Journées Européennes du Patrimoine

La 37e édition des Journées Européennes du Patrimoine aura lieu les 19 et 20 septembre 2020. Elles s’articuleront autour du thème européen “Patrimoine et éducation : apprendre pour la vie !”, car le patrimoine est un outil d’apprentissage et une source d’inspiration pour l’avenir.

Le patrimoine à Montpellier et dans sa Métropole

36ème édition des Journées européennes du patrimoine

Les dernières Journées européennes du patrimoine se sont tenues les 21 et 22 septembre 2019 autour du thème européen "Arts et divertissements" avec un focus particulier sur des thématiques comme "Sur la route de Napoléon" et "La médecine à Montpellier".

Des visites guidées ont été proposées par l'Office du Tourisme dans les musées, les parcs et jardins, les monuments publics ou privés, et de nombreux lieux habituellement fermés au public.Plusieurs thématiques : Arc de Triomphe, Mikvé, Tour de la Babote, Chapelle St. Charles, Palais de Justice, Église St. Matthieu., l'Hôtel St Côme, Domaine Bonnier de la Mosson

Les équipements culturels de la Ville et la Métropole étaient également accessibles gratuitement : le musée Fabre, le musée Lattara, les leiux d'art et d'histoire, l'ensemble de la Miséricorde, le Domaine d'o, les corps de garde du Peyrou...

Focus n°1 - L’Opéra Comédie

UN DES PREMIERS OPÉRAS À L’ITALIENNE DE FRANCE

En 1752, sous l’impulsion du duc de Richelieu, gouverneur du Languedoc, la Ville de Montpellier décide de construire le premier théâtre montpelliérain. Histoire de cette construction et de la réalisation des oeuvres qui ornent ses façades et son aménagement intérieur…

Le théâtre en construction, photographie vers 1886. © Ville de Montpellier

LES FAÇADES

Le décor des façades est confié à quatre artistes montpelliérains : Auguste Baussan qui dirige Raymond Coste, Arthur Jullian et Alfred Avinaud. Les quatre hommes s’occuperont aussi de l’ornementation intérieure. Toutefois, Cassien-Bernard décide de confier à Jean-Antoine Injalbert (1845-1933), déjà auteur à Montpellier des deux Lions du Peyrou en 1883, l’esquisse du motif de l’horloge : deux Renommées tenant chacune un flambeau, qui symbolisent l’une la musique en jouant de la trompette, l’autre la poésie, un socle orné de grandes guirlandes de fleurs et de fruits et de deux mascarons représentant la Tragédie et la Comédie, une couronne crénelée symbolisant la ville.

DES DÉBUTS TUMULTUEUX

L’exécution du théâtre est confiée à Philippe Mareschal, ingénieur royal. Inauguré en 1755, le bâtiment est victime d’un incendie en 1785. Reconstruit par les architectes Donnat et Lenoir en 1788, le nouvel édifice brûle à son tour en 1881. Le conseil municipal vote aussitôt sa reconstruction et lance un concours. Le jury, présidé par Alexandre Laissac, maire de Montpellier, décerne le premier prix à l’élève de Charles Garnier, Joseph-Marie Cassien-Bernard.Le chantier débute le 14 juillet 1884, et le théâtre est inauguré le 1er octobre 1888. Cassien-Bernard propose au conseil municipal d'installer l'électricité afin de limiter les risques d'incendie. Ce dernier accepte et décide de l'étendre aux rues avoisinantes puis à la ville entière.Le théâtre ouvre l'ère de l'électrification de Montpellier.

LE FOYER

Les peintures des coupoles du grand escalier et du plafond du grand foyer ont été réalisées par Ernest Michel (1833-1902), grand prix de Rome en 1860, conservateur du musée Fabre de 1871 à sa mort, et directeur de l’école régionale des Beaux-Arts. La peinture de 80 m² du plafond du grand foyer a pour sujet la voie lactée, et est installée fin août 1888. Ernest Michel peint ensuite les allégories du Jour, de la Nuit et de l’Aurore prévues par Cassien-Bernard pour orner les coupoles de l’escalier. Les panneaux entre les baies et les arcades du grand foyer ont reçu des toiles marouflées commandées à des artistes montpelliérains : Paul Estève (La Musique et La Tragédie), Auguste Privat(Le Chant et L’Histoire),Max Leenhardt (La Comédie et La Poésie), Alexandre Courtines(La Danse) et Antonin Chatinière (La Pastorale).

LE HALL

Au XIXe siècle, seule la haute société montpelliéraine accédait à ce hall après avoir gravi les marches du parvis.
Les autres spectateurs entraient dans le théâtre par les portes de la rue des Étuves et du boulevard Victor-Hugo.
Le groupe des trois Grâces sculptées par Étienne d’Antoine en marbre de Carrare fut installé en 1797 sur la place de la Comédie pour couronner une fontaine. Après leur restauration en 1989, elles ont rejoint le hall de l’opéra par mesure de protection.

LE CIEL

Il est l’oeuvre du peintre marseillais Arnaud d’Ubec, et entoure un lustre d’une tonne en cristal de Baccarat pourvu de 170 ampoules. Il répond à une commande d’Alexandre Laissac, qui voulait voir représenter “la ville de Montpellier sous la figure d’une femme debout sur les degrés du temple de la Gloire appelant à elle les poètes, les littérateurs et les musiciens, entourées des danses du Languedoc, de la danse du chevalet, de la danse de la treille, de jeux floraux et farandoles”.

LA SALLE MOLIÈRE

Située à l’arrière de l’Opéra Comédie, perpendiculairement à la salle à l’italienne, elle offre plusieurs particularités. Elle permet au théâtre de Montpellier de disposer de deuxsalles, fait rare. Elle est utilisée pour les concerts de petites formations, par les choeurs et l’Opéra Junior. Contrairement aux autres salles de spectacle, qui requièrent l’obscurité, elle dispose de fenêtres. Enfin, des 9 muses grecques qui présidaient aux arts, 7 sont représentées : Calliope (poésie épique), Clio (histoire), Érato (poésie lyrique), Euterpe (musique), Melpomène (tragédie), Thalie (comédie) et Uranie (astronomie). Elles sont accompagnées d’une jeune muse, née au XVIIIe siècle, le drame. 

 Une souscription est ouverte pour la restauration des décors de l’opéra. Venez nombreux au concert du dimanche à 17h dont les bénéfices permettront la restauration des peintures du foyer !

Focus n°2 - Antoine, Jean et Guillaume Ranc

PEINTRES MONTPELLIÉRAINS

Le territoire de Montpellier et de sa métropole abrite dans ses églises, ses chapelles et ses musées de nombreuses oeuvres d’Antoine Ranc et de ses fils. De ses débuts en 1650 à sa mort en 1716, Antoine Ranc a produit plus de 500 oeuvres, transformant la métropole en un véritable musée. Partez à la découverte de ses oeuvres et de celles de ses fils.

 Portrait d’Antoine Ranc, plâtre patiné terre cuite, collection de la société archéologique de Montpellier © DRAC Occitanie/ William Davies

 ANTOINE RANC (1634-1716) est un peintre majeur du XVIIe siècle, en Languedoc. Formé par le maître Jean Uzuel dit Jean François, il a lui-même formé de futurs académiciens : Gaspard Rigaud et son frère Hyacinthe, son propre fils, Jean Ranc, qui a terminé sa formation à Paris, chez Hyacinthe, son autre fils Guillaume, Jean Raoux, et Jacques Giral. Son souvenir a d’ailleurs été perpétué dès le XVIIIe siècle par les biographes de Jean Ranc et de Hyacinthe Rigaud auxquels il avait enseigné l’art du portrait.

 Le musée Fabre rendra hommage à Jean Ranc, dont le Vertumne et Pomone est un des joyaux de ses collections, lors d’une exposition intitulée : “Jean Ranc (1674-1735), un Montpelliérain à la cour des rois”, du 24 janvier au 26 avril 2020.

Focus n°3 - Les femmes coeur du matrimoine

Notre héritage culturel est constitué de notre patrimoine (ce qui vient des pères) et de notre matrimoine (ce qui vient des mères). En réhabilitant la notion de matrimoine, tant le mot que les femmes qui le composent, nous nous réapproprions notre héritage culturel.

Les trois grâces

Aglaé, Euphrosyne et Thalie, filles de Zeus, associées à la splendeur, la joie et la fécondité, sont emblématiques de la ville de Montpellier. Cette fontaine en marbre de Carrare a été commandée à d’Antoine par la municipalité en 1770. Elle est achevée en 1776, mais n’est pas installée : la ville intente un procès au sculpteur, estimant que le contrat n’a pas été respecté en termes de qualité. La fontaine trouve finalement place sur la Comédie en 1797, avant de rejoindre le hall de l’Opéra en 1989. Un moulage en résine est installé sur la place de la Comédie.

Focus n°4 - La médecine à Montpellier

Se former et se soigner

Dès sa naissance, au Xe siècle, Montpellier a été une ville prospère grâce à son commerce. De nombreux voyageurs, marchands, pèlerins la fréquentaient, cherchant par la même occasion le soutien des médecins et autres apothicaires très présents en ville. En 1180, Guilhem VIII organise l’enseignement de la médecine par un édit, et l’université reçoit, le 17 août 1220, ses premiers statuts du légat du pape Honorius III.

JARDIN DES PLANTES - BOULEVARD HENRI IV

Le Jardin des Plantes a été fondé par Henri IV en 1593 à l’initiative de Pierre Richer de Belleval, pour rassembler les plantes médicinales et former les carabins (étudiants en médecine). Il est très vite devenu un véritable outil d’étude botanique, inédit à l’époque. Sur plus de 4 hectares, il comporte plus de 3 000 espèces de milieux différents, ainsi que des plantes exotiques. Cet outil de recherche remarquable, modèle du Jardin des Plantes parisien, n’a cessé de s’agrandir au fil du temps. Au XVIIIe siècle, Boissier de Sauvages, qui occupe la chaire de botanique, fait reconnaître de nombreuses espèces de la région. Elles
portent alors le nom de Montpellier, comme l’érable de Montpellier (Acer monspessulanum L.). En 1795, Gouan, le directeur du jardin, fait planter un ginkgo biloba, symbole de la renaissance de la Faculté de Médecine. L’orangerie, quant à elle, voulue et financée par Chaptal, est inaugurée en 1806.

La Ville de Montpellier célébrera en 2020 le 800e anniversaire de son université de médecine, la plus ancienne du monde : des visites, des conférences, des expositions, des publications seront bientôt à découvrir !

Focus n°5 - Sur les traces de Napoléon

Dans la métropole

De nombreux lieux de la métropole portent encore la trace des proches de Napoléon, de ses généraux et de ses barons d’Empire. Partez à leur découverte…

Cinq généraux montpelliérains ont entouré Napoléon durant ses campagnes : Pierre Daru, Louis Lepic, Mathieu Dumas, Jacques-David Martin de Campredon, Jean-Gaspard René. La Ville de Montpellier les a honorés en leur octroyant le nom de rues entre le cours Gambetta et l’avenue de Toulouse. Il existe
aussi la rue du général Maurin, qui s’est distingué pendant la guerre de Hollande, la rue du général Claparède, qui a participé à toutes les batailles de Russie, et la rue du général Maureilhan, que Napoléon a fait baron d’Empire le 18 mars 1808.

Montpellier Méditerranée Métropole est adhérente à la Fédération européenne des cités napoléoniennes, association regroupant une cinquantaine de villes dans toute l’Europe. Ce réseau de villes s’étend de l’Espagne à la Russie et de l’Égypte à la Pologne.

Tous les événements de l'édition 2019

Rechercher un lieu sur la carte interactive nationale

Partager sur :
LinkedIn Viadeo Twitter Facebook Email

Mairie de Montpellier

1, place Georges Frêche
34267 MONTPELLIER cedex 2

Tramway 1 et 3 arrêt Moularès Hôtel de ville
Tramway 4 arrêt Georges Frêche - Hôtel de Ville
Coord. GPS : 43°35'52"N, 3°52'39"E

04 67 34 70 00

Horaires d'ouverture de l'Hôtel de Ville :
Les lundi, mardi, mercredi, vendredi de 8h30 à 17h30
Le jeudi de 10h à 17h30 pour cause de Covid-19

Horaires spécifiques des services accueillant du public