Journées Européennes du Patrimoine 2020 annulées

La 37e édition des Journées européennes du Patrimoine est annulée à Montpellier
Face à l'épidémie de COVID19 et en accord avec la Préfecture de l'Hérault, la Ville de Montpellier a choisi d'annuler la 37e édition des Journées Européennes du Patrimoine.

Face à l'épidémie de COVID19 et en accord avec la Préfecture de l'Hérault, la Ville de Montpellier a choisi d'annuler la 37e édition des Journées Européennes du Patrimoine.

En conséquence, seuls les établissements municipaux et métropolitains traditionnellement ouverts le week-end le resteront, selon les conditions d'accès habituelles.

Le patrimoine à Montpellier et dans sa Métropole

37ème édition des Journées européennes du patrimoine annulées

Focus n°1 - Première Métropole labellisée "Pays d'art et d'histoire"

Le ministre de la Culture a attribué le 21 novembre 2019 à Montpellier Méditerranée Métropole le label "Pays d'art et d'histoire". Qu'est-ce que ce label, pourquoi l'avoir demandé, et que signifie son obtention pour Montpellier Méditerranée Métropole, première métropole à le recevoir ?

Un label national

Créé en 1985, le label “Ville et Pays d’art et d’histoire” est attribué par le ministère de la Culture aux collectivités qui s’engagent à valoriser leur patrimoine. Ce label se concrétise par la signature d’une convention entre l’État et la collectivité. Près de 200 sites bénéficient de ce label en France. Montpellier fait pourtant figure d’exception puisque sa candidature a été retenue à l’échelle de la métropole, associant ainsi l’ensemble des 31 communes dans le périmètre concerné par les actions liées au label.

Une métropole, des patrimoines

Le territoire de Montpellier Méditerranée Métropole dispose d’un patrimoine historique varié, de Lattara à la cité antique du Castellas, en passant par les carrières de Sussargues, le château de Castries, le mikvé à Montpellier, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Villeneuve-lès-Maguelone, les églises romanes dans les villages alentour, sans oublier l’audace architecturale contemporaine. Le patrimoine est également naturel, avec un espace géographique multiple, une véritable palette de paysages qui s’étend de la mer Méditerranée aux collines de garrigue, en passant par les étendues lagunaires, la plaine viticole et les coteaux. Les trente et une communes de la Métropole forment ainsi un ensemble indissociable de culture et d’histoire qui a à coeur de concilier son dynamisme urbain et la préservation de son héritage exceptionnel.

Une reconnaissance des patrimoines de la Métropole aux niveaux national et international

À travers la demande de ce label, l’objectif poursuivi par Montpellier Méditerranée Métropole est de construire un territoire plus solidaire, plus ouvert et plus attractif, en plaçant délibérément les patrimoines à la croisée des fonctions essentielles que sont l’urbanisme, l’architecture, le tourisme, l’environnement, la culture et l’économie. Cette reconnaissance nationale témoigne, en outre, de l’engagement de la Métropole à conserver et valoriser le patrimoine d’aujourd’hui et de demain. Ce label permet ainsi aux patrimoines de Montpellier Méditerranée Métropole d’être reconnus aux niveaux national et international et de faire de ce territoire une destination très prisée.

Valoriser, partager, transmettre

La labellisation “Pays d’art et d’histoire” permet au territoire de Montpellier Méditerranée Métropole de connecter toutes les facettes (naturelle, historique, moderne) qui forgent son identité. L’objectif de ce label réside tant dans le partage que dans la transmission de la connaissance acquise en direction du plus grand nombre. Les outils de médiation seront multiples et à destination de tous les publics, qu’ils soient habitants, jeune public, publics éloignés de l’offre culturelle, visiteurs… Pour mettre en oeuvre cette médiation, un centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine sera créé : il sera un lieu vivant de diffusion de l’histoire du territoire et de son évolution. Il ne pourrait être un lieu unique tant les patrimoines métropolitains sont nombreux et divers. Il sera le point central d’un réseau global d’interprétation du territoire, s’appuyant sur des sites relais et des parcours fédérateurs, maillant le territoire.

Focus n°2 - Patrimoine et Education / Apprendre pour la vie !

Focus sur les différentes actions pédagogiques menées au sein de Montpellier Méditerranée Métropole à destination du jeune public pendant ou en dehors des temps scolaires...

Offres et outils de visite

A destination du public scolaire

ITINÉRAIRE PÉDAGOGIQUE “LA SCIENCE PAR 4 CHEMINS” Parcours pédagogique autour des sciences en lien avec le rectorat.

LES ATELIERS-VILLE DE LA FENÊTRE Organisés par le centre d’art La Fenêtre, ces ateliers ont pour objectif de sensibiliser, d’accompagner les enfants et les jeunes dans la découverte et le questionnement de leur cadre de vie.

ARTOMÔMES Une artothèque est mise à la disposition des élèves des écoles élémentaires publiques de Montpellier.

LE CENTRE DE RESSOURCES POUR LES ÉCOLES ET LA LITTÉRATURE JEUNESSE Situé au rez-de-chaussée de la médiathèque Émile- Zola, ce centre propose des ouvrages aux écoles maternelles et élémentaires, aux crèches, aux haltesgarderies, aux centres de loisirs municipaux, ainsi qu’aux assistantes maternelles.

La généralisation de l’éducation artistique et culturelle

Une démarche volontariste de la part de la Métropole

Une convention a été signée entre Montpellier Méditerranée Métropole, le ministère de la Culture, le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative et le ministère délégué à la Ville. La transmission est au coeur de la démarche, tant dans les actions éducatives engagées que dans leur programmation. Toutes les structures culturelles de Montpellier Méditerranée Métropole sont mises au service de l’éducation artistique et culturelle des jeunes âgés de 0 à 25 ans. La convention s’appuie sur les trois piliers de l’éducation artistique et culturelle : 1.la rencontre avec les oeuvres et les lieux de culture ; 2.la pratique artistique et les expérimentations ; 3.l’acquisition de connaissances. Les ressources culturelles mobilisées sont nombreuses et touchent tous les domaines artistiques : musées d’art et d’archéologie, médiathèques, conservatoire, festivals, théâtre, cinéma, patrimoine, archives, art contemporain, danse, musiques actuelles, associations... Le conseil métropolitain a validé la déclinaison de l’action en phase d’expérimentation sur deux communes de la Métropole : Saint-Jean-de-Védas et Castries. La convention s’attache à considérer l’offre dans ses différentes dimensions : temps scolaire, temps périscolaire, hors temps scolaire, temps petite enfance, autres temps jeunes adolescents.

Regards sur ma ville

Un projet d’ouvrages ludo-éducatifs

Cette collection d’ouvrages a pour objectif de présenter le patrimoine de la Métropole pour sensibiliser le jeune public à son environnement et à son cadre de vie. Un premier tome intitulé Montpellier, dans les pas de Guilhem a été édité par La Fenêtre en 2013. Un sympathique chat accompagne le visiteur en lui faisant découvrir la ville médiévale au travers d’énigmes. Le deuxième opus consacré à l’époque classique vient de sortir ! Vous pouvez d’ailleurs le gagner lors des animations prévues au musée du vieux Montpellier ou à la chapelle de la Miséricorde (cf. pages 18 et 20). L'autrice vous fera découvrir le parcours d'énigmes lors d’une visite le dimanche à 16h. Préinscription obligatoire à l'Office du Tourisme !

Offres et outils pédagogiques à destination du public hors temps scolaire

LE MUSÉE FABRE Tout au long de l’année, les ateliers du musée Fabre proposent des stages de pratiques artistiques pour tous les âges (peinture, dessin, sculpture, collage et installation). Le musée a signé, en 2015, la charte “la famille au musée” de l’association Môm’Art, et s’engage à poursuivre ses actions pour accueillir au mieux les familles.

LA PANACÉE propose des ateliers sur deux jours pendant les vacances scolaires pour les enfants à partir de 6 ans et les adolescents.

LE FRAC OCCITANIE MONTPELLIER propose aux enfants de 5 à 12 ans d’appréhender la création actuelle de façon ludique et active.

LE MUSÉE HENRI-PRADES propose aux enfants des ateliers pédagogiques : mosaïque, peinture pariétale, décors peints sur lamique et sur faïence médiévale.

MONTPELLIER MAIN VERTE. La Ville de Montpellier organise des activités gratuites (visites commentées, ateliers de jardinage biologique et sorties naturalistes), pour tous les âges, autour des jardins et espaces naturels.

ÉDUCATION À L’ENVIRONNEMENT ET À L’ÉCOLOGIE – LE PROJET ÉCOMÉTROPOLE. Dans le cadre de la coopérative de services, l’Écolothèque la Métropole a lancé un vaste programme auprès des communes pour promouvoir l’éducation à l’environnement et le développement durable (EEDD) auprès de tous les enfants.

LE PAVILLON POPULAIRE propose des livrets jeux aux enfants de 6 ans et de 7 à 11 ans.

LE MUSÉE DU VIEUX MONTPELLIER. Venez découvrir le tout nouveau cahier d'activités "A la découverte du musée du vieux Montpellier" à destination des 8-12 ans !

Bon à savoir L’Office de tourisme & des congrès de Montpellier Méditerranée Métropole propose des visites sur mesure adaptées aux scolaires, de la grande section au lycée. Mikvé, Arc de Triomphe, Faculté de médecine… parmi tant d’autres lieux. Information au 04 67 60 19 19/26 et groupes@ ot-montpellier.fr

Focus n°3 - Montpellier fête le 800e anniversaire de sa faculté de médecine

Dès sa naissance, au Xe siècle, Montpellier a été une ville prospère grâce à son commerce. De nombreux voyageurs, marchands, pèlerins la fréquentaient, cherchant par la même occasion le soutien des médecins et apothicaires très présents en ville. En 1180, Guilhem VIII organise l’enseignement de la médecine par un édit, et l’université reçoit, le 17 août 1220, ses premiers statuts du légat du pape Honorius III. L’année 2020 est donc l’occasion de célébrer le 800e anniversaire de la faculté de médecine de Montpellier…

L'exposition “Pharmacopées”

Du 10 octobre 2020 au 10 janvier 2021 Hôtel de Cabrières - Sabatier d’Espeyran En cette année qui célèbre la fondation de la plus ancienne faculté de médecine au monde, l’exposition “Pharmacopées #Art# Pharmacie#Montpellier” présentera, au sein de l’hôtel de Cabrières - Sabatier d’Espeyran, la place des arts dans la pharmacie et la médecine, grâce à une sélection de pots d’apothicairerie de faïence issus d’une collection particulière remarquable, associés à des spécimens des collections scientifiques universitaires.

Deux applications "Fabre & the City"

Le musée Fabre propose deux applications géolocalisées pour (re)découvrir Montpellier et son histoire.

Fabre & the City saison 1 Un parcours de visite des monuments et lieux montpelliérains du XVIIIe siècle, à l’époque de la création du musée. Une plongée dans le siècle des lumières en 15 étapes, enrichie de textes historiques et d’illustrations.

Fabre & the City saison 2 Une découverte animée des lieux et monuments emblématiques de l’histoire de la médecine et de la pharmacie à Montpellier, réalisée dans le cadre du 800e anniversaire de la faculté de médecine. Une découverte ludique à travers des parcours scénarisés, pour une promenade culturelle, un moment partagé en famille ou une expérience de jeu entre amis. Applications téléchargeables gratuitement sur les stores (à partir du 10 octobre pour la saison 2).

Une exposition virtuelle sur la médecine et la santé publique

À l’occasion du 800e anniversaire de la faculté de médecine, le service des Archives propose une exposition virtuelle sur la médecine et la santé publique à Montpellier du Moyen Âge à nos jours. À voir ici.

Bulletin historique

Un numéro spécial du Bulletin Historique de la Ville de Montpellier est paru. Il propose un « zoom-arrière » sur les fêtes du 700e anniversaire célébré en 1921 et un état des fonds disponibles aux Archives municipales et métropolitaines de Montpellier sur la médecine et la santé publique.

Exposition

Rendez-vous entre l’Office de Tourisme et le Corum pour la lecture de l’exposition « Les grandes figures de la médecine ». Elle retrace l’histoire de la médecine à Montpellier depuis l’édit de Guilhem VIII sur la liberté d’enseignement jusqu’à l’installation de la faculté sur le nouveau Campus Arnaud de Villeneuve, à travers les illustres noms qui l’ont marquée, comme Rabelais, Gui de Chauliac, Nostradamus ou Chaptal. Après s’être tenue sur l’Esplanade, cette exposition sera visible de manière itinérante sur tout le territoire de la métropole.

Quelques sites emblématiques de la médecine à Montpellier

La Panacée x 14 Rue de l’Ecole de Pharmacie Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les cours de médecine sont dispensés à domicile, et les examens se déroulent dans les églises montpelliéraines. L’université, internationale, tant au niveau de ses étudiants que de ses enseignants, ne dispose de son propre bâtiment qu’à partir de 1450 : c’est le Collège royal de médecine, devenu La Panacée en 2013.

Jardin des Plantes x Bd Henri IV Fondé par Henri IV en 1593 à l’initiative de Pierre Richer de Belleval pour rassembler les plantes médicinales et former les étudiants en médecine, ce jardin est vite devenu un véritable outil d’étude botanique, inédit à l’époque. Sur plus de 4 hectares, il abrite plus de 3 000 espèces de milieux différents, ainsi que des plantes exotiques. Cet outil de recherche remarquable n’a cessé de s’agrandir au fil du temps.

Faculté de Médecine x 2 Rue de l’Ecole de Médecine En 1795, le Collège royal de Médecine sis rue de l’École de Pharmacie est transféré par Chaptal au palais de l’Évêché, et devient l’École de médecine. Chaptal fait ensuite voter des fonds pour construire le Conservatoire, c’est-à-dire le Musée d’anatomie, qu’il dote, en 1803, des moulages en cire réalisés par Félice Fontana.

Conservatoire d’anatomie x 2 Rue de l’Ecole de Médecine Ce site a été un outil pédagogique pour des générations d’étudiants en médecine, et constitue un témoin privilégié de l’histoire de l’enseignement de l’anatomie. Sujets de dissections, moulages en cire, en plâtre ou en papier mâché, instruments de chirurgie permettent de découvrir une discipline enseignée à Montpellier depuis la fin du Moyen Âge.

Pharmacie et chapelle de l’OEuvre de la Miséricorde x 1 Rue de la Monnaie Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la congrégation des Dames de la Miséricorde, issues de l’aristocratie montpelliéraine, s’associe aux religieuses des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul pour créer l’OEuvre de la Miséricorde au XVIIe siècle. En 1718, l’OEuvre s’installe dans la maison de la rue Montpelliéret léguée par Anne de Conty d’Argencourt, et prépare notamment des médicaments qu’elle distribue gratuitement aux indigents jusqu’en 1959.

Hôtel Saint-Côme x Grand-rue Jean Moulin Ce bâtiment, occupé depuis 1801 par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Montpellier, a été réalisé de 1751 à 1757 par l’architecte Jean- Antoine Giral avec les fonds légués par François Gigot de Lapeyronie, l’un des cofondateurs de l’Académie royale de chirurgie, pour en faire un lieu d’enseignement et de démonstrations. Il a été abandonné en 1794 suite au décret réunissant l’école de chirurgie et l’école de médecine au sein de l’Université de médecine.

Droguier de la Faculté de pharmacie x 15 Av Charles Flahault Bernardin II Duranc, apothicaire montpelliérain, décide de constituer un échantillonnage de plantes sèches, créant ainsi, en 1588, le premier droguier de la ville, destiné à enseigner les vertus des plantes aux étudiants en médecine. La collection s’enrichit au fil du temps, faisant du droguier de l’Université de Montpellier le deuxième de France après celui de l’Université Paris-Descartes, avec environ 9 000 échantillonnages de drogues.

Musée la Pharmacie Albert Ciurana x 15 Av Charles Flahault Fondé en 1972 par Albert Ciurana, pharmacien d’officine, ce musée raconte l’histoire de la pharmacie sous toutes ses formes (industrielle, biologique, hospitalière et officinale) à travers de nombreux objets anciens et contemporains, et via la reconstitution de deux officines des XIXe et XXe siècles, faisant ainsi replonger les visiteurs dans le quotidien des apothicaires montpelliérains.

Focus n°4 - Culture vivante

Moteur de la culture occitane depuis l’époque médiévale, le territoire vit et partage ses traditions à travers sa création culturelle, son usage quotidien et ses fêtes. L’héritage artisanal est en mouvement permanent.

Permanence et renouveau de la langue occitane

La langue d’oc est une langue romane parlée depuis l’Antiquité en France méridionale, et associée à une culture spécifique, qui varie bien évidemment selon les localités. De nombreuses archives en témoignent, notamment “Le Petit Thalamus” qui contient divers documents relevant de la gestion de la ville. Des recherches ont également permis de déterminer que l’occitan était utilisé à la cour des Guilhem. En 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts marque la fin de l’utilisation de l’occitan par les pouvoirs locaux. Au XIXe siècle, l’association le Félibrige latin et sa revue Occitania, et les fondateurs de la Revue des langues romanes font perdurer la langue d’oc, défendue par de nombreux auteurs. Au XXe siècle, le Félibrige et son escola dau Paratge sont toujours présents avec François Dezeuze et Pierre Azéma, le premier à assurer des émissions de radio en occitan. Max Rouquette marque de son empreinte la littérature d’oc contemporaine.

Le Tambourin

Né au XIXe siècle, le jeu du tambourin est un sport d’équipe originaire de l’Hérault. S’inspirant de la longue paume, il a traversé les siècles pour arriver en 1870 à sa forme moderne et prendre le nom de tambourin. Ce nom vient de l’instrument fabriqué à partir d’un cercle de bois et d’une peau de chèvre tendue, servant à frapper la balle. La Fédération Française du Jeu de Balle au Tambourin est créée en 1939 par le poète et écrivain occitan Max Rouquette, qui unifie les règles françaises à celles de l’Italie en 1953. Les équipes, composées de cinq joueurs, échangent une balle en caoutchouc sur un terrain de 80 mètres sur 20. Les points sont comptés comme au tennis, c’est-à-dire 15, 30, 45 et jeu, et le match se dispute entre 13 et 16 jeux, selon l’âge et la catégorie. La Métropole compte dix clubs de tambourin, et la Ligue Occitanie de Tambourin est située à Montpellier. Le tambourin club de Cournonterral a remporté la coupe d’Europe en salle en 2019, ainsi que la coupe de France.

La musique médiévale

L’université de Montpellier Paul-Valéry est la seule en France, après Paris, à disposer d’un centre de musique médiévale. Il rassemble chercheurs, étudiants, artistes et archéoluthiers autour d’une passion commune : la musique du Moyen Âge. Parallèlement à la recherche scientifique, de nombreux événements culturels et éducatifs sont proposés autour de cette thématique : conférences, concerts, formations, résidences d’artistes, et un festival qui se tient chaque année, au mois de mai, dans le village emblématique de Saint-Guilhem-le-Désert. Le pôle d’archéo-lutherie, unique en son genre, a déjà permis à plusieurs instruments anciens de voir le jour et de porter leur son aux oreilles du XXIe siècle, comme la harpe de Guilhem VIII reconstituée en 2017 (cf. ci-contre). Les pratiques populaires et festives Les sports, avec le tambourin comme emblème, participent de la vitalité du territoire. Les cultures taurines, avec ce qu’elles portent en elles de ferveur populaire et d’activités festives, électrisent les villages et les espaces urbains tout en reliant au territoire plus large. Enfin, les carnavals, fêtes et sorties des animaux totémiques rythment l’année de réjouissances dans la Métropole.

Le chevalet, une danse traditionnelle

La danse du chevalet est une danse carnavalesque, apparue à Montpellier au Moyen Âge. Elle tire son nom de la légende qui l’accompagne, selon laquelle Pierre II d’Aragon, en 1208, aurait ramené son épouse Marie d’Aragon sur son cheval, lequel fut considéré par la suite comme un acteur majeur de l’union qui donna naissance à leur héritier, Jacques d’Aragon. Cette danse se pratique aujourd’hui autour d’un cheval factice dans lequel est glissé un danseur. Elle est promue par l’association La Garriga Lengadociana, établie à Montpellier, parmi de nombreuses traditions locales. LE PATRIMOINE IMMATÉRIEL Culture vivante Moteur de la culture occitane depuis l’époque médiévale, le territoire vit et partage ses traditions à travers sa création culturelle, son usage quotidien et ses fêtes. L’héritage artisanal est en mouvement permanent. Petit Thalamus (Archives de la Ville de Montpellier, AA 9) FOCUS © 3M

Focus n°5 - La longue histoire du vignoble languedocien

La viticulture est ancrée sur nos terres languedociennes depuis l’Antiquité, avant même la fondation de la Narbonnaise. Le vin commence à s’exporter à partir du XIIIe siècle, et dès lors sa réputation ne cesse de croître. Le domaine de Saint-Georges-d’Orques, en particulier, est connu pour ses vins jusqu’aux Etats-Unis. Après l’arrivée du chemin de fer, de grandes exploitations en monoculture se développent pour répondre à la demande. Aujourd’hui, les principaux domaines sont rassemblés sous l’appellation d’origine contrôlée Languedoc.

Le savoir-faire

Des siècles de pratique et d’innovation ont permis de parfaire une tradition et un savoir-faire précieux. D’importants personnages montpelliérains ont contribué à ce développement : ARNAUD DE VILLENEUVE (1240-1311) décrit les techniques de fabrication d’alcool utilisées en son temps ; JEAN-ANTOINE CHAPTAL (1756-1832), qui occupe la chaire de chimie à partir de 1780, émet l’idée de sucrer le vin pour augmenter sa teneur en alcool ; ce procédé porte le nom de “chaptalisation” en hommage à son inventeur ; ÉMILE PLANCHON (1823-1888), botaniste diplômé de l’université de Montpellier, apporte la solution à la crise du phylloxéra grâce au greffage des vignes.

Le paysage

Les vignobles contribuent à former un paysage caractéristique que les voyageurs des quatre coins du monde viennent admirer. La structure urbaine et l’architecture sont également marquées, particulièrement à la fin du XIXe siècle qui voit la production s’intensifier : les caves coopératives et faubourgs viticoles en sont témoins. À l’inverse, si la vigne façonne le paysage, elle en est également une héritière, favorisée par le contexte géologique, un sol calcaire et caillouteux qui lui est particulièrement propice

Focus n°6 - Le patrimoine montpelliérain et métropolitain à l’écran

La Métropole de Montpellier est de plus en plus filmée. Parmi ces projets, nombreux sont ceux qui magnifient les paysages et les patrimoines de son territoire, contribuant ainsi à les faire connaître à un très large public…

LE TOP 10 DES DÉCORS MONTPELLIÉRAINS DEVENUS STARS DES PETITS ET GRANDS ÉCRANS Aujourd’hui, les productions assument totalement le parti pris de faire vivre leurs projets ailleurs qu’à Paris. À Montpellier, l’Écusson et ses lieux emblématiques restent les sites de tournage les plus plébiscités (le Peyrou, la place de la Comédie et son opéra, l’esplanade). Le quartier Port Marianne et son nouvel hôtel de ville accueillent de plus en plus de tournages, tout comme le zoo. Sur la Métropole, les plages et la cathédrale de Villeneuve-lès- Maguelone sont les plus demandées.

Les artistes à l'écran

En 2019, plusieurs documentaires ou émissions ont porté Montpellier à l’écran, par le prisme d’artistes locaux. Un documentaire sur Vincent Bioulès intitulé “Vincent Bioulès, du réel à la réalité” a été réalisé par Guy Lochard et Olivier Guérin à l’occasion de la rétrospective 2019 consacrée au peintre, au musée Fabre. Anne-Camille Charliat, pour sa part, s’est intéressée au maître de l’outre-noir en tournant un documentaire au coeur des salles Soulages du musée Fabre, “Noir-lumière, la peinture de Pierre Soulages en dialogue avec la science”. La télévision espagnole est venue filmer à Montpellier pour son programme “Muscial Cities” le trombone basse, Rubén Gonzales del Camino, musicien de l’Opéra Orchestre National de Montpellier. Des clips musicaux se tournent aussi à Montpellier : ainsi, La Pieta a choisi la scène de l’Opéra Comédie comme décors de son titre “La salle d’attente”.

Tandem

LA SÉRIE PATRIMOINE DU PAF (paysage audiovisuel français) Série policière et familiale, “Tandem” est une carte postale audiovisuelle du territoire. Les personnages évoluent dans des intrigues valorisant les patrimoines architectural, naturel et immatériel du territoire. En effet, au-delà du divertissement, ce feuilleton s’attache pour chacun de ses 12 épisodes annuels à mettre en avant des approches culturelles et éducatives en scénarisant des histoires qui évoluent dans des univers sociaux, économiques et contemporains. Les personnages sont alors filmés tantôt dans des oliveraies ou des domaines viticoles de la métropole, tantôt sur un chantier de fouilles archéologiques. Ce programme, qui a réuni 5 millions de téléspectateurs lors de la diffusion de la saison 4 sur France 3 en mai dernier, a été acheté par l’Italie et l’Espagne.

Montpellier, studio à ciel ouvert

Le rôle du Bureau d’accueil des tournages est d’accueillir sur Montpellier et sa Métropole les porteurs de projets pour favoriser et coordonner en décors “naturels”, c’est-à-dire en dehors des studios, des tournages. Outre la coordination des démarches auprès des services concernés, l’équipe aide aussi aux repérages de sites.

Montpellier, personnage principal du feuilleton quotidien Un si grand soleil

Montpellier et son territoire apparaissent à l’écran autour de 4 minutes chaque soir dans la série quotidienne de 22 minutes diffusée sur France 2 depuis août 2018. Les 4 millions d’aficionados retrouvent les familles Bastide, Estrella, Manu et Alex qui évoluent au zoo de Montpellier, au Pavillon Populaire, au musée Fabre, sous les arches de l’aqueduc des Arceaux, sur la promenade du Peyrou, ou encore aux abords de la cathédrale Saint-Pierre… Pour répondre aux sollicitations des touristes, l’Office de Tourisme a d’ailleurs édité un document qui situe les principaux sites emblématiques du tournage, et invite les visiteurs à suivre un parcours ludique sur les pas des acteurs de la série.

Divertissement et éducation au coeur des programmes Des racines et des ailes et La carte aux trésors

La place royale du Peyrou s’est parée des couleurs de “La carte aux trésors” lors du tournage réalisé à Montpellier en 2018. Les candidats se sont affrontés autour d’énigmes liées à la culture, la géographie, l’histoire, ainsi qu’aux traditions et à la toponymie. Ce jeu télévisé au public familial et intergénérationnel a rassemblé 2,5 millions de personnes derrière leur petit écran. Quant au magazine “Des racines et des ailes” intitulé “Terre de Languedoc” et diffusé sur France 3 en septembre 2019, il a été vu par près de 2 millions de téléspectateurs. Si ce programme ambitionne de regarder le passé pour éclairer le présent et donner des pistes pour le futur, à Montpellier, l’émission a poussé les portes du domaine Bonnier de la Mosson, du château de la Mogère, de la bibliothèque de la faculté de médecine, ou encore de l’hôtel Saint-Côme.

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