2014 à l'Espace Dominique Bagouet

2014 fut une année riche en expositions à l'Espace Dominique Bagouet : d'André Blondel à Ladislas Kijno & Robert Combas en passant par Anne Jallais.

Du Savoir à la Lumière

 

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Les collections des universités montpelliéraines

 

7 novembre 2014 - 1er février 2015

L’exposition « Du Savoir à la Lumière – Les collections des universités montpelliéraines », révèle près de 300 pièces des collections des trois Universités, pour la plupart classées au titre des Monuments historiques. Végétaux, planches anatomiques, tableaux, dessins, ouvrages, sculptures…, choisies par la Ville de Montpellier, en accord avec la DRAC et les trois universités, pour leur originalité, seront présentées à l’Espace Dominique Bagouet.

Les collections historiques, artistiques et scientifiques des trois Universités, ont été enrichies au fil des siècles par des professeurs et des étudiants, lors d’échanges, de dons ou d’achats auprès de particuliers ou d’institutions. Souvent gardées à l’abri des regards, elles sont aujourd’hui présentées au public montpelliérain.

Avec cette exposition, la Ville de Montpellier réaffirme sa volonté de sauvegarder les collections du patrimoine, que les Montpelliérains pourront se réapproprier.

 

Commissariat : Numa Hambursin

La dynastie des Carlier

 
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Un siècle d'architecture en Languedoc Roussillon


19 septembre - 19 octobre 2014

Léopold, Louis et René Carlier ont participé, sur trois générations, au développement urbain de Montpellier, mais aussi de Béziers, Sète ou encore Narbonne. Édifices publics et privés, postes, mairies, maisons de vacances, galeries commerciales, leur œuvre qui s’étend sur le département et au-delà est désormais ancrée dans le patrimoine architectural et donne son identité au Languedoc Roussillon. La plupart de leurs bâtiments sont classés ou inscrits monuments historiques.

Via cette exposition, l’ambition de la Maison de l’Architecture du Languedoc Roussillon est de faire connaître au grand public l’œuvre monumentale des Carlier et par ricochet, de valoriser le patrimoine du XIXe et du XXe siècles, souvent peu reconnus.

Cette exposition, construite chronologiquement pose la question de la conservation et de la transmission du patrimoine bâti.

Kijno / Combas

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Le Chemin de Croix


5 juin - 7 septembre 2014

Le Chemin de croix de Ladislas Kijno et Robert Combas est une œuvre capitale de la peinture française du début du vingt-et-unième siècle.

Peinte entre 2003 et 2005, elle réunit deux artistes incontournables de leurs générations, forgées de conceptions esthétiques apparemment inconciliables. Elle crée un pont inattendu et sans équivalent historique entre l'abstraction d'après-guerre et la Figuration Libre, pour résumer de la plus bête des manières ce qui ne peut l'être.

Quand l'un réalisait sa première exposition personnelle, en 1980, l'autre représentait la France à la Biennale de Venise. Il y a dans cette rencontre une sorte de miracle artistique dont l'ampleur considérable nous échappe encore du fait de sa proximité dans le temps.

Si Robert Combas jouit aujourd'hui d'une notoriété internationale rare pour un peintre français, Ladislas Kijno n'a pas la place qu'il mérite dans notre panthéon national. Cette injustice grossière doit au plus vite être réparée.

L'intensité, la générosité, la diversité inouïe d'une œuvre qui pendant plus de cinquante ans n'a cessé de se renouveler, la rendent à terme incontournable. Imagine-t-on, pour ne prendre à la volée qu'un exemple, qu'en étant le premier dès 1961 à utiliser le graffiti à la bombe de couleur pour dénoncer les exactions de l'OAS, Kijno peut être considéré comme le précurseur du Street Art ?

Le Chemin de croix qu'il a créé avec Robert Combas est une méditation sans concession ni superflu sur les questions essentielles de l’existence : le destin d'un homme, l'amour, la mort, la place du divin. Un hymne vertigineux à la peinture, sa chair, son sang, ses entrailles à la fois puantes et délicieuses, un hymne composé par deux poètes.

 

Commissariat : Numa Hambursin

Anne Jallais

 
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Turbulences, paysages extensibles


18 Avril - 18 Mai 2014

Anne Jallais est née à Nantes en 1958. Après des études en Histoire de l'Art à Paris et Montpellier, elle intègre l'ESBAMA (l'école supérieure des beaux-arts de Montpellier) où elle est marquée par l'enseignement de Patrick Saytour et Daniel Dezeuze. Elle obtient le Diplôme National Supérieur d'études plastiques en 1992 et entame une série d'expositions dans des lieux emblématiques de notre région, tels que la Villa Saint-Clair à Sète ou le Lieu d'Art Contemporain à Sigean. Le travail d'Anne Jallais est inscrit dans le paysage plastique montpelliérain et fréquemment présenté par différentes galeries.

Quelques traits enlacés, pareils à des fils chorégraphiés, quelques coulures délicates, le goût de couleurs presque effacées, souvent pastels, sur des toiles ou des papiers dont elle préserve le fond et la texture comme si son intervention ne pouvait être qu'éphémère, la peinture d'Anne Jallais se distingue depuis ses débuts par un souci d'évanescence et de légèreté, une quête de l'impalpable ou de l'indicible qui se concrétise par le refus de basculer dans la simple sensualité ou dans le seul discours. De Supports/Surfaces, elle a retenu l'idée d'économie de moyens tout en s'éloignant d'une forme de brutalité pour privilégier la recherche d'une certaine harmonie parfois contrariée.

Il est souvent question de territoire dans les peintures d'Anne Jallais, idée perçue dans les titres mêmes des séries : Détours en 2010, Glissages en 2010, Jardin des désordres en 2011, Collisions en 2011 ou Zone libre en 2013. L'Espace Dominique Bagouet a décidé de présenter les œuvres récentes et inédites de l'artiste, Turbulences, paysages extensibles. Elle écrit à leur propos : A l'image des mouvances de l'océan, les gestes peignent les retournements et les forces limites qui se succèdent avec douceur et violence, cherchant à dégager une vision lucide, du « haut de la vague ». Mes peintures s'architecturent comme des territoires soumis aux rebonds, aux débords et aux collisions. Aux colères minérales ou métalliques vont succéder des échappées plus légères, des voiles se soulèvent, la respiration se libère.

Des toiles imprégnées de frictions et dont certaines nous suggèrent le goût d’Anne Jallais pour quelques leçons du Surréalisme.

 

Commissariat : Numa Hambursin

André Blondel

 
Affiche de l'expositionVoir l'image en grand
Au nom du père

 

7 février - 13 avril 2014


Le rapport qu'entretient notre région avec André Blondel est passionnant car atypique. Le Languedoc l'a adopté, l'a reconnu comme l'un de ses enfants, alors même qu'il n'y aura vécu que huit ans. Shaye (ou Sasza) Blonder est né le 27 mai 1909 à Czortkow, ville autrefois polonaise désormais ukrainienne, d'une famille juive de commerçants issue d'une lignée de rabbins. C'est en 1926, à l'âge de dix-sept ans, qu'il effectue son premier séjour à Paris. Une expérience déterminante qui le conduit à revenir quatre ans plus tard et à s'inscrire à l'Ecole des beaux-arts en section d'architecture. En 1932, retour en Pologne. Il entre à l'Académie des beaux-arts de Cracovie et se rapproche du parti communiste. Blonder rejoint le « Groupe de Cracovie », composé entre autres de Maria Jerema, Leopold Lewicki, Stanislas Osostowicz et Henryk Wicinski. Une bourse d'étude lui permet de s'installer à nouveau à Paris en 1937. Il y fréquente assidument la communauté russe et rencontre Chaïm Soutine. Quand la guerre éclate, Blonder ne sait pas qu'il ne remettra plus jamais les pieds en Pologne.


Engagé dans l'armée polonaise en France, démobilisé en juin 1940 à Toulouse, il parvient à se réfugier à Aix-en-Provence où la lumière du Midi lui est révélée. En novembre 1942, il quitte Aix pour le domaine des Escoussols, près de Carcassonne, où il travaille comme bûcheron. Le 5 juillet 1943, il épouse Louise Bonfils, surnommée Lisou. Ils auront deux enfants, Hélène en 1944, Marc un an plus tard. Shaye Blonder, grâce à de nouveaux papiers, devient André Blondel. Enfin la France est libérée. La petite famille s'installe à Carcassonne. Commence pour Blondel une période de création inouïe et de fréquentation des cercles artistiques et littéraires. Il peint plusieurs portraits de Joë Bousquet et se lie d'amitié avec François Desnoyer, Gabriel Couderc et Camille Descossy. Sète, où il se rend souvent, lui inspire ses plus belles toiles, des marines ou des vues du Mont Saint-Clair gestuelles et généreuses, gorgées de couleurs et de matière. André Blondel est alors incontestablement à l'apogée de son talent. La violence de sa peinture contraste avec l'apaisement de ses sujets, paysages et scènes de famille. Elle crée une oeuvre qu'il faut un temps pour appréhender, moins flatteuse que portée par un sentiment d'urgence et de nécessité. Au printemps 1949, le couple quitte le Midi et s'installe à Paris. Le 14 juin de la même année, André Blondel tombe du deuxième étage d'un appartement qu'il aidait à rénover.


Hélène est née à Salinelles, dans le Gard, en 1944. Cinq ans plus tard, elle perdait son père. Il devenait un fantôme, une ombre qui allait peser de tout son poids sur sa vie. L'immense difficulté pour le descendant d'un artiste qui souhaite perpétuer l'oeuvre de son aïeul réside dans une nécessaire lucidité, dans la capacité à séparer l'homme du créateur. Ce dernier doit être regardé comme un être in abstracto, sans affect, comme extérieur à celui qui vous prenait par la main et vous caressait les cheveux. L'exercice est parfois impossible. Avant cette expérience je ne l'aurais pas dit, mais après tout tant mieux. Il y a dans cette toile où Hélène joue aux cubes avec son frère quelque chose qui va au-delà de l'histoire de l'art. Il y a dans cette exposition quelque chose qui va au-delà de la peinture.


Commissariat : Numa Hambursin

André Cervera

 

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Sexe, cannibale


18 Octobre 2013 - 26 janvier 2014

André Cervera est l’un des plus singuliers représentants de l’école sétoise de peinture. Proche dès son adolescence des membres fondateurs de la Figuration Libre, Robert Combas et Hervé Di Rosa, il n’a toutefois jamais appartenu au mouvement du fait de son jeune âge. Grand voyageur, amoureux de l’Afrique Noire, de l’Inde et de la Chine, André Cervera articule ses œuvres autour d’un univers chamanique et totémique dans lequel la notion de rite, le masque et la sexualité tiennent une place prépondérante.

L’amour et la mort ont été les deux thèmes les plus traités dans l’histoire de l’art. Peut-être sont-ils même les seuls au bout du compte. L’exposition « Sexe, cannibale » se situe volontairement à la croisée des deux, dans cette zone d’ombre qui est celle du basculement, entre plaisir, doute, malaise et effroi. Des scènes d’orgie, de démesure sexuelle, ces penchants qui ne traversent pas la porte de la nuit, côtoient le Dieu cannibale. Le corps de l’autre devient le seul enjeu, souvent pour son bien, mais parfois pour son malheur.

André Cervera connait la puissance symbolique de la peinture, la charge émotionnelle qu’elle est capable de véhiculer. « Sexe, cannibale » est une plongée sans concession dans la moëlle de celle-ci, à travers dessins, immenses papiers marouflés sur tissus chinois, esquisses, toiles anciennes ou réalisées spécialement pour l’exposition de l’Espace Dominique Bagouet. Á travers elle, André Cervera soulève cette question qui le préoccupe plus que toute autre : que signifie être peintre aujourd’hui ?

 

Commissariat : Numa Hambursin

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