2014 à La Panacée

"Dernières nouvelles de l'Éther", puis "Une lettre arrive toujours à destinations" ont ponctué l'année 2014 à La Panacée. Ces deux expositions ont fait, elles aussi, appel à de nombreux artistes français et internationaux.

Dernières nouvelles de l'Éther

 

Affiche de l'expositionVoir l'image en grand

7 février - 22 juin 2014

 

L’Éther fut au cœur des développements de la science et des technologies au XIXe siècle et au début du XXe. Cette substance, primordiale et invisible, était censée permettre la propagation d’un ensemble d’ondes lumineuses, sonores et électromagnétiques. Des expériences mirent à jour l’existence de phénomènes ondulatoires jusqu’alors imperceptibles, qui eurent pour effet d’accompagner l’émergence des médias modernes et d’alimenter l’espoir qu’on parviendrait à transmettre la pensée de manière immédiate.

 

La découverte d’une réalité invisible crée des préoccupations communes entre scientifiques et recherches occultistes largement explorées à l’époque par l’École de Médecine de Montpellier. C’est au croisement de l’esprit scientifique et de l’occulte que l’Éther et l’éléctromagnétisme allaient avoir un impact décisif sur les débuts de la Modernité artistique. En faisant un usage mystérieux des théories de l’électromagnétisme, certains artistes, designers ou architectes ont imaginé un principe de langage universel entre les arts. D’autres, au contraire, ont déconstruit ces fantasmes de transparence de la pensée. Depuis les années 1960, le processus de dématérialisation de l’œuvre d’art a réactualisé ces oppositions à un moment décisif du déploiement de la cybernétique, des théories de l’information et des algorithmes.

 

"Dernières nouvelles de l'Éther" cette notion énigmatique pour évaluer les effets complexes de ces Voir l'image en grand Placebo portraits © A.Dunne & F.Raby ondes sur la « société électromagnétique globale », dans laquelle nous vivons désormais. À la frontière de la science, de la technologie et de l’imaginaire, l’Éther n’est plus un domaine inconnu se prêtant à des spéculations métaphysiques, mais un environnement invisible et paramétré dans lequel l’activité humaine se développe.

 

Voir l'image en grand Medium Total © G.Domenig & E.HuthLes environnements électromagnétiques sont à l’origine d’un déploiement phénoménal de possibilités, qui ne cessent de poser de nouvelles questions. L’accélération des transactions économiques et des flux d’information, le bouleversement des pratiques relationnelles, l’émergence d’une culture numérique, multiplient les ambivalences : les fantasmes de toute puissance, de transparence, de richesse, d’émancipation et de liberté sont indissociables des anxiétés suscitées par les phénomènes d’intrusion, de dispersion, d’espionnage, de virus informatiques et d’autres menaces souvent invisibles. Les œuvres présentées dans cette exposition participent aux débats critiques nés de ces bouleversements.

 

Artistes : A Constructed World, Laurie Anderson, Ralf Baecker, Robert Barry, Bat, Berdaguer & Péjus, Vincent Betbeze, Dominique Blais, Hugo Bregeau, Donald Burgy, John Cage, François Curlet, Philippe Deloison, Günther Domenig & Eilfried Huth, Marcel Duchamp, Anthony Dunne & Fiona Raby, Liam Gillick, Dan Graham, Laurent Grasso, Joyce Hinterding et David Haines, Hans Hollein, Peter Jellitsch, Nicholas Knight, Christina Kubisch, Sharon Kulik, Maria Loboda, Alvin Lucier, Brian O’Doherty, Trevor Paglen, Will Potter, Ugo La Pietra, Martins Ratniks, Bettina Samson, Superstudio, Lawrence Weiner.

Dossier de Presse

Dossier de Presse - La Panacée - Dernières nouvelles de l'Éther (FR)

- Dossier de Presse

Une lettre arrive toujours à destinations


Voir l'image en grand18 juillet - 21 septembre 2014

 

Les messages qui transitent par une simple lettre comme par des média de télécommunication engagent l’établissement d’un pacte scellé entre expéditeur et destinataire. Mais un pacte dont les termes font l’objet de détournements, déviations et incertitudes : Sommes-nous en mesure d’identifier l’authenticité de l’envoyeur ? Ce message nous est-il vraiment destiné ? Transformons-nous le message à mesure que nous le découvrons ?

 

De même, une oeuvre atteint toujours plusieurs destinations car elle n’adresse jamais un sens univoque et se transforme par les interprétations qui en sont faites.

 

Cette exposition est conçue comme un contrepoint critique à un environnement technologique qui nous sollicite et nous saisit par l’envoi incessant de messages à la fois personnalisés et programmés par des algorithmes qui substituent toujours plus des coordonnées informatiques à une adresse physique. Cette exposition qui a donné lieu à un patient travail de recherche et d’archive, présentera des mouvements et des oeuvres emblématiques de l’histoire de l’art des anné Voir l'image en grand Ben Kinmont, Congratulations, 1995, Courtesy Air de Parises soixante et soixante-dix. Des mouvements comme le Mail art ou Fluxus ont voulu rendre indissociable l’art de la vie, inscrivant l’oeuvre dans le jeu, le quotidien et même le prosaïque. Ces oeuvres seront mises en perspective avec des oeuvres d’artistes d’aujourd’hui dont certaines ont été produites par La Panacée. Des figures aussi essentielles de l’art, tels que Eleonor Antin, Marcel Broodthaers, Felix Gonzalez- Torres, Alison Knowles ou Bruce Nauman côtoieront des artistes d’aujourd’hui qui, à l’instar de Mark Geffriaud, Ben Kinmont, Sylvia Kolbowski ou Louise Lawler prolongent ces préoccupations essentielles dans un contexte où les technologies numériques règlent de manière croissante nos communications.

 

Conçue co Voir l'image en grand Gonzalez-Torres, Placebo, 1993mme une plateforme sensible et ludique « avec des oeuvres partitions » destinées à être interprétées par les visiteurs, l’exposition se prolonge par leurs actions. Ceux-ci pourront adresser ou disséminer des oeuvres en postant une lettre, en créant une carte postale ou encore en emportant l’un des nombreux multiples présentés dans l’exposition.

 

La Panacée proposera également des dispositifs attractifs de médiation spécifiquement créés pour l’exposition comme Poste restante proposé par Sébastien Pluot. Une boîte aux lettres scellée dans le mur de la Panacée accueillera les missives du public destinées à demeurer à cette adresse sans pouvoir être jamais consultées.

 

L’atelier permanent « mail art » ou Selfie carte postale ouverts à tous prolongeront l’esprit de l’exposition dans un esprit ludique.

 

Artistes : Bas Jan Ader, Eleanor Antin, Robert Barry, Mel Bochner, Sophie Bélair Clément, Dominique Blais, Georges Brecht, Marcel Broodthaers, James Lee Byars, André Cadere, Dieudonné Cartier, Alejandro Cesarco, Kathy Constantinides, Jan Dibbets, Marcel Duchamp, Robert Filliou, Dora Garcia, Mark Geffriaud, Felix Gonzales-Torres, Dan Graham, Felix Gmelin, Jenny Holzer, Douglas Huebler, Khalil Joreige & Joana Hadjithomas, Alan Kaprow, On Kawara, Ben Kinmont, Nicholas Knight, Alison Knowles, Joachim Koester, Silvia Kolbowski, Mikko Kuorinki, Louise Lawler, Audrey Martin, Bruce Nauman, Garry Neill Kennedy, John Perreault, Adrian Piper, Roland Sabatier, Bettina Samson, Yann Sérandour, Mieko Shiomi, Mario Garcia Torres, Endre Tot, Lawrence Weiner.

Une lettre arrive toujours à destinations

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Dossier de Presse - La Panacée - Une lettre arrive toujours à destinations (FR)

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