Pavillon Populaire

Le Pavillon Populaire est un espace d'art photographique ouvert gratuitement au public. Il affiche une programmation de haut niveau, en présentant les œuvres d’artistes de notoriété nationale et internationale. Trois expositions en moyenne s'y déroulent chaque année.

Présentation

Vue d'expositionVoir l'image en grand Vue d'exposition © NF

Le Pavillon Populaire est un équipement municipal d'expositions photographiques de la Ville de Montpellier, ouvert gratuitement au public. Il affiche une programmation de haut niveau en exposant des artistes de renom tels que Brassaï, Bernard Plossu, Patrick Tosani ou encore Tuggener.

Sous la direction artistique de Gilles Mora, avec pour principe l’invitation de commissaires et d’artistes nationaux et internationaux autour de thématiques établies, Montpellier se positionne ainsi parmi les tous premiers lieux d’exposition photographique contemporaine, en proposant des expositions entièrement créées pour le Pavillon Populaire. Ces rencontres sont pour la plupart des premières nationales voire internationales.

Depuis, avec trois expositions par an, le Pavillon Populaire a réussi à fidéliser un public nombreux, créant une forte attente.

Pratique

Coordonnées Voir l'image en grand Agrandir le plan
Esplanade Charles de Gaulle — 34000 Montpellier
T +33 (0)4 67 66 13 46

Horaires d'ouverture
Du mardi au dimanche (sauf 25 décembre, 1er janvier et 1er mai)
Hiver : 10h - 13h et de 14h - 18h / Eté : 11h - 13h et 14h - 19h

Visites guidées hebdomadaires
Le vendredi 16h
Le samedi 14h30 et 16h
Le dimanche 11h

Visites guidées ou libres en groupe
Réservations obligatoires par mail : visites@ville-montpellier.fr

Entrée libre et gratuite pour tous les publics / Accessibilité aux personnes handicapées

Ralph Gibson. La Trilogie

 

Voir l'image en grand18 octobre 2017 - 7 janvier 2018


Vernissage le mardi 17 octobre 2017 à 18h30


Ralph Gibson naît en 1939 à Los Angeles. Il découvre le medium photographique à l’âge de 17 ans après un séjour de quelques mois dans la marine nationale. Il débute sa carrière en tant qu’assistant de Dorothea Lange et travaille avec Robert Frank. C’est en 1966 qu’il opère un virage à 180 degrés abandonnant la photographie commerciale et documentaire pour se consacrer à ses projets artistiques. Ralph Gibson est rapidement reconnu par ses pairs.

Ralph Gibson, une figure marquante de la photographie contemporaine américaine
« J’élimine de mon champ de vision tout ce qui serait superflu par rapport au contenu que je désire obtenir »,
Ralph Gibson.
Lignes pures, lumière précise, points de fuite aboutis, cadrages serrés - ses prises de vues se font majoritairement à un mètre de son sujet -, ses photographies représentent souvent des éléments géométriques ou des plans serrés sur des parties du corps.
Ralph Gibson développe une stylistique photographique qui lui est très personnelle. Le langage Gibson flirte entre réalisme et abstraction et participe ainsi à l’éclosion de la fine art photography américaine : des tirages superbes aux valeurs contrastées, une charge graphique très forte ouvrant sur des échappées oniriques, sensuelles et mystérieuses.
À ce jour, son travail a été publié dans plus de 40 monographies.

1970, une année charnière pour Ralph Gibson et l’édition de livres photographiques
Ralph Gibson est depuis toujours fasciné par l’édition. Parallèlement à ses travaux artistiques, il fonde ainsi sa propre maison d’édition indépendante Lustrum Press.
En 1970, sort The Somnambulist, livre fondateur du renouveau de la photographie qui sera suivi de Déjà-vu en 1973 et de Days at Sea en 1974.
« Un livre dévoile mes réflexions au sujet de mes photographies et du contexte dans lequel elles sont destinées à être vues. »
explique-t-il. Dans sa trilogie, Ralph Gibson établit de nouvelles règles en termes de mise en page, vis-à-vis des images ou encore renvois graphiques et thématiques. Ces nouveaux codes provoquentune véritable rupture dans l’histoire du livre photographique.

William Gedney. Only the Lonely, 1955-1984

 

Voir l'image en grand28 juin - 17 septembre 2017

 

William Gedney : rétrospective d'un photographe solitaire, observateur de son temps
William Gedney est sans doute le photographe le plus mystérieux et le moins connu de la génération américaine parvenue à maturité dans les années 1960 à 1980. Sans doute que son absence volontaire d'autopromotion, sa discrétion rare, expliquent cette situation, mais également l'incompréhension tenace dont a fait preuve à son égard, le directeur du Museum of Modern Art - MOMA, à cette époque le très influent John Szarkowski. Gedney n'eut droit, de son vivant, qu'à une seule exposition réduite (42 tirages) dans ce musée prestigieux. Aucune publication significative de ses images n'a accompagné sa carrière. Ses archives complètes, déposées par Lee et Maria Friedlander, ses plus proches amis à l'Université de Durham (Caroline du Nord), permettent enfin de montrer pour la première fois - au Pavillon Populaire de Montpellier - dans la toute première rétrospective complète jamais réalisée, la beauté d'une oeuvre jusqu'ici très secrète. Cette exposition sera, pour la première fois, représentative de l'esprit photographique exigeant qu'a toujours souhaité William Gedney.

Une inspiration tirée de la rue, de la nuit et de l'adolescence
Autodidacte, persuadé que la photographie constituait un moyen d'expression aussi efficace que la littérature et accompagnant d'ailleurs son oeuvre de multiples écrits, journaux, critiques, aphorismes, etc, Gedney constitue l'exemple d'un magnifique photographe de rue, aussi bien porté vers les sujets ruraux - son travail sur le Kentucky, à la fin des années 1950, est exemplaire - qu'urbains : New York, où il vit le plus souvent, offre un champ d'action unique, comme à beaucoup de photographes de sa génération.

Tenté par la photographie de nuit (bien avant Robert Adams), s'attachant à la sensualité diffuse qu'il trouve dans ses sujets adolescents, Gedney se construit un style à mille lieux de tout effet spectaculaire, souvent marqué par son rapport intime au monde, et dirige de plus en plus son homosexualité cachée qui ne se révèlera qu'à sa mort : il fut l'une des premières victimes du SIDA.

Son travail dans le Kentucky, ses photographies prises en Inde, ses reportages des parades gays dans les années 1980, constituent avec sa documentation sur les mouvements hippies de San Francisco à la fin des années 1960, la partie la plus riche de son oeuvre. Gedney instaure une oeuvre photographique dont l'influence souterraine se fait de plus en plus sentir après sa mort.


Commissariat : Gilles Mora

Les Boutographies 2017

 

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6 mai - 28 mai 2017

 

Les seize années écoulées depuis la création des Boutographies ont été celles de la rencontre avec les nouveaux talents, des débats et des confrontations avec les acteurs de la photographie européenne sous toutes ses formes. Pendant cette période fertile en découvertes, Les Boutographies ont affirmé leur projet sur une exigence simple et ambitieuse : montrer ce que la création photographique la plus contemporaine nous propose. Cela se traduit par une attention particulière à la façon de mettre en images, de représenter, de donner forme à ce qui accompagne et peuple nos vies, plutôt qu’aux évènements eux-mêmes, insaisissables par essence.

La programmation 2017 montre un large éventail d’usages de l’image photographique, tels qu’ils sont pensés et construits par les plus talentueux des quelques six cents photographes qui nous ont adressé leurs travaux. Certains produisent des images directement corrélées à des sensations physiques premières - odeurs, sons, perceptions visuelles pré-figuratives - images qui oblitèrent leur référent pour mieux exercer leur pouvoir d’évocation imaginaire ou symbolique. Christelle Boulé, Eun Chun et Jannemarein Renout en sont les représentants. Les autres auteurs présentés ici en accrochage ou en projection sont plus proches d’une narration photographique plus traditionnelle, mais n’exercent pas pour autant une lecture du monde qui échapperait au sensible, à la présence des corps et des regards dans un espace donné. Sandra Mehl, que nous accueillons pour sa première grande exposition dans sa propre ville, et Ali Mobasser font le simple constat de la présence d’individus auxquels leur propre vie s’est attachée, dans une relation forte de curiosité, d’empathie et de questionnements. Chez Zoé Van Der Haegen et Flaminia Celata (Prix Exchange-Fotoleggendo 2016), la nature porte la mémoire d’une présence humaine qui intervient sur les formes, les matières, et la substance des choses avant même d’exercer son pouvoir de mise en image du monde. Alban Lécuyer nous rapproche d’une démarche documentaire en dressant le portrait d’une ville, Phnom Penh, qui semble vouloir exorciser l’histoire d’une quasi-disparition en tant que cité sous le régime khmer rouge. Quant à Jennifer Niederhauser-Schlup, si sa série est structurée par un récit, c’est pour en assumer le caractère imaginaire, et nous rappeler la capacité de la photographie à soutenir des fictions par une « tentation de réalité » irrésistible. Olga Stefatou, Ikuru Kuwajima et Demetris Koilalous nous entraînent sur les routes et les chemins : ceux qui conduisent vers les origines, ceux qui s’en éloignent, et ceux qui parcourent inlassablement un même paysage, une même éternité minérale. Dans les trois cas, les déplacements dont témoignent les photographies sont perçus comme difficiles et nécessaires, épreuves de confrontation à ses propres pesanteurs, à ses attaches, et moments de surpassement de soi qui permettent de continuer à exister, ailleurs.

L’Orient, proche ou extrême, est particulièrement présent dans la sélection 2017. Ikuru Kuwajima est japonais et vit à Moscou. Eun Chun est une coréenne de Paris. Ali Mobasser est iranien et vit aujourd’hui à Londres. Olga Stefatou, grecque, a étudié à Pékin. Demetris Koilalous nous vient de Grèce également, c’est-à-dire de l’Europe la plus sud-orientale, alors qu’Alban Lécuyer nous montre un Cambodge en pleine reconstruction. Au moment où l’Occident est agité de doutes profonds et de régressions politiques inédites depuis des décennies, voilà les regards venus d’ailleurs qui ont attiré notre attention, aux côtés de ceux qui, ici, continuent de défricher le terrain de l’expression photographique avec des sensibilités diverses et une inventivité inépuisable.

 

L’équipe des Boutographies


Site Internet - BOUTOGRAPHIES 2017

Notes sur l'asphalte, une Amérique mobile et précaire, 1950-1990

 

Voir l'image en grand8 février - 16 avril 2017

 

L’exposition « Notes sur l’asphalte, une Amérique mobile et précaire, 1950-1990 » révélera les travaux de six chercheurs : Donald Appleyard, John Brinckerhoff Jackson, Allan Jacobs, Chester Liebs, Richard Longstreth et David Lowenthal. Ils ont immortalisé, durant 40 ans, les paysages tant urbains que ruraux des États-Unis, en sillonnant les routes du pays. Outre J. B. Jackson, figure tutélaire et atypique dont les travaux influencent jusqu'au monde de l'art, tous bénéficient d'une renommée scientifique importante, dans les champs de l'architecture, de l'urbanisme et du paysage. Tous ont également conçu la photographie documentaire comme un outil de recherche sur les manières populaires de construire et d'habiter.

Une exposition documentaire
Près de 200 photographies des six chercheurs seront exposées au Pavillon Populaire. Elles n’ont jusqu’alors été montrées que dans le cadre de publications scientifiques ou de cours universitaires. Il s’agit de photographies documentaires, de travaux de recherche, qui interrogent sur la manière d’apprécier le paysage. L’esthétique n’est pas une priorité pour leurs auteurs. Ces photographies, des diapositives pouvant accueillir notamment des annotations, ont fait office de carnet de notes et ont été pour leurs auteurs un moyen d’enregistrement très précis.

 Des recherches photographiques diverses
Si les six chercheurs de l’exposition « Notes sur l’asphalte, une Amérique mobile et précaire, 1950-1990 » portent leur attention sur les paysages du quotidien, les thèmes abordés sont pluriels : précarité des habitats dans le monde rural, fragilité des constructions des quartiers ouvriers ou encore profusion des messages publicitaires vues depuis des habitacles d’automobiles. Loin des lotissements standardisés, ils nous montrent le versant vernaculaire, toujours instable et débordant, de l'Amérique.
Cinq des six photographes ont privilégié la couleur à une époque où le noir et blanc était encore dominant dans la photographie documentaire.

Grâce à une scénographie ingénieuse, les visiteurs de l’exposition « Notes sur l’asphalte, une Amérique mobile et précaire, 1950-1990 » au Pavillon Populaire, seront amenés à faire un road-trip captivant à travers les États-Unis.

 

Commissariat : Jordi Ballesta et Camille Fallet

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