2019 à l'Espace Saint-Ravy

Les expositions qui ont eu lieu à l'espace Saint-Ravy en 2019

Exposition « MUTUAL WARMING »

DU 30 NOVEMBRE AU 19 DECEMBRE 2019

Pour la 5ème exposition de la saison, l'Espace Saint-Ravy accueille les artistes Alizée Quitman et Henri-Pierre Lecluse. Tous deux ont mis en place « GLO », une plateforme associant performance, sculpture et formes narratives, qui inter-roge notre contemporanéité immédiate, notre rapport au corps et au monde à travers le digital et la médiatisation.

© Victor Roblin

« GLO » tente de réagir aux complexités du monde contemporain. Le duo d’artistes interroge l’humain en devenir, mêlant le corps humain individuel au corps collectif, posant l’hypothèse d’un rebond du cosmo-politique1. Il parle ainsi de la génération dite « digital native » qui est à la croisée des chemins, entre un ancien monde qui se déconstruit, et une pluralité de mondes en construction.

La globalisation, la convergence des évènements, qu’il s’agisse de progrès comme de risques, accroît notre propension humaine à vivre intensément. Sur le continuum du grand Récit historico-géographique, « GLO » envisage et projette la vision d’un point de rupture, amené par l’accélération de l’évolution technologique de la civilisation occidentale. « GLO » ne pose pas un constat d’urgence mais au moins la nécessité de traiter de notre environnement immédiat.

En 2018, les artistes ont mis en place le projet State-e.cctv qui traite de la diffusion et de la profusion d’informations relayées par les médias. Cette installation est une critique de la mécanique médiatique et de la production des images et des données qu'elle fabrique. « L’homotechnologicus », dernier homme de l’évolution et premier organe d’un nouveau système de gouvernement humain, tend à être aveuglé par l’ultra-connaissance offerte par l’information médiatique.

En février 2019, le duo crée MALLAX® avec Sonic Ornaments Studio, un projet basé sur l’hypnose qui prend une forme narrative. Une femme boulimique fait une introspection sans se rendre compte au début qu’elle entre en elle, dans son système digestif, métaphore de son esprit, et finalement prend conscience de ce qui la gêne. Il semble qu’elle doive affronter le problème, le digérer pour arrêter de fuir la réalité.

La sculpture, accompagnée du dialogue fictif de la consultation de cette femme, révèle une partie du corps humain, les intestins. Cela met en avant le côté organique dans un monde digital où le rapport au corps est idéalisé à travers des avatars, voire même oublié.

« L’homotechnologicus » se déconnecte de la vie réelle pour se plonger dans le monde digital qui va toujours vers plus de performance et d’idéalisation. Un monde médiatique où l’image et le paraître sont la norme et où il est difficile de démêler le vrai du faux.

A travers cette exposition les deux artistes mettent ainsi en lumière le mode de vie contemporain qui intègre le digital, interrogeant ce qui fait l’homme, son rapport au corps et à l’environnement qui l’entoure. Dans un monde connecté, où l’on parle de transhumanisme, le corps a-t-il encore sa place ?

Biographies :

Alizée Quitman est née en 1991 à Montpellier. Elle vit et travaille à Bruxelles. Elle a étudié à l’École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre où elle a obtenu son diplôme en 2017 en gravure et Image Imprimée et a tourné sa pratique vers la sculpture et l’installation, empruntant au langage esthétique d’une génération envahie par les nouveaux médias.

Henri-Pierre Lecluse est un architecte né en 1991 à Coutances. Il vit et travaille à Bruxelles et Paris. Il a obtenu son diplôme de l’ENSA Versailles en 2018. Il travaille actuellement en tant qu’artiste et set designer.

1 Cosmopolitique : relatif à une politique universelle, mondiale

Exposition « SI LA NUIT ETAIT CLAIRE »

Du 26/10 au 17/11/2019

La 3ème exposition de la saison artistique 2019/2020 de l'Espace Saint-Ravy sera consacrée au collectif Orient Express.

Il rassemble Yongkwan JOO, Mona Young-eun KIM, Aurore Murcia et Mykhailo YERMAKOV, quatre jeunes diplômés de l'Ecole Supérieure des Beaux-arts de Montpellier (Esba-MoCo). D'origines différentes - France, Ukraine et Corée du Sud - ils se sont rencontrés lors de leurs études et maintenant collaborent en vue d'élaborer un univers traversant l'Est et l'Ouest, à mi-chemin entre réel et irréel.

« L’exposition Si la nuit était claire propose un temps inconnu qui n’a ni commencement ni fin. Le jour et la nuit, le rêve et la réalité, ces concepts contrastés forment une frontière mentale puissante. Cependant, nous estimons que ces limites peuvent s'écrouler, être modifiées par un événement. En les mélangeant, le monde se transforme et devient inhabituel, étrange. Au lieu d'attendre la disparition de la brume qui les dissimule, nous proposons d'y plonger pour se confronter à l'inconnu : entre imagination et états contradictoires qui transportent le spectateur dans une dimension empreinte de silence et de mystère. »

Yongkwan JOO
En utilisant des scènes captées pendant sa marche quotidienne, Yongkwan partage son regard contemplatif sur la relation entre l’individu et le monde qui l’entoure. La marche est un processus essentiel dans son travail; en errant dans la ville, il observe des choses qui se déroulent dans la rue, des mouvements qui ont lieu juste une fois dans la vie et il les enregistre.
Ensuite, il réalise une vidéo en boucle qui n’a ni début ni fin, et ainsi il parle de cycle, de la fatalité du monde où l’on vit, de la condition humaine aussi vaine que les efforts de Sisyphe1.

Mona Young-eun KIM
Mona Young-eun cherche à réaliser des oeuvres qui réveillent notre inconscient et nous font rêver. Sa pratique s’articule autour des thèmes du déplacement réel et imaginaire. Cette ambiguïté crée un espace poétique et humoristique qui laisse une certaine liberté d’interprétation et d’appropriation par le spectateur. En tant que commissaire de cette exposition Si la nuit était claire, elle souhaiterait mener le public à expérimenter un temps inconnu qui n’a ni commencement ni fin.
1 Dans la mythologie grecque, le châtiment de Sisyphe consistait à devoir faire rouler sans cesse jusqu’en haut d’une colline un rocher qui en redescendait chaque fois avant même de parvenir au sommet (Odyssée, chant XI)

Aurore MURCIA
Aurore s'intéresse à la pluralité des points de vue sur son environnement. En jouant avec les rapports d'échelle, elle mêle le petit et le grand, l'intérieur avec l'extérieur, le naturel et l'artificiel. De la photographie à la vidéo, en passant par la sculpture et l'installation, elle propose au spectateur une vision multiple et une position singulière dans l'espace.

Mykhailo YERMAKOV
Le travail de Mykhailo est lié au questionnement sur la frontière entre fiction et réalité. Selon lui, cette question est devenue primordiale dans le monde actuel, et interroge la réalité dans laquelle nous vivons tous les jours, car aujourd'hui beaucoup des faits que l’on traverse ont une sorte de dualisme en soi et perdent leurs aspects physiques, ils deviennent éphémères, comme des fantômes.
Cette exposition s’offre comme une expérience saisissante, un transport dans une dimension empreinte de silence et de mystère où les limites s’ébranlent.

Exposition "Pam Pam Tatemae"

Du 27 septembre au 20 octobre 2019

 

L'Espace Saint-Ravy accueille l’exposition de Chloé Guillermin et Alexandra Guffroy, deux jeunes artistes diplômées de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon

Leur collaboration naît en 2013 lors de leurs études. Alors que chacune approfondit sa pratique artistique de son côté, plusieurs occasions leur ont cependant permis de collaborer à nouveau et d’enrichir mutuellement leur travail, par exemple lors d’une résidence commune de deux mois à Takasaki (Japon) en 2018. C’est à nouveau le cas aujourd’hui avec l’exposition Pam Pam Tatemae à l’Espace Saint-Ravy. Pour ce projet, Chloé et Alexandra présentent un ensemble de dessins, sculptures, vidéos et installations nourri de leurs voyages et de leurs rencontres tout en questionnant l’identité sociale.

Le titre de l’exposition Pam Pam Tatemae est composé de deux parties. La première, « Pam Pam », est l’abréviation du nom de leur collectif, « Pamelas », et évoque aussi le bruit d’un coup de feu, par onomatopée. La deuxième partie du titre, « Tatemae », est un mot japonais. Venant de l’expression « honne tatemae », il désigne le contraste entre les véritables sentiments et désirs d'une personne (honne) et la conduite, les opinions qu'elle expose en public ou au travail (tatemae). Ce choix de titre résume le travail des deux artistes sur les notions de l’être et du paraître. Pam Pam tatemae, tel est le son du coup de fusil sur le « masque social » que les deux jeunes artistes entendent tirer.

« Dans notre travail, la notion de masque, de jeu, est très présente. On la retrouve dans nos performances, où nous aimons nous jouer des masques sociaux. Dans le film que nous avons tourné au Japon, nous apparaissons masquées au milieu de la foule, dans des lieux privés et publics, mais également démasquées en prenant des postures parfois provocantes, afin de soulever ce contraste tabou qui régit nombre de comportements sociaux. Lors d’une résidence dans l'Est de la France, nous avons passé une semaine dans un supermarché, questionnant par des petites actions humoristiques la limite des statuts au sein d’un lieu de travail. Étions-nous vendeuses? Clientes? Simples curieuses ? Prestataires ? Quel masque porter? ».

Avant d’intégrer l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon, Chloé a étudié la communication visuelle à Lyon, et Alexandra, les arts-plastiques à l’Université de Strasbourg. Depuis son arrivée à Montpellier il y a deux ans, Chloé a réalisé une fresque à l’occasion de la sixième édition de la Galerie éphémère qui se tient chaque année aux Salines de Villeneuve-lès-Maguelone, et a exposé à l’atelier-galerie Alabarak de Montpellier. Alexandra, quant à elle, est actuellement en formation à « L’atelier des horizons » du Magasin de Grenoble, après avoir effectué une résidence à Zagreb (Croatie).

Collectionneuse, chercheuse, conteuse, échangeuse d’idées et de pratiques variées, Alexandra considère l'artiste comme étant avant tout un acteur de la société. Elle cherche à travers ses différentes rencontres quel est son rôle et comment elle peut agir. La clef de son travail est « l'autre », ainsi son travail plastique n'existe qu'à travers le duo et le collectif. L'essentiel de sa pratique ne se situe pas tant dans ce qui est montré à un instant T que dans le quotidien. « L'art c'est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art » disait Robert Filliou. C'est dans cette idée qu'Alexandra tente de faire vivre son art.

Loin du syndrome de la page blanche, le remplissage, chez Chloé, est compulsif. Elle choisit son support pour s'en servir de cadre d’exploration. A la manière d'une radiologue étudiant la partie d'un corps, elle tente de faire émerger une portion du rhizome qui nous relie les uns aux autres. Du dessin à la sculpture, de la broderie à la performance, de la sérigraphie à l'image numérique, c'est par une pluralité de techniques qu'elle tente de canaliser l'énergie brute, et proposer une vision tantôt indigeste, tantôt poétique du monde qui nous entoure.

Un pied ancré dans le réel, l'autre valsant dans l'onirique, un jour en solitaire, un jour en collectif, c'est par une impulsion spontanée qu'elle tente de rendre visible ce flux bouillant qui nous englobe, et donne à voir la singularité d'un trait, contour de sa perception du monde.

Exposition GREETINGS FROM DYSTOPIA

Du 7 au 22 septembre 2019

La salle d’exposition municipale maintient sa ligne artistique et fait la part belle, cette année encore, à la création émergente. Abigaïl Frantz (jeune diplômée de l’ISBA de Besançon), et Basile Ghosn (diplômé de la Villa Arson de Nice) tous deux brillants lauréats du prix jeune création Tourre Sanchis Architecture / Drawing Room 018, présentent leurs travaux au mois de septembre dans le cadre de BOOM, le nouveau week-end de l’art contemporain de Montpellier prévu du 6 au 8 septembre, organisé par Les Galeries de Montpellier – Art Contemporain & MO.CO. Montpellier Contemporain.

L’exposition GREETINGS FROM DYSTOPIA (bonjour de dystopie) résulte d’une cohabitation artistique où se déploient deux sensibilités. Dans ces créations Basile Ghosn joue sur la répétition à l’aide de photocopies, sérigraphies et gravures. Son travail se rythme et se compose de motifs géométriques et architecturaux. A l’inverse de celui d’Abigaïl Frantz qui découle d’études anatomiques, où s’agencent des formes organiques colorées formant un univers étrange peuplé de monstres, une sorte de dystopie.

Abigaïl puise son inspiration dans les récits cosmogoniques brésiliens, l’illustration naturaliste et l’anthropologie des remèdes. Elle étudie les transformations et les déconstructions des corps à travers le dessin et la sculpture, développant un travail sur les notions de monde-corps, et de corps-monde. L’artiste explique que : « La décomposition ne suggère pas la mort du corps. Au contraire, elle souligne son ouverture à la métamorphose ; elle le présente comme une structure ouverte ou fluide dans laquelle pourront s’engouffrer les éléments, circuler les substances vitales et les substances toxiques, les liquides et minéraux. […] La matière est mise en pièces, l’identité mise en doute, l’intérieur invisible révélé.» Abigaïl propose un aller-retour entre le mythe-métaphore et l’analyse scientifique, entre le geste instinctif et la recherche réaliste.

Basile crée des œuvres où l’espace est recomposé, repensé portant une forme d’utopie de ce que pourrait être le monde s’il avait été mieux pensé par l’homme, s’inspirant de penseurs et architectes comme Jean-Jacques Lequeu, Yona Friedman et le groupe Superstudio.

L’artiste propose une variante des images de l’espace urbain qu’il trouve. Il les découpe, les colle, les juxtapose ou les photocopie. En résulte des œuvres abstraites où la répétition des formes et des lignes architecturales marquent la trame de l’habitacle moderne. Cependant, les bâtiments décomposés sont ici libérés de l’espace urbain conformiste et de multiples champs spatiaux s’ouvrent.

A travers cette exposition Basile Ghosn et Abigaïl Frantz offrent un espace déconstruit/reconstruit où les limites physiques semblent dépassées.


Exposition "Partir en Live"

Du 9 février au 3 mars 2019, l'Espace Saint-Ravy accueille le photographe Olivier Scher.

L'exposition « Partir en live » marque la fin d'un cycle de création, centré ces dernières années sur l'observation du public lors de concerts et de festivals. L'artiste dévoile une ambiance musicale aux lumières tamisées, réalisant des focus sur les spectateurs connectés, des portraits de festivaliers et des mises en parallèle inattendues entre salles de concert et paysages.

Née en 1976, Olivier Scher vit et travaille à Montpellier. Artiste autodidacte, ses études en biologie et écologie, ainsi que son poste au Conservatoire d'espaces naturels du Languedoc-Roussillon l'ont amené à se questionner sur la relation entre l'être humain et son environnement, non seulement naturel mais également urbain et numérique. Il est notamment le cofondateur avec le photographe Cahuate Milk de la « Galerie éphémère » dont la 7ème édition aura lieu du 1er au 3 février 2019. Un événement annuel qui se tient aux Salines de Villeneuve-lès-Maguelone dans le cadre de la journée mondiale des zones humides, une manifestation hybride entre Art et Nature.

« Partir en live » découle d'une recherche photographique qui a commencé en 2015 avec le projet ESPACE SENSIBLES où Olivier Scher associe l'ambiance des salles de concert à celle ressentie face à des paysages, réalisant un parallèle entre la foule et les éléments de la nature. S'en suit un parcours des festivals français l'été 2017, où il réalise une série de portraits au plus proche des festivaliers. Il y présente la diversité qui compose ce public, sans retouches, à l'aide d'un polaroïd Fuji. Enfin, il s'intéresse également à l'usage du téléphone portable durant les shows, dans une autre série intitulée J'Y ETAIS. Il y montre la prise frénétique de photos et vidéos faites par les spectateurs, vivant le live à travers un écran.
Cette exposition d'Olivier Scher plonge ainsi le public au cœur des salles de concert et festivals, offrant un moment de contemplation musicale.

Exposition "Contre jour" de Clara Bryon

Du 12 janvier au 3 février 2019

Clara Bryon  présente les oeuvres qu'elle a réalisées lors de ses deux premières années de recherche autour de la lumière architecturale.

Ses peintures, telles des fenêtres, sont à la frontière entre réel et irréel, hyperréalisme et abstrait - un espace silencieux où le sensible s'immisce.
Née en 1990, elle vit et travaille à Montpellier. En 2016 elle obtient son diplôme d'architecture à Montpellier, primée par le jury. Inspirée par les architectes Tadao Ando et Louis Khan, Clara Bryon développe un travail sur l'architecture mêlant lumière, matière et rapport au corps, cherchant à développer un équilibre entre force et délicatesse.

Le titre de l'exposition évoque instantanément la lumière, élément qui a une place prépondérante dans la peinture de l'artiste, mais qui n'est pas l'objet central comme elle l'explique elle-même : « La recherche de la lumière est l'une des parties les plus visibles de mon travail mais pas la plus importante, ce n'est qu'un « outil ». Ce qui m'importe le plus c'est révéler la délicatesse des éléments construits et montrer la richesse des émotions qu'ils peuvent procurer. De la petite à la grande échelle. Par exemple, créer un mur avec une arrête agressive et tranchante mais l'adoucir avec un arrière-plan que l'on discerne peu mais qui rassure. Ou encore, fabriquer un intérieur menaçant et obscur et l'apaiser avec un reflet de lumière qui vient parcourir la paroi et adoucir la scène.
J'essaye de recréer toutes les sensations/émotions que je ressens moi-même face à ces objets qui peuvent être : menaçant, réconfortant, doux, tranchant, protecteur, enveloppant, fort, simple, rude, etc. »

Clara Bryon cherche à donner une forte présence physique à ses oeuvres en créant des grands formats qui habitent l'espace. De cette façon, l'oeuvre plus qu'une image devient un objet dans lequel le spectateur peut se projeter. Un espace entre hyperréalisme et abstraction où le visiteur peut laisser libre court à son imagination.
Une dizaine de peintures occuperont les lieux. Inspirées de photographies, ou parfois, pures projections de l'esprit, elles proposent à celui qui les contemple une pause, un moment de silence dans le tumulte citadin.

Exposition «Réparation», quand la toile se libère du support.

Le peintre propose une exposition sans châssis, où la toile découpée se doit d’être réparée, renforcée. De ces défauts et déchirures naissent des motifs, créant la singularité de chaque œuvre et témoignant de la volonté de l’artiste de se défaire de l’uniformisation.L'exposition «Réparation», quand la toile se libère du support, est à voir du 15 décembre 2018 au 6 janvier 2019 de 13h à 19h.

L' artiste Eno Gounon Dit Ascain

Titulaire en 2017 d’un Master peinture de l’ENSAV La Cambre, à Ixelles, Eno Gounon Dit Ascain vit et travaille actuellement entre Bruxelles et Montpellier où il a son atelier. Il consacre sa pratique artistique à la peinture et à la calligraphie sur toile libre. Son travail commence par une découpe et une visualisation de la pièce de tissu. A la manière d’un restaurateur, il fixe son attention sur les défauts qui vont définir en partie la composition de l’œuvre. Il consolide la toile, utilisant des peintures et des laques destinées en temps normal au bâtiment. L’artiste explique que l’étape de ‘‘réparation’’, doit être une étape de soutien, de support, qui annule la présence du châssis et l’étape de préparation de la toile.

Également de formation scientifique (licencié de biologie et neurosciences), Eno a développé un regard analytique des données et une lecture des graphes (modèles abstraits de dessins de réseaux reliant des objets). Cette vision influence ses compositions où se déploient des formes géométriques colorées, liées les unes aux autres. Certaines se répondent, d’autres s’entrecroisent pour former un ensemble pictural cohérent où la ligne est omniprésente : large ou fine ; verticale, horizontale ou diagonale ; courbe, droite ou segmentée ; marquée ou estompée.

Autre caractéristique de son travail, il investit tout autant le recto que le verso, recherchant un équilibre entre la peinture, l’écru de la toile et une signalétique propre qui oriente la lecture de l’œuvre. En traversant le tissu, les enduits se mélangent, Eno joue sur la manière dont les peintures sont absorbées par les différents tissus (lin, coton, etc.) et sur la perméabilité de certaines laques. Ainsi, il obtient des œuvres où les deux faces picturales entrent en résonance l’une avec l’autre.

Exposition « 4EVER »

Du 29 juin au 21 juillet, l'Espace Saint - Ravy accueille l'exposition « 4EVER » du collectif Gelly, qui regroupe Ugo MASCIAVE, Lancelot MICHEL et Gaétan VAGUELSY. Les trois jeunes artistes montpelliérains y font découvrir leurs travaux auprès d'un public qui devrait affluer en nombre pour cette exposition inscrite au programme officiel de 100 artistes dans la ville - ZAT 2019.


Le vernissage de l'exposition est prévu à 18h30 le 28 juin, la veille de l'ouverture au public du MOCO - Hôtel des collections, contribuant à faire du dernier week-end de juin un temps de célébration de la création contemporaine locale et internationale à Montpellier.
L'exposition « 4EVER » présente une pluralité d'œuvres qui confronte le regard respectif de chaque artiste à travers leurs travaux individuels, questionnant ainsi la problématique de la cohabitation artistique.

« Au sein du collectif Gelly nous sommes trois. Depuis quelques années nous travaillons et évoluons côte à côte, et c'est dans cette optique que nous réalisons notre projet d'exposition à l'Espace Saint-Ravy : travailler et créer ensemble des projets individuels se confrontant dans un même lieu. Il s'agit donc de chercher dans la confrontation de nos pièces un réel moyen de questionner la cohabitation artistique, de porter autrement la question du travailler ensemble. A l'occasion de ce projet d'exposition nous aborderons donc le collectif sous une forme plus fragmentée en essayant d'exacerber la sensibilité de chacun par le jeu d'une rixe amicale, une forme peut-être plus franche et plus représentative à nos yeux dans un contexte où la formation d'un groupe découlait autant du plaisir que d'un instinct de survie artistique. Nous présenterons trois points de vue qui divergent tout autant qu'ils savent trouver des points de contact, donnant ainsi à voir l'échantillon d'une flore plastique sauvage. »
Ugo MASCIAVE : Artiste formé à l'Ecole Supérieure des Beaux-arts de Montpellier, il a choisi de développer un travail protéiforme. Ugo explique sa démarche : « J'incorpore l'environnement immédiat à ma pratique artistique, pour confondre les médiums et proposer un espace imaginaire où se mélangent objets trouvés, sculptures et dessins dans des installations qui abordent la confrontation entre synthétique et organique».

Contact des artistes :
gaetanvaguelsy@gmail.com

ugo.masciave@gmail.com

lancelot.michel2@laposte.net

Exposition « REGARDE ! LA MER MONTE ! »

Du 27 juillet au 18 août 2019

L’exposition estivale de Sarah Thiriet vient clôturer la saison artistique de l’Espace Saint-Ravy. L’artiste propose une immersion dans un patrimoine imaginaire, réunissant sculptures, dessins et vidéos. Le titre « Regarde ! La mer monte ! » interpelle le public sur la montée des eaux et les exils liés aux bouleversements climatiques que l’artiste a pu constater aux Seychelles.

Sarah Thiriet

Diplômée en mathématiques théoriques, Sarah Thiriet est une artiste autodidacte qui s’est formée en arts graphiques avec Emmanuelle Etienne(Aperto) durant quatre années. Puis elle part s'installer à la Réunion où durant trois années elle fut auditrice libre à l’école des Beaux-arts et assistante du sculpteur Jack Beng-Thi. De retour à Montpellier en 2012, elle installe son atelier dans les locaux de l'association La grande Barge et rejoint La Maison de La Gravure Méditerranée.

Sarah Thiriet Sarah Thiriet a développé́ une pratique artistique pluridisciplinaire avec une préférence pour la sculpture et l’emploi de matériaux que l’on retrouve dans l’architecture moderne - tels que le verre thermoformé, le métal et le béton - mais auxquels elle rajoute une dimension organique ou aquatique. Le verre et le béton, qui ont la particularité́ de passer de l’état liquide à l’état solide, permettent de mémoriser des empreintes et offrent ainsi de multiples possibilités plastiques.


Exposition Bonjour !

Du 1er au 23 juin 2019

A l’occasion de l’événement 100 artistes dans la ville - ZAT 2019 qui se déroulera du 8 juin au 28 juillet 2019, l’Espace Saint-Ravy accueillera le collectif BONJOUR ! L’exposition éponyme présentera les oeuvres de quatre jeunes artistes montpelliéraines : Claire GENETIOT, Clémentine POIRIER, Ginì CORMERAIS et Sophie THOMAS. De leur collaboration naît un ensemble immersif, protéiforme et sensoriel, composé de photographies, mappings vidéo, installations plastiques et sonores.
La première partie de l’exposition, du 1er au 7 juin, sera une phase participative où le public, acteur de cet univers composite et onirique, sera invité à élargir sa perception du monde.

« Cette exposition est le fruit de nos interrogations, de nos recherches, de notre observation du monde, toutes réunies sous le prisme de nos sensibilités artistiques. « BONJOUR ! » en est le titre, qui joue sur son caractère trivial et universel, à la fois accrocheur et désuet. Chargé d’action. Il est le terme premier vers la rencontre, et à la potentialité d’un foisonnement d’accentuations : de l’invitation contemplative à l’acidité pragmatique.

CLAIRE GENETIOT - CLÉMENTINE POIRIER - GINÌ CORMERAIS - SOPHIE THOMAS

Exposition LIU HUAN

Du 4 au 26 mai

EXPOSITION « ∞ » (l’infini)

À l’occasion du Hors les murs de la 19ème édition du festival des Boutographies, l’Espace Saint-Ravy accueille l’artiste chinoise LIU Huan. L’exposition présentera un travail photographique sur le sujet de la femme et de son statut dans les traditions chinoises, abordant également le thème du rythme cyclique de la vie. Ces tirages s’accompagneront d’oeuvres vidéo proposant des dialogues à travers le langage corporel, inconscient, qui souvent se répète à l’infini.

Née en 1992 en Chine, LIU Huan vit et travaille à Montpellier où elle a obtenu un master « Art Plastique » DNSEP avec félicitation de jury de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier-Agglomération (ESBAMA. Elle détient également une licence en Art Plastique du « China Center Normal University ». Durant son parcours, elle a développé une pratique artistique du dessin, mais s’est également intéressée à la vidéo, à l’animation, aux installations sonores et à la photographie. Son travail actuel porte sur les sujets de la communication et du langage, sur la problématique du genre et la question des rapports entre homme et femme dans la société.

Pour cette exposition, elle présentera deux séries de photographies :

100 noms de familles
Une série qui interroge la place de la femme dans la société chinoise, à travers son droit à la succession du nom de famille. En Chinois, 姓 (xing) signifie « nom de famille ». Il est formé des caractères 女 (nv) « femme », et 生 (sheng) « naissance ».
Pourtant, en Chine, si l’enfant naît sans que son père ne le recon-naisse, il n’a pas d’état civil. On recense cent noms de famille dans le pays. L’artiste les a écrits un par un sur le ventre d’une femme dont la respiration les fait disparaître sous l’eau, rendant cette dernière de plus en plus noire et illisible.

NV ER HONG
Cette série met en rapport le sujet féminin avec une vieille tradition du sud de la Chine. Quand une fille naît, ses parents fabriquent et enterrent un « NV ER HONG », un alcool local. Plus tard quand la jeune fille se marie, le « NV ER HONG » est déterré et partagé. L’âge de cet alcool est donc le même que celui de la mariée.
Dans ce projet l’artiste explique : « J’ai cassé un “NV ER HONG" et je l’ai recollé, recassé, recollé encore... jusqu’à la fin, il est devenu débris et il n’a pas pu être recollé ni recassé... ».
Viendront aussi s’ajouter des vidéos sur le langage corporel, qui tournent en boucle comme les habitudes et gestes des gens, mais également comme les relations humaines. Influencée par la vision taoïste de la vie, LIU Huan interroge sur ce qui fait notre langage et nos relations. Un langage corporel auquel l’artiste s’est intéressée en observant les différences de communication entre français et chinois, des automatismes inconscients construits par notre culture.
Enfin, LIU Huan présentera des dessins et aquarelles sur le thème de l’origine du cycle de la vie, la répétition et les sentiments parfois insondables de l’artiste.
Cette exposition est dédiée aux infinités qui composent l’existence.
Contact de l’artiste : liuhuanarts@gmail.com / www.liuhuanart.com

Exposition Frédéric Durieu et Nathalie Erin

Du 30 mars au 21 avril

© Invitation Au Voyage Frédéric Durieu et Nathalie Erin

A l’occasion du MICC (Montpellier Industries Culturelles et Créatives), rendez-vous dédié aux Industries Culturelles et Créatives qui se tient du 13 au 18 avril, le duo d’artistes Frédéric Durieu et Nathalie Erin propose un parcours entre la Halle Tropisme aux dates du MICC et l’Espace Saint-Ravy du 30 mars au 21 avril.

Lui, polytechnicien et artiste belge, écrit ses propres algorithmes « poétiques » depuis près de 30 ans. Pionnier dans ce domaine, il a exposé ses œuvres dans de grands musées tels que le Centre Georges Pompidou et le Palais de Tokyo. Elle, artiste, musicienne et chanteuse martiniquaise, a découvert et appris l’art numérique à ses côtés. Ensemble, ils proposent un univers poétique souvent composé d’éléments naturels qui nous entourent, une Invitation au Voyage à mi-chemin entre le réel et l’irréel.

L’homme fait de l’art depuis la préhistoire, en créant et en utilisant une multitude de techniques. Frédéric et Nathalie ont souhaité utiliser un procédé nouveau en codant leur propre logiciel d’intelligence artificielle : Infinitive. En explorant cette matrice algorithmique, ils réalisent des œuvres d’un genre singulier, comme sorties d’un autre monde. Leur discours est celui du respect de la Nature, de la Féminité : regarder, observer la beauté pour mieux apprendre à la respecter dans un monde idéal. Leur art hybride étonne ceux qui le découvrent. Leurs tableaux se contemplent de loin, puis de près, et enfin de l’intérieur, en réalité augmentée.

Pour cette exposition, ils invitent le visiteur à prendre place dans un vrai cerf-volant géant (Cody) attaché à une installation interactive. Basée sur une adaptation de la théorie des cordes d’Albert Einstein, la matrice interprète les sons émis par la corde tendue du cerf-volant pour générer des mondes parallèles. Le chant de cette corde vibrante ressemble étrangement au requiem de György Ligeti. Les artistes ouvrent les portes d’un macrocosme, aux confins d’un univers imaginaire et fantastique où défilent les planètes, les paysages et les êtres qui composent leurs tableaux dans une projection interactive. Ces œuvres sont les pages de leur carnet de voyage, et quelques pièces auront été rapportées de ces contrées lointaines avec la collaboration de by grace. Une artiste montpelliéraine qui réinterprète les éléments naturels et compose des univers peuplés de créatures étranges et poétiques.

Exposition RÉSILIENCE

Du 8 au 17 mars

Lutte contre les violences conjugales

Exposition collective du 8 au 17 mars
Pour célébrer les 40 ans du centre Elisabeth Bouissonnade, le CCAS de la ville de Montpellier s'associe au collectif ARTSTATION pour organiser une série d'événements artistiques et culturels à partir du 8 mars jusqu'au 25 novembre 2019. L'objectif est de sensibiliser le grand public à la lutte contre les violences conjugales, en mettant à l'honneur le talent féminin et la synergie des couples qui travaillent ensemble.

Le nom de l'événement, « Résilience », a été choisi pour souligner la capacité de certaines victimes à résister et rebondir pour se reconstruire malgré les traumatismes passés. Un concept universel qui pourra fédérer et sensibiliser le grand public au-delà de la lutte contre les violences conjugales.
Le 1er acte de cet anniversaire est une exposition collective installée à l'Espace St Ravy du 8 au 17 mars, qui rassemblera 8 artistes emblématiques de la ville de Montpellier.

Nombreux évènements programmés : Live painting, performances, ateliers, concerts, prises de paroles...

Artistes exposées:
• NOON : street artiste emblématique de la ville, originaire de Bretagne, Anne-Gaëlle est connue pour ses collages, posés la plupart du temps la nuit, dans le centre historique.
• SOPHIE GRIOTTO : née en 1975 à Alès, installée depuis quelques temps à Sussargues près de Montpellier, Sophie a tout de suite accepté de participer à l'exposition collective, touchée et très concernée par la lutte contre les violences conjugales.
• CLARA LANGELEZ : alias CLO, une artiste originaire de Picardie qui vit et travaille à Montpellier depuis peu. Issue de monde de l'architecture intérieure, c'est à la suite d'un voyage en Amérique du sud que Clara décide de se consacrer totalement à sa vie d'artiste.
• SANCKO : Originaire d'Orange, née en 1974, Sandra vit et travaille à Montpellier. Son travail se décline aujourd'hui en intérieur comme en extérieur, à travers la peinture sur toile ou murale, et par des collages urbains dans la lignée du militantisme citoyen et politique.
• B.AX : Peintre autodidacte, née à Montpellier, Béatrix Vincent signe ses tableaux B.AX. Sa principale source d'inspiration est la condition féminine. Ses peintures mettent les femmes à l'honneur, avec la volonté de leur rendre hommage et de promouvoir l'égalité sociale.
• HIKAYA : Artiste originaire de Casablanca, Sanaa a passé près de 10 ans chez UBISOFT dans la création de jeux vidéo, univers créatif qui a réveillé sa passion pour l'art, la nature, et la création de motifs. Elle décide de se consacrer pleinement à son art en 2012.
NIKITA : Connue dans toute la ville pour sa technique à la bombe aérosol et ses collaborations grand format avec l'artiste SWEO, Marlène est une artiste peintre qui vit et travaille à Montpellier. Elle appartient au groupe 5-7, «crew» emblématique de la scène graffiti locale.
• FAUST : Faustine est une artiste qui vit et travaille à Montpellier, seule ou en collaboration avec son groupe OZMOZ. Actuellement résidente des ateliers Ernest Michel, chez Line Up.

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