2014 au Pavillon Populaire

Trois expositions ont ponctué l’année 2014 : "Linda McCartney, Rétrospective 1965-1997", "Patrick Tosani - Changements d’état, 1983-2014" et "Aaron Siskind - Une autre réalité photographique".

Aaron Siskind - Une autre réalité photographique


Voir l'image en grand28 novembre 2014 - 22 février 2015

 

Figure majeure de la photographie américaine, mais trop souvent contournée, Aaron Siskind (1903-1991) voit l’importance de son œuvre se déployer enfin dans une exposition monographique exhaustive, la première depuis plus de 30 ans, constituée de près de 250 tirages originaux, conçue et organisée par le Pavillon Populaire, en collaboration avec les archives Siskind (Center for Creative Photography, Tucson) et la Aaron Siskind Foundation de New York.

 

Commencée à New York dans les années 1930 sous le signe d’un réalisme documentaire rigoureux, jamais délaissée, au sein de la prestigieuse Photo League, elle revêt, à partir de 1943, un formalisme exigeant, aux limites de l’abstraction, sous l’influence des peintres de l’expressionnisme abstrait (Wilhem De Kooning, Franz Kline...), avec qui Siskind partage les mêmes engagements esthétiques. Cette exposition reconstitue pour la première fois, et dans sa chronologie, le parcours cohérent du photographe-enseignant, attiré tout autant par la photographie vernaculaire architecturale (exemplifiée tout au long de son enseignement à l’Institute of Design de Chicago, fondé par Laszlo Moholy Nagy) que par un expressionnisme sensuel nouveau, où la métaphore et les tensions formelles occupent une place essentielle au sein d’une dramaturgie de l’objet photographié désormais tenu à une place nouvelle, celle de la surface plane du tirage photographique. Beaucoup d’œuvres inédites sont ici présentées.

 

Ce réalisme symbolique, cette poétique puissante, ont engagé Siskind vers l’expérimentation de voies visuelles inexplorées. Il y apparaît comme un photographe à part entière, au-delà de tout pictorialisme, passionné par la confrontation d’univers culturels ou esthétiques multiples. Son relevé de signes, de configurations graphiques inattendues et complexes, sa passion pour l’anthropologie urbaine et pour les forces universelles de l’inconscient ouvrent, dans les années cruciales de la photographie américaine, entre 1950 et 1980, et pour beaucoup de jeunes artistes, une alternative nouvelle à la street photography alors dominante.

 

Commissariat : Gilles Mora, Directeur artistique du Pavillon Populaire

Patrick Tosani - Changements d’état, 1983-2014

 

Voir l'image en grand27 juin - 26 octobre 2014

 

À voir toutes ces manières étranges mises en concurrence, à regarder ces situations difficilement déchiffrables, on doit accorder à Patrick Tosani une vision plus complexe de la photographie qu'un simple décryptage du medium. C'est ce malentendu que cette exposition tente de lever. L'envie de faire de belles images pour donner au spectateur de petites jouissances esthétiques est pour Tosani proprement inimaginable. Le jugement doit désormais porter sur ce que l'on voit, c'est à dire sur la nature latente des images, sur ce qui n'a de cesse de se dérober...Quand d'autres recherchent l'unité, Patrick Tosani s'abandonne au tourment de l'inachèvement, à l'instabilité des choses et de leur changements d'état. L'idée d'une seconde peau comme objet autonome, dissimulant l'original, n'est pas une idée neuve, par contre son traitement l'est. Parce qu'il ne croit plus aux petites histoires photographiques, à l'imitation du spectateur qui, de son côté, n'y arrive plus, Tosani a pris alors pour prétexte de tout recouvrir; par le liquide, la flamme, le tissu... Il voile alors la configuration des choses, en lui ôtant tout sens commun et valeur d'usage. Cette innovation photographique tente de façonner une autre manière de penser le regard et de réexaminer la matière.

 

Commissariat : François Cheval, Conservateur en chef du Musée Nicéphore-Niépce à Chalon-sur-Saône

Les Boutographies 2014


Voir l'image en grand14e Rencontres Photographiques de Montpellier

 

17 mai - 1er juin 2014

 

Depuis 14 ans, l’association Grain d’Image organise chaque année des rencontres photographiques mettant en valeur la création émergente européenne : les Boutographies. Ce festival, débuté dans le quartier Boutonnet dont il tire son nom, s’inscrit désormais pleinement dans le paysage culturel de notre ville et obtient une reconnaissance solide au niveau national.

 

L’exigence des choix du jury, la diversité des propositions, les événements gratuits destinés aux professionnels et amateurs éclairés qui rythment la manifestation en font un rendez-vous très attendu du printemps pour un public de plus en plus nombreux. En 2013, on a compté près de 15000 visiteurs pour quinze jours d’exposition.

 

La Ville de Montpellier soutient fortement cette manifestation associative à travers l’attribution de financements et la mise à disposition de locaux prestigieux dont, cette année encore, le Pavillon Populaire – espace d’art photographique.

 

Par ailleurs, depuis 2010, la Ville acquiert, pour un montant de 2 500 euros, une sélection d’images choisies dans la série lauréate du Prix du Jury qui récompense un photographe européen émergent entrant ainsi dans une collection publique, souvent pour la première fois.

 

Gageons que cette édition sera une nouvelle fois l’occasion pour les Montpelliérains de découvrir de nouveaux talents en matière de photographie, tout en dégageant les nouvelles tendances de recherches artistiques dans ce domaine en plein développement.

 

http://www.boutographies.com/

Linda McCartney, Rétrospective 1965-1997

 

Affiche de l'expositionVoir l'image en grand

21 février - 4 mai 2014

 

Le Pavillon Populaire, Espace photographique de la Ville de Montpellier, présentera du 21 février au 4 mai 2014 la première rétrospective française de la photographe Linda McCartney.

 

C’est un ensemble exceptionnel de plus de 200 tirages (noir et blanc et couleurs) ou documents originaux qui sera ainsi montré, couvrant l’ensemble de sa carrière prolifique, depuis ses premières images des musiciens les plus célèbres de la scène rock, celle des « swinging sixties », jusqu’à ses photographies personnelles, sociales, ou expérimentales.

 

Témoignage sensible de sa vie familiale en compagnie de son mari Paul McCartney, son autobiographie photographique utilise aussi bien les ressources ludiques du Polaroïd, que celle d’un langage visuel élégant, spontané. Linda McCartney combine dans son oeuvre, et d’une façon unique, l’esprit novateur de la photographie américaine de son temps, à l’ambition intimiste propre aux chroniques photographiques les plus résolument personnelles.


Commissariat : Gilles Mora et les membres de la famille Paul McCartney , en collaboration avec Claudia Schmid du Linda Enterprises Ldt

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