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Voir l'image en grand Plan de la Ville et de la Citadelle. AMM, II500, détailDès le XVIIIe et tout au long du XIXe siècle, les plantations de l’Esplanade préoccupent les autorités qui font appel à de nombreux professionnels (jardiniers pépiniéristes, botanistes et ingénieurs), de toute la France, pour le choix des essences et le soin des arbres chétifs ou malades. L’état des terrains en friche et la mauvaise qualité de la terre nécessitent tout d’abord, une forte main-d’œuvre et l’apport de nouvelle terre. Pour y parvenir, des jardiniers sont employés pour la labourer, nourrir et l’irriguer. Hormis cela, les intempéries (tempêtes et pluies torrentielles), endommagent régulièrement la promenade, devenant impraticable, au grand regret des Montpelliérains qui s’en plaignent. Pour la garder en état et prévenir ces dégâts, d’importants travaux sont régulièrement entrepris. En décembre 1723, l'Intendant du Languedoc, Louis-Basile de Bernage (1691-1767), commande 300 ormes provenant de Lyon et signe des baux de 5 ans aux jardiniers pour l’entretien des allées. 

Parmi eux, Philibert Foulquier, adjudicataire le 15 octobre 1724, qui voit son bail reconduit en 1729. Il précise dans son Mémoire, « s’engager à remplacer 70 arbres de chaque espèce manquant, et qu’il fournira le fumier nécessaire (...) Que les arbres plantés en avril jusqu’à septembre seront arrosés tous les 15 jours. » et que « le choix des arbres va pour des tilleuls, ormes, sycomores, chênes blancs.» 

Voir l'image en grand Intendant du Languedoc. MMM, Portrait002 Basile de Bernage,(1691-1767)

Voir l'image en grand 2 décembre 1723. AMM, DD97 Commande de 300 ormes à Lyon

Pierre Nogaret, adjudicataire des ouvrages d’embellissement, soumet son devis le 5 janvier 1726, avec des recommandations pour l’entretien des terres de mauvaise qualité, qu’ il faut « piocher sur 2 pieds de profondeur sur toute la largeur, empacter un pied de hauteur de cette mauvaise terre en remettre de même quantité de bonne. (...) la seconde façon se labourera avec la charrue au mois de mai et une troisième au mois de juillet et dans le mois de septembre, et puis on sèmera de l’herbe dont la graine sera cueillie dans les près avec la main après qu’elle aura été semée on la couvrira avec les râteaux ayant attention de bien faire. (…). L’entrepreneur sera tenu d’entretenir le gazon pendant l’année à ses dépens. C’est-à-dire d’arracher les mauvaises herbes et de ressemer des graines de foin aux endroits où le gazon pourrait manquer. (…)» .

Le 22 août 1775, on envisage de remplacer les arbres morts de l’Esplanade par de nouvelles essences. Après avoir choisi les tilleuls de Hollande, on opta finalement pour des marronniers. Mais en 1779, les arbres morts sont arrachés et un choix d’essences plus résistantes s’impose. Pour une meilleure aération et pousse des arbres, on les plante en quinconce. Outre les problèmes de terrain défavorables, les dégradations des charrettes et des passants empêchent la pousse des jeunes arbres. Pour y remédier, plusieurs mesures sont prises, comme l’ordonnance du 18 mai 1731, interdisant la dégradation des arbres de l’Esplanade, (sous peine de 100 livres d’amende) et ordonnant aux propriétaires riverains détenteurs de puits d’eau, de fournir à tour de rôle, l’eau pour arroser les arbres sous peine de désobéissance. 

Voir l'image en grand 18 mai 1731. AMM, DD97 Ordonnance réquisitionnant puits privés

En 1757, on interdit aux marbriers d'y travailler sous peine d’amende, leurs outils et matériaux laissés sur place, causant vandalismes et dégradations. En 1780, c’est la circulation des voitures et les baignades dans les bassins, qui sont sujets à scandales et proscrits par les autorités. « Le procureur du roi a dit : Nous apprenons de toutes part, qu’on dégrade la promenade, appelée Esplanade, que la ville vient de réparer à grands frais, tout comme les arbres dont elle a été embellie, et qu’il s’y commet des désordres et des scandales aussi nuisibles au bon ordre, à la tranquillité publique, qu’à ceux qui s’y donnent lieu. ». Le 8 février 1839, des mesures sont à nouveau prises par délibération, pour empêcher le dépérissement des arbres. Puis en 1846, de grands travaux de réaménagement sont lancés pour réparer la promenade endommagée par les intempéries, et faciliter la pousse des platanes trop rapprochés. Une nouvelle division des allées est adoptée, en réunissant les deux allées latérales en une seule, l’ensemble constituant trois allées au lieu de cinq. 

Voir l'image en grand (Ganges, 1823-Montpellier, 1888) Jules Planchon, botanisteLa grande allée du milieu large de 30 mètres et les 2 autres de 26 mètres avec 1 mètre aux extrémités en dehors. Cela permettant aux promeneurs de mieux circuler et d'apporter plus d’espace aux arbres trop rapprochés, souvent malades et dont certains sont remplacés, en 1848 par des platanes. Enfin, le 5 mai 1874, la Ville nomme d'éminents botanistes Montpelliérains, Jules Planchon, Jules Lichtenstein, Charles Martins, Léon Cauvy et Frédéric Bazile, à une commission, « pour rechercher les causes du dépérissement des arbres et endiguer les moyens propres à y remédier »

Un lieu ouvert mais surveillé
Soumise au Code municipal de 1836, qui précise qu’un gardien au costume de sergent de ville, veille à la conservation de la promenade et à ce que personne ne dégrade les lieux, ou ne prenne l’eau des fontaines, (à moins d’une permission par écrit du maire, valable 1 mois). Enfin, afin d’améliorer la sécurité et la qualité des concerts militaires qui y sont donnés, un nouvel éclairage est réclamé par l’armée et les Montpelliérains. L’éclairage à l’huile est substitué par le gaz le 27 juin 1874, lui-même remplacé par des candélabres électriques à incandescence dans les années 1920. 

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