929, lors de la victoire du SOM en finale de la coupe de France, c’est Jacques, un de vos oncles, qui est le capitaine de l’équipe. Quel souvenir gardez-vous de ce titre et comment l’avez-vous vécu enfant ?

En 1929, j’avais huit ans et j’étais peu au fait de la vie sportive. Je savais seulement que deux de mes oncles jouaient au football et j’entendais prononcer des noms « étrangers » : Sékoulitch, Hornus, Mitrovitch, Kramer, tous étudiants à Montpellier ; et ceux des « locaux » : Mistral, Dedieu, Rolhion, Bousquet, Guillard. Mais je me souviens très bien d’avoir été amené dans un baraquement en bois qu’on appelait « les tribunes » dont le sous-sol était jonché de canettes de limonade et de peaux de mandarines. S’y déroulait un match entre le SOM et l’équipe de Saint-Raphaël qu’on avait organisé pour les supporters de Montpellier qui n’avaient pu se déplacer à Paris pour la finale de la Coupe de France. C’était du délire. Le temps était beau, et les aviateurs Cousin et Avignon, de leur Potez biplan décollé du terrain de Candillargues, lançaient de nombreux bouquets de fleurs à la fin de la partie, gagnée par le SOM cinq à zéro. Ma mémoire conserve intacte les images de cet épisode de ma jeunesse.

Au début des années 1930, votre famille a presque réalisé une « OPA » sur le SOM étant donné que deux de vos oncles, Jacques et Pierre, jouent en équipe première et votre père Emmanuel est le président du club !

OPA est un mot qui sonne bizarrement quand on se rappelle que le football commençait à peine à s’ouvrir aux professionnels (avec de fortes oppositions), que l’encadrement était bénévole, que les joueurs étaient pour la plupart étudiants, bien loin d’être millionnaires, et que les clubs n’étaient pas cotés en bourse. D’ailleurs, le football ne jouait aucun rôle dans le monde des affaires. Mes deux oncles, leurs études terminées, se sont consacrés à leur vie professionnelle, Jacques, médecin, Pierre, archéologue. Ni eux, ni mon père qui était avocat, ne pouvaient alors imaginer faire une « carrière » dans le milieu du football. C’est dans les petits clubs d’amateurs que l’on retrouve certainement aujourd’hui ce genre d’implications familiales.

À titre personnel, à cette époque-là et aujourd’hui, quel rapport entretenez-vous avec le football ?

J’ai pratiqué le football quand j’étais au collège de l’Enclos Saint-François. J’étais avant-centre. Dans l’équipe il y avait Yves Mainguet, un sétois, excellent ailier-gauche, qui me faisait des passes décisives. Il jouera plus tard au Football Club de Sète. Et puis, il y avait Michel Galabru, demi-centre, qui deviendra le comédien que l’on sait et qui déconcertait l’adversaire par ses mimiques. Notre adversaire numéro un était alors l’équipe du collège des Jésuites.
Ensuite j’ai fait de l’escrime dans la salle du maître Maugenet où s’entrainaient René Bougnol et Christian d’Oriola. Mais je me suis toujours intéressé au football. Actuellement, tout en faisant des vœux pour la réussite de l’équipe montpelliéraine et de notre équipe nationale, je suis un inconditionnel du Barça.

Vous avez connu comme les anciens Montpelliérains le « traumatisme » de la disparition d’un stade : celui du Pont-Juvénal. Que vous inspire aujourd’hui la perspective de voir l’équipe professionnelle quitter La Paillade pour un nouveau stade dans le quartier Cambacérès à naître ?

Le SOM appartenait à une époque où presque tout débutait : le téléphone, le cinéma, la radio, l’aviation ; où les voitures étaient rares et s’appelaient les automobiles, où les taxis étaient des calèches, où le public sportif était encore restreint. Le baraquement du Pont-Juvénal suffisait. Le stade de la Mosson a, je crois, jusqu’à maintenant bien rempli son office. Il est possible qu’il soit nécessaire de construire un nouveau stade, éloigné comme la gare du centre-ville. Je ne me sens pas compétent sur ce dossier ! Cela suppose que l’on ait bien réfléchi à la facilité de la circulation et de l’accès. Mais, comme on dit en occitan : the show must go on !

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