2012 au Pavillon Populaire

L'année 2012 s'est ouverte par un hommage au photojournaliste "William Eugene Smith". Ce sont les fleurs dans la photographie contemporaine qui ont ensuite été mises à l'honneur avec l'exposition "Au bonheur des fleurs". "Adieu la Suisse" éveil à une conscience écologique a clôturé cette année.

Adieu la Suisse !

 
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Construction et déconstruction d'un mythe photographique


16 novembre 2012 - 10 Février 2013


Le Pavillon Populaire poursuit la thématique du règne végétal en accueillant l'exposition « Adieu la Suisse ! Construction et déconstruction d'un mythe photographique ».

 

Cette exposition - dont le commissariat a été confié au Dr. Peter PFRUNDER, Directeur de la Fondation suisse pour la photographie - proposera six points de vue marquants issus du riche éventail de la photographie documentaire récente qui s'est développée en Suisse depuis les années 1990.


« Le spectateur attentif qui voyage aujourd'hui en Suisse ne peut ignorer les signes de changement. Le paysage qui s'offre à lui n'a que peu de choses à voir avec l'image idyllique de la Suisse que nous en gardons dans notre imaginaire. Un magma uniforme de zones urbaines menace de recouvrir le pays, le paysage alpin se mue en un parc de loisirs et, à travers l'alignement d'agglomérations dans un espace réduit, on découvre les signes variés, témoins d'une réalité qui semble fractionnée, déconcertante et contradictoire : des mondes se heurtent brusquement, reflétant toute la tension et la dynamique de notre présent. Rendre ce présent transparent et le comprendre, tel est l'objectif d'un groupe de photographes qui l'expriment chacun dans un style différent et unique ».
Peter PFRUNDER, commissaire de l'exposition.


Exemplaire par son concept autant que par la collaboration entre deux institutions culturelles de pays différents, l'exposition « Adieu la Suisse ! » engage la responsabilité de l'image dans le monde contemporain et éveille une conscience écologique.

 

Commissariat : Peter Pfunder


12 photographes et un vidéaste helvétiques seront ainsi mis à l'honneur : Hans BAUMGARTNER, Erich BUSSLINGER, Jean-Luc CRAMATTE, Nicolas FAURE, Théo FREY, Yann GROSS, Hans Peter KLAUSER, Gotthard SCHUH, Christian SCHWAGER, Jules SPINATSCH, Albert STEINER, Martin STOLLENWERK et Jakob TUGGENER.

Au bonheur des fleurs


13 juillet - 21 Voir l'image en grandoctobre 2012

 

«Il ne faut jamais oublier qu'à ses tous débuts, la photographie expérimente ses premiers procédés techniques... en prenant les fleurs comme sujets : c'est ce que fait l'anglais Fox Talbot, dès 1839, avec ses « dessins photographiques » de végétaux. Et la modernité photographique, née dans les années 1920, offre aux allemands Karl Blossfeld ou Albert Renger-Patzsch, aux américains Edward Weston ou Immogen Cunningham, l'occasion, par leurs images florales, d'expérimenter l'importance de la forme photographique.


Les fleurs sont encore, dans la photographie contemporaine, l'occasion rêvée de poursuivre ce rêve d'enchantement, par la forme et la matière végétale, d'un accomplissement artisanal ou symbolique de la photographie . Leur séduction graphique, leurs connotations sensuelles, voire sexuelles, leur force allégorique, leurs références picturales, se combinent en autant de vocabulaires visuels ou d'épanchements secrets, explorés avec désir et gourmandise par les photographes les plus inattendus.


Le japonais Araki (1940- ), en une série montrée ici pour la première fois (« La Bête et la Fleur, 2011 »), y trouve l'écho trouble d'Eros et de Thanatos, le hollandais Paul den Hollander (1950- ), les grâces subtiles et colorées (« Metamorphosis, 2007 ») ou parfois électriques (« The Luminous Garden, 2011 »), d'un jardin fleuri en constante métamorphose. L'américain Lee Friedlander (1934- ), lui, se détourne, en les choisissant comme sujets, d'une position documentaire souvent urbaine distanciée, pour reformuler, en les photographiant, les éléments d'un nouveau paysage japonais adouci, celui des cerisiers en fleurs (« Cherry Blossom in Japan, 1977-1983»). Quant au français Denis Brihat (1928- ), ses florilèges photographiques déclinent, en rouge et noir follement élégants, produits d'un savoir-faire artisanal magistral, son amour absolu d'une nature potagère. Et les peintres ? Voici Gérard Traquandi (1952- ), abandonnant les positions de l'abstraction pour, se saisissant de la chambre grand format, en un retour gourmand vers le réalisme, s'enchanter aux explorations délétères de la matière florale, en une série totalement inédite (« Passion, 2012 ») de bouquets pourrissants.

 

Cette exposition d'été (90 tirages couleurs ou noir et blanc, 10 dessins. ) le dit bien fort, et avec des fleurs : la photographie s'invente mille bonnes raisons, depuis des lustres, pour continuer à célébrer le règne végétal... Succomberait t'elle encore aux délices d'un pictorialisme à nouveau triomphant, sans remords assouvi ?».


Commissariat : Gilles Mora

William Eugene Smith

 

 Affiche W. Eugene Smith Pavillon PopulaireVoir l'image en grand

Pittsburg, 1955-1958


9 mars - 3 juin 2012

 

En 1955, au sommet de sa carrière, désireux de retrouver sa liberté, W. Eugene Smith claque la porte du magazine Life, au sein duquel, pendant plus de 15 ans, il a établi avec panache sa réputation mondiale de photojournaliste, et de nouvelles règles exigeantes pour sa profession, en particulier ce qu'il nomme « l'essai photographique ».

 

La même année, il accepte une commande destinée à illustrer un livre commémoratif sur la ville de Pittsburgh, en Pennsylvanie. Initialement prévu pour une durée de 3 semaines, la résidence de Smith s'y prolongera sur plusieurs mois, puis, jusqu'en 1957, sous forme de séjours répétés, de façon toute compulsive. Il ne souhaite rien moins que de rendre photographiquement tous les aspects de cette grande métropole industrielle, alors en plein essor nouveau, au lendemain de l'après-guerre. Il y risquera, pour cela, sa santé, sa famille, son argent. Il produira plus de 17 000 images, pour ce qu'il considère l'essai photographique le plus important de sa carrière.

 

Mais le projet s'avère peut-être trop gigantesque. Au fil des années, classant et reclassant ses images, multipliant maquettes de livres et d'expositions, Smith s'épuisera dans la recherche d'une exhaustivité photographique quasi impossible à maîtriser, croulant sous le nombre d'images, et leurs infinies possibilités de présentation, afin de « représenter » l'essence même de Pittsburgh. Seules quelques dizaines de photographies, soit un infime fragment de l'ensemble, seront finalement montrées. Aucune publication ou exposition consistantes ne verront le jour, du vivant de Smith.

 

« Pittsburgh » fut, au fond, un éblouissant échec, un impossible labyrinthe dans lequel Smith se perdit.

 

Pour la première fois en Europe, sont rassemblées ici par Gilles Mora, en une configuration nouvelle, 160 images de ce travail unique dans l'histoire de la photographie. Réunissant, à partir des archives de W. Eugene Smith, déposées au Center for Creative Photography de Tucson (Arizona), les tirages originaux réalisés par Smith, « master prints » et tirages de travail, les différents états des maquettes qu'il imagina, ainsi qu'une documentation fournie, l'exposition Pittsburg, l'impossible labyrinthe présente un impressionnant et unique témoignage sur la façon de travailler d'un des plus importants photographes mondiaux, une réflexion en acte sur la nature de la photographie urbaine, en même temps que le portrait attachant d'une grande ville américaine au milieu du XXème siècle.

 

Commissariat : Gilles Mora

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