2019 au Pavillon Populaire

I am a Man

17 octobre 2018 - 6 janvier 2019

L'exposition « I Am A Man. Photographies et luttes pour les droits civiques dans le Sud des États-Unis, 1960-1970 » placée sous le commissariat de William Ferris et la direction artistique de Gilles Mora est à voir au Pavillon Populaire, l'espace d'art photographique de la Ville de Montpellier, du 17 octobre 2018 au 6 janvier 2019. 

Une exposition inédite

Elle propose un large éventail de photographies d'amateurs, de photojournalistes régionaux ou de photographes de renommée internationale. Ensemble, ils offrent un récit visuel saisissant de la manière avec laquelle le Mouvement des Droits Civiques a évolué dans le Sud des États-Unis pendant la décennie 1960-1970, traversant des périodes dramatiques et violentes. Leurs images éclairent par ailleurs l'intégration du mouvement dans la vie quotidienne du Sud.

De nombreux évènements clés ont été immortalisés : l'admission de James Meredith à l'Université du Mississippi, les rassemblements du Ku Klux Klan en Caroline du Nord, la marche pour Selma en Alabama, la grève des éboueurs de Memphis, les funérailles de Martin Luther King, le convoi de Mulets (convoi funéraire de Martin Luther King après son assassinat) et la marche pour les pauvres sur Washington...

Ces photographies, dont beaucoup présentées dans cette exposition sont totalement inédites, prises il y a cinquante ans s'avèrent toujours aussi pertinentes ; elles nous rappellent les sacrifices courageux pour garantir les droits civiques des Noirs Américains.

Commissariat : William Ferris

Andy Summers. Une certaine étrangeté, Photographies 1979-2018

6 février au 14 avril 2019

Premier volet de la saison 2019, l'exposition "Andy Summers. Une certaine étrangeté, Photographies 1979-2018" est placée sous le commissariat conjoint de Gilles Mora et d'Andy Summers.
Comptant près de 400 clichés, elle se compose d'oeuvres photographiques personnelles, en majorité inédites, et d'images de la série "Let's Get Weird!" (Osons l'insolite!), prises lors des tournées avec "The Police". Tout au long de ce parcours, Andy Summers révèle une oeuvre dense, véritable journal intime en images.

Une performance musicale inédite : des places à gagner

À l'occasion de sa venue à Montpellier, le photographe et guitariste offre une performance musicale inédite, jeudi 7 février à 20 heures au Corum. Véritable improvisation musicale faite, en direct, à partir de la projection des photographies de l'exposition, cette performance musicale exceptionnelle viendra compléter l'exposition du Pavillon Populaire.

Pour gagner 2 places et assister à ce show, un jeu-concours sera mis en ligne sur cette page dès le lundi 28 janvier.

UNE EXPOSITION INEDITE, LA PREMIERE RETROSPECTIVE MONDIALE DE L'ARTISTE

Avec l'exposition « Andy Summers. Une certaine étrangeté, photographies 1979-2018 », réalisée en collaboration étroite avec l'artiste, le Pavillon Populaire de Montpellier propose pour la première fois au monde une rétrospective dédiée au musicien-photographe.
Autodidacte, Andy Summers propose une oeuvre photographique dense, issue de ses explorations diurnes et nocturnes dans les grandes capitales au fur et à mesure de ses pérégrinations musicales, et de ses souvenirs de coulisses du groupe « The Police ».

UNE EXPOSITION QUI VIENT TRADUIRE VISUELLEMENT LE RAPPORT DE L'ARTISTE A LA MUSIQUE, A SA NOTORIETE, A LA GUITARE ET AU CORPS

C'est en 1979 qu'Andy Summers découvre la photographie. L'artiste décrit lui-même ce moment : « Assis dans une chambre d'hôtel à New York, en septembre 1979, je regardais la télé tout en grattant ma vieille Telecaster cabossée, quand je me suis dit qu'il fallait que je m'achète un vrai appareil photo. Notre groupe – The Police – commençait à avoir un certain succès aux États-Unis. Soudain, nous nous retrouvions avec des dollars plein les poches et nous accaparions l'attention médiatique : nous étions le nouveau groupe à la mode. On le sentait dans cette ville, où nos noms retentissaient déjà dans la rue. C'était marrant, mais être assis dans une chambre d'hôtel à contempler les murs, c'était ennuyeux, et nous avions besoin de nous occuper. »
Au fil de l'exposition, on découvre comment la technique de l'artiste s'affine, ses clichés se faisant moins pressants au fur et à mesure qu'il acquiert de la précision, rationalise, et met à distance sa notoriété comme membre du groupe. Son engouement pour la photographie fait évoluer son rapport à la musique.
Ses clichés sont pour lui, en effet, une véritable traduction visuelle de sa musique : « Durant mes débuts, je cherchais un équivalent photographique à la création musicale, car c'était tout ce que je connaissais. C'était ce à quoi je me référais et, comme il a été dit, 'tout art aspire à la condition de la musique'. Comment fait-on de la musique avec un appareil photo ? Comment fait-on entrer de la musicalité dans une image ? C'est une question intéressante. Que mes clichés ressemblent à ceux des grands photographes ou qu'ils soient pris à la va-vite dans la rue, ce qui est sûr, c'est que ma pratique était guidée par toutes ces années durant lesquelles j'essayais de faire de la 'musique' ».
Face à ce constat, il choisit de s'inspirer de photographes de renom tels qu'Henri Cartier-Bresson, Brassaï, Ralph Gibson pour travailler l'équilibre, les angles, la qualité graphique et la profondeur du champ.

Lynne Cohen. double aveugle, 1970-2012

27 juin au 22 septembre 2019

*« En double aveugle » : tel est le nom, en recherche médicale, de la méthode expérimentale où le chercheur et le sujet testé ignorent si celui-ci reçoit le principe actif ou un placebo. Destiné à écarter tout biais de perception, ce procédé étonnant est nécessaire à tout protocole clinique. Par ce jeu d’équations à termes inconnus seulement, le chercheur peut espérer approcher la vérité la plus exacte des faits.

Cette démarche scientifique paradoxale, où sujet et observateur ne maîtrisent pas ce qui est en train d’avoir lieu, Lynne Cohen s’en est emparée pour l’appliquer à l’enquête photographique, afin de rendre compte, avec une constance remarquable au cours de ses quarante ans de carrière, des décors au milieu desquels vit l’espèce humaine dans le monde occidental contemporain.

Méticuleusement, avec l’optique comme procédé empirique et l’épreuve argentique comme document de recherche, Lynne Cohen fixe l’image d’espaces construits par l’homme mais désertés de toute présence, vacants mais impénétrables, destinés à un usage manifestement précis mais énigmatiques.
Ces vues d’un monde étrange, familier et mystérieux, net dans la forme et flou dans le fond, tout en faux-semblants et mises en abyme, interrogent plus qu’elles ne révèlent la nature des espaces qui nous entourent. Produites à la chambre photographique, par un procédé de double inversion d’image, elles tendent un miroir : quels sont ces lieux où nous vivons, mais dont le sens nous échappe ? Que signifie leur mise en scène ?

Face à ces photographies, démunis de tout indice permettant de les interpréter, nous restons ignorants de ce qui se joue devant nous comme dans un essai « à double insu ». Surgit alors une question vertigineuse : dans cette enquête artistique, et dans le monde que la photographe nous présente, sommes-nous sujet ou objet ?

Par son examen photographique des décors contemporains, Lynne Cohen propose une réflexion sur le statut de l’image doublée d’une critique de la place de l’individu dans la société d’aujourd’hui. À l’heure des « fake news » et des écrans tout puissants, son travail trouve une pertinence profonde, et démontre avec force le pouvoir de l’art photographique de témoigner de son époque.

Boutographies 2019

04 au 26 mai 2019

Espace d'art photographique de la Ville de Montpellier situé au cœur du territoire urbain sur l'esplanade Charles-de-Gaulle, le Pavillon Populaire est ouvert gratuitement au public. Trois expositions s'y déroulent chaque année.

Accessible à tous les publics, le lieu invite à découvrir, au fil des sujets présentés, les différents aspects du médium photographique. Affichant une programmation de haut niveau, il a présenté récemment les œuvres d'artistes de notoriété nationale et internationale tels que Brassaï, Bernard Plossu, Patrick Tosani, Jakob Tuggener, Denis Roche, Ralph Gibson ou encore Elina Brotherus.

Cet établissement est placé sous la direction artistique de Gilles Mora, historien de la photographie,
fondateur des Cahiers de la Photographie et ancien directeur des Rencontres de la Photographie d'Arles. Sous sa direction, le Pavillon Populaire invite des commissaires et des artistes nationaux et internationaux autour de thématiques,établies, pour des expositions originales et entièrement créées pour le lieu. La pertinence et l'originalité des sujets présentés, la qualité des tirages et le soin apporté à leur mise en espace ont permis au Pavillon Populaire de gagner une reconnaissance internationale auprès du milieu de l'art photographique ainsi que des médias généralistes ou spécialisés, et de conquérir et fidéliser un public toujours plus nombreux.

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