2015 à l'Espace Dominique Bagouet

Quatre artistes de la région ont habillé les cimaises de l'Espace Dominique Bagouet en 2015 : Patrice Palacio, Pierre Marquès, Georges Dezeuze et José Sales Albella.

José Sales Albella

 

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Chant de terre et d'ici


2 décembre 2015 - 31 janvier 2016


« Chant de terre et d’ici » comme pour faire dialoguer sa terre natale valencienne à sa terre d’adoption montpelliéraine. « Chant de terre et d’ici » comme pour raccrocher le passé au présent. C’est une partie de son œuvre autobiographique que José Sales Albella livrera à l’Espace Dominique Bagouet.

Né dans le sud de l’Espagne au début des années 1960, José Sales Albella s’installe en France à l’âge de 22 ans. La peinture le passionne depuis sa plus tendre enfance. Il la pratique jusqu’alors de manière intuitive. José Sales Albella parle d’une « peinture de mémoire ». Son entrée à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier, en 1992, bouleverse totalement son travail, jusqu’à une remise en question totale. Elle le pousse progressivement à un travail sur l’image. Son œuvre picturale évolue vers un travail qu’il qualifie aujourd’hui de « peinture photographiste ».

Ses tableaux s’inspirent depuis toujours de ce qu’il vit, de ce qu’il voit. « Dans mes œuvres, j’exprime des sentiments qui m’appartiennent mais dont la mise en scène est universelle. Mes tableaux sont des réflexions sur la société, la politique, la philosophie, l’art… ». L’exposition « Chant de terre et d’ici », imaginée pour l’Espace Dominique Bagouet sera dans cette dynamique. Près d’une cinquantaine de tableaux aux couleurs chatoyantes, réalisés entre 2014 et 2015, dialogueront les uns avec les autres grâce à un accrochage et à une scénographie inédite dans ce lieu.

Georges Dezeuze

 

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Natures mortes


10 juin - 1er novembre 2015

« Les objets pour mes natures mortes, je les ai recueillis au hasard d’une longue vie, dans les caves et les greniers, dans les décombres et même dans les fossés bordant les routes. Ce sont rarement des objets de valeur. Je préfère toujours le verre soufflé d’un lampion à quelque cristal, honneur d’une vitrine précieuse ou prisonnier d’un placard jaloux », écrivait Georges DEZEUZE.

C’est à travers une trentaine d’oeuvres, produites durant les cinquante années de création de l’artiste et sélectionnées en étroite collaboration avec sa famille, que s’articule l’exposition « Natures Mortes ». Elle fait un zoom sur l’un des thèmes de prédilection de Georges DEZEUZE.

Ses natures mortes, appelées « natures pétillantes » par son fils Daniel, sont en fait très particulières : « Elles sont vives, gaies et ont une simplicité et une fraîcheur qui les rendent différentes des natures mortes hollandaises du 17e siècle et proches des natures mortes espagnoles du siècle d’or», explique Numa HAMBURSIN, commissaire de l’exposition. La mise en valeur, via l’accrochage et le choix des tableaux, petits et moyens formats, donne un éclairage plus contemporain au genre, moins muséal.

Avec l’exposition « Georges DEZEUZE – Natures mortes », l’Espace Dominique BAGOUET continue d’explorer la peinture de grandes figures languedociennes. Á la jonction de 3 générations (BAZILLE et LEENHARDT (fin 19e), DUBOUT et DESCOSSY (années 1920) et support/surface), Georges DEZEUZE est incontestablement un personnage pivot dans la peinture montpelliéraine du 20e siècle.

 

Commissariat : Numa Hambursin

Pierre Marquès

 

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Créer c'est résister

Dans le cadre de la 30e Comédie du Livre

 

6 mai - 31 mai 2015

Violence, trace, mémoire. La trace qu’abandonne la violence de la crise en Espagne.
La trace que des millions de personnes portent en elles comme une plaie qui n’est pas prête de cicatriser. Trace de plusieurs générations qui tomberont dans l’oubli. Traces qui marquent l’évolution ou plutôt le déclin d’une société, l’échec d’une politique pour ne pas citer la décadence de l’humanité. Que pouvait la peinture ?

Ce sont sur les portraits d’anonymes à la fois héros et martyrs que se fixent les stigmates, les ecchymoses, l’impact de la secousse. Il n’en reste que la trace, qui malgré son évanouissement doit être conservée pour témoigner et faire mémoire. Ces portraits sont aussi les protagonistes des textes présentés. Dix auteurs espagnols, femmes et hommes, en sont la raison. Leurs témoignages, leurs réflexions transfigurent et deviennent médium, telle une nouvelle couleur que l’on aurait ajouté à la palette. Il était important de pouvoir lire une oeuvre différemment. Dans ce cas précis l’oeuvre présentée pourra donc se lire à travers les mêmes sens que nous utilisons pour la lecture, la vue et l’ouïe. Témoins directs, les portraits sont à la fois la preuve de la déroute sociétale qui nous est infligée mais aussi ils nous transportent chez nos voisins, là, tout près au-delà des Pyrénées en se faisant l’écho de la cruelle réalité. Ces témoignages sont nécessaires pour comprendre que nous ne sommes pas tous affectés par la crise de la même façon. Ils font aussi état de la condition humaine dans notre Europe contemporaine. La voix de ces intellectuels n’est pas toujours entendue ailleurs qu’en Espagne. Il était par conséquent important d’être à l’écoute de ceux qui vivent la crise au quotidien et qui peuvent en témoigner.

Profondément altéré par la corruption, le pays est dans un coma profond. L’identité politique et sociale a disparu depuis des décennies. Quand on vote on le fait en colère, en contestataire, la couleur politique n’est plus en phase avec le discours et l’on oublie qu’il faut construire et non détruire. Le schéma se répète et les fantômes de l’ancien régime menacent et freinent le désir d’aller de l’avant, de construire sur l’histoire, d’en tirer des conclusions.

Que doit-on retenir de cet échec ? Quelles sont les solutions pour rectifier, réparer, soigner et se rappeler pour éviter de réitérer de tels désastres?
L’Histoire à travers ses héros mais aussi ses anonymes doit être gravée au plus profond de chacun de nous. Le devoir de mémoire c’est aussi un devoir d’humanité, c’est créer des bases solides pour construire les fondations de nouveaux modèles et faire avancer l’humanité.


Oui « Créer c’est Résister ».


L'artiste : Pierre Marquès

Patrice Palacio

 

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JE_X


4 mars - 19 avril 2015

La peinture de Patrice Palacio, né en 1977 à Montpellier, s'articule en premier lieu autour de la volonté de faire d'un tableau un écran, des notions de pixellisation et de projection, d'un regard sur le monde vécu et assumé comme un simple reflet. Alors que beaucoup d'artistes ont décidé d'entrer en lutte contre les images en quantité infinie nées de la technologie et de leur diffusion sans limites, Patrice Palacio part de l'intuition que leur signification va bien au-delà de la seule anecdote, ce que nous nommons le Réel n'étant en fait qu'une projection holographique. Son travail ressemble alors à une tentative de réconciliation entre la peinture, cet archaïsme hérité du fond des âges, et notre espace contemporain balayé par les outils nouveaux de communication et de création d'images. Le temps y est sans cesse interrogé dans ses paradoxes, lorsque par exemple l'instant, comme au cinéma, devient éternité. Formellement, la palette de Patrice Palacio explore les cinquante nuances de gris, les jeux d'aller-retour entre le blanc et le noir, la couleur n'apparaissant que pour les souligner, le plus souvent par l'incorporation d'éléments de matière extérieurs à la peinture.

Nous avons choisi, pour son exposition dans l'Espace Dominique Bagouet, de ne pas privilégier une présentation sérielle, mais de montrer la cohérence qui unit son travail depuis une dizaine d'années, malgré la variété des approches. De l'autoportrait classique à L'égo liquide se dévoilant, le « je » est un thème artistique incontournable. Un sujet que l'on connait par cœur et dont on ne parvient pourtant jamais à lever l'intrigue mystérieuse. Sans distinction, Patrice Palacio pioche son inspiration dans les grandes icônes universelles et dans sa propre histoire. Quant aux « jeux », ils sont aussi une manière de s'approprier le monde. Ils peuvent être sexuels avec Alice, amoureux, ils peuvent être d'argent ou artificiels, drogues pour survivre ou s'échapper quelques heures. Ils peuvent être familiaux et partagés, le cirque de nos enfances, ou sportifs et brutaux. La peinture n'est-elle pas un jeu elle aussi ? C'est, parait-il, ce que l'on dit souvent de la vie, ce jeu de quilles sculpté qui nous rappelle que nous ne resterons pas debout bien longtemps.

 

Commissariat : Numa Hambursin

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